Sade. Attaquer le soleil / Musée d’Orsay + Sade, dans toutes les postures (article) LE MONDE / Par Philippe Dagen (FR)

Capturesade

Une exposition, un regard : « Sade. Attaquer le soleil » / You Tube

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Sade, dans toutes les postures

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On emploie rarement le mot : cette exposition est exceptionnelle. Le regard, le corps, l’être entier y sont confrontés à des représentations – et donc à des situations et des idées – que les musées tiennent d’habitude à distance. Qu’ils s’interdisent même d’évoquer. Or, ici, le but n’est pas d’évoquer, mais d’énoncer avec la plus grande clarté. D’être, dans l’ordre du visible, à la hauteur où se place Sade dans l’ordre du lisible – de donner à voir ce qu’il donne à lire. Le propos touche à l’histoire de la littérature et de la philosophie, puisque l’exposition décrit la diffusion contrariée et d’autant plus influente de l’œuvre de Sade, de son vivant aux dernières décennies du XXe siècle. Il parcourt l’histoire des arts visuels durant cette période, grande peinture et imagerie obscène, sculpture et illustration scabreuse, photographie artistique et photographie seulement pornographique.

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LE MONDE / Par Philippe Dagen
Suite de l’article (ici)

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Sade. Attaquer le soleil

 

Jusqu’au

25 janvier 2015

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Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) a bouleversé l’histoire de la littérature comme celle des arts, de manière clandestine d’abord puis en devenant un véritable mythe.

 

L’oeuvre du « Divin Marquis » remet en cause de manière radicale les questions de limite, proportion, débordement, les notions de beauté, de laideur, de sublime et l’image du corps. Il débarrasse de manière radicale le regard de tous ses présupposés religieux, idéologiques, moraux, sociaux.

 

Suivant l’analyse d’Annie Le Brun, spécialiste de Sade et commissaire invitée, l’exposition met en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l’écrivain. Seront abordés les thèmes de la férocité et de la singularité du désir, de l’écart, de l’extrême, du bizarre et du monstrueux, du désir comme principe d’excès et de recomposition imaginaire du monde, à travers des oeuvres de Goya, Géricault, Ingres, Rops, Rodin, Picasso…

 

Le caractère violent de certaines oeuvres et certains documents est susceptible de heurter la sensibilité des visiteurs.

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Commissariat

Annie Le Brun

Laurence des Cars, conservateur générale, directrice du musée de l’Orangerie

Exposition réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France et le soutien du musée Ingres de Montauban.

Avec le soutien de Tollens pour l’apport en peinture

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Musée d’Orsay
62, rue de Lille

75343 Paris Cedex 07

01 40 49 48 14

http://www.musee-orsay.fr/fr/accueil.html

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3.
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