Décervelage + sodomisation de mouches au FRAC-PACA / Chronique no 56 de Nicole Esterolle

 Chinese sculpture artist, Chen Wenling
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La chronique de
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Nicole Esterolle

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Au sommaire de ce  n° 56:

1 – Plug anal : de la crétinerie mondialisée aux crétins du Monde

2- Il est temps de séparer l’art bureaucratico-financier dit « contemporain », de l’art vivant et libre .

3- L’histoire de Catherine M. et du pénis flaccide d’un artiste de province

4- Un somptueux monument à l’inepte mondialisé

5- On s’amuse bien à France-Culture avec Ségolène et son FRAC qui sent le bouc…

6- Le rebelle subventionné… et rolexé

7- Quand « la prégnance de la matérialité exaspère les constituants de la peinture » (sic)

8- Décervelage + sodomisation de mouches au FRAC-PACA

9- Un rupestre post-contemporain

10- Le grand marché de l’inepte se porte bien

11- le « Bref happening mondial » de Jean-Philippe Domecq

12- Encore un vieux Buren à fourguer

13- Si vous trouvez plus bête que le galeriste Kamel Zemmour, on vous rembourse la différence !

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1 – Plug anal : de la crétinerie mondialisée aux crétins du journal Le Monde

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Décidément, cette rentrée 2014 est vraiment exceptionnellement riche en événements d’art contemporain : un véritable feu d’artifice, une apothéose, un bouquet final qui semble difficilement dépassable… même si , dans ce registre, on croit toujours et depuis longtemps avoir atteint l’indépassable….Pensez donc : nous avons simultanément la FIAC, l’inauguration de La Fondation Vuitton, l’expo Chocolate Factory de Paul McCarthy à la Monnaie de Paris et enfin, pour lier le tout, le Plug anal de 26 mètres de haut du même Mc Carthy installé place Vendôme… Ainsi, sous couvert d’art et de rayonnement international de la culture française, nous offre-t-on une gigantesque et festive célébration de la cupidité, de la vanité, de la vulgarité, du cynisme et de l’arrogance de cet art contemporain comme signe de puissance des richissimes collectionneurs spéculateurs liés à la grande finance mondiale.

 

Chacun d’entre nous, pour peu qu’il ait un peu de cœur et de respect de lui-même, ressent bien l’impudence et l’obscénité insupportables de telles manifestations « de prestige » dans un contexte de paupérisation généralisée et d’augmentation des inégalités sociales.

 

Oui, chacun ressent cela… sauf ce rédacteur du quotidien Le Monde, dans son édito du 23 octobre, intitulé « Place Vendôme, le créateur et les crétins », et dont je vous joins la copie (doc n° 01)…Un vrai morceau d’anthologie de la grande cuistrerie journalistique actuelle au service du grand pognon.

 

Il faut oser comparer Mc -Carthy à Gustave Courbet. Il faut oser établir une équivalence entre l’engagement révolutionnaire héroïque de Courbet pendant la Commune de Paris, qui lui valut la prison, l’exil, l’oubli et la ruine, avec le « foutage de gueule » comme pure stratégie marketing qui rend Mc- Carthy riche et célèbre. Il faut vraiment être d’une malhonnêteté intellectuelle de très haut niveau et d’un crétinisme alpestre, pour pouvoir retourner la signification des faits de cette façon… car, en l’occurrence, l’ « ordre moral », la bien-pensance artistique, la norme esthétique dominante, ne sont-elles pas du côté des produits artistico financiers de type Mc-Carthy, Murakami, Cattelan, etc. ?

 

Alors lisez cet édito joint pour bien mesurer dans quel état de délâbrement est la pensée artistique française officielle véhiculée par Le Monde…à l’image de ce plug anal dégonflé comme vieille capote usagée ou vieille bulle financière implosée

 

Le Monde comme support publicitaire pour les produits de luxe

 

Sur les 186 pages du Monde Magazine du 11 octobre, je compte 62 pages de publicité pour les montres, chaussures, vêtements de luxe…juste ce qu’il faut pour ne pas dépasser le tiers autorisé … Articles de luxe habilement juxtaposés à des reportages sur des atrocités en Syrie, sur tel bidon-ville brésilien, tel camp de réfugiés, sur les sans-abris français, etc . , de telle sorte que la misère du monde serve d’écrin valorisant à la haute distinction des nantis et leur art contemporain de type FIAC….C’est d’un cynisme parfaitement odieux, mais c’est comme ça et pour ça qu’on a des éditos aussi invraisemblables que le sus-évoqué dans le journal de la classe dirigeante français dite éclairée…

 

Liste des marques annonceuses dans le n° 160 de M magazine : Ralph Lauren, Armani, St Laurent, Monder, Gucci, Rolex, Canali, Bioni, Berlutti, Burberry, Dior, Lanvin, Hugo Boss, Valentino, Kalvin Klein, Carven, Zadig et Voltaire, etc.

 

Encore un coup des cathos-fachos zemmouriens anti – IVG, anti-MPT et anti-PMA!

 

Dans le même numéro du Monde, il y a un grand texte d’une page sur la vandalisation du plug anal de la place Vendôme et sur son piteux dégonflement sur lui-même (Image doc n° D01a ). L’auteure de ce texte, Emmanuelle Jardonnet, relaie le chœur des vierges éplorées de la culturocratie française, pour dénoncer ce lâche attentat à la liberté d’expression de l’artiste, pour fustiger les cathos intégristes qui en sont bien entendu les auteurs présumés, pour les comparer aux talibans détruisant les Bouddhas…etc.

 

 

2- Il est temps de séparer l’art bureaucratico-financier dit « contemporain », de l’art vivant et libre .

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Que Catherine M. ait publié, il y a une dizaine d’années en couverture d’Art press la photos en gros plan des parties génitales de Jef Koons et de la Cicciolina en pleine copulation, n’a que peu contribué à la fabuleuse réussite financière de cet artiste … Mais cette couverture historique a surtout clairement signifié l’interpénétration structurelle qui existe entre la pensée artistique d’Etat – dont Artpress est l’organe officiel – et l’ « esthétique » du grand marché spéculatif mondial de l’art … Alors oui, il est peut-être temps maintenant de séparer cet art bureaucratico-financier dit « contemporain » de l’art vivant et libre qu’on aime.

 

D’ailleurs, il semble bien qu’il existe une prise de conscience générale de cette nécessité de séparation et de clarification. “Pour beaucoup aujourd’hui le vrai marché de l’art est ailleurs” est en effet une des conclusions du film “l’or du pop”9 octobre 2014 sur France 5, un film sur Warhol et sa descendance, écrit par Serge July et Antoine de Gaudemar (50 minutes, c’est un peu long, mais c’est très édifiant)

 

http://www.france5.fr/emission/culte/diffusion-du-09-10-2014-21h40

 

Oui, il est temps, pour sauver le vrai marché de l’art, d’affirmer clairement que ce marché international de l’inepte, du kitch, de la dérision, du mépris, de l’obscène, du spectaculaire, de l’arrogance, n’est que le fruit d’une logique médiatique de marketing financier et politico-culturel, qui n’a rien de commun avec l’art véritable… Un marché de dupe, qui participe de ce désenchantement généralisé, de ce négativisme questionnatoire subventionné, de ce « déclinisme »anxiogène et de ce catastrophisme que les médias français entretiennent si habilement pour se donner de l’importance et gonfler leurs auditoires et lectorats.

 

Oui, il est temps que les chroniqueurs-critiques-historiens d’art osent le dire, et cessent de se comporter en lamentables collabos d’un système odieux et totalitaire qui nous mène droit dans le mur. Il est temps qu’ils comprennent, que, ne serait-ce que pour se préserver eux-mêmes, ils doivent prendre leurs distances avec cette enflure systémique qui donne aujourd’hui les signes de son imminente implosion.

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3-L’histoire de Catherine M. et du pénis flaccide d’un artiste de province

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C’est une histoire plutôt croquignole qui m’a été rapportée par un membre de la rédaction du magazine Artension, lorsque je lui ai demandé ce qui avait provoqué la hargne de la directrice d’Art Press contre la magazine Artension, justifiant ce texte dont je vous joins copie ( doc n° 02) et qui est paru dans le n° 301 de mai 2004

 

Voici donc quelques extraits du texte de Madame Millet intitulé « Censure-Cachez ce sexe, etc. » et dont vous pourrez lire l’intégralité sur la copie jointe, laquelle copie est assortie de l’image censurée par Artension et qu’Art Press n’hésite pas , elle, à montrer:

 

« Dans notre numéro 299, nous avions signalé deux faits de censure, de ceux dont on ne parle pas forcément dans les autres journaux, parce que les victimes ne sont pas très célèbres. Il s’agissait (Ici le récit de ces faits) … Nos quelques lignes ont peut-être un peu soutenu le moral des censurés, elles ont permis aussi à d’autres de se sentir moins seuls. Ainsi, le peintre X , nous a fait parvenir une lettre, également envoyée à d’autres magazines, où il raconte sa mésaventure : « La galerie qui m’expose a souhaité faire paraître une de mes œuvres dans un magazine à diffusion national, Artension. Parution payante, il va de soi. Or, à ma grande surprise, la revue a censuré cette insertion, et a renvoyé le dossier sous prétexte que mon œuvre représentait un sexe masculin. Cette attitude ma semble encore plus inquiétante que celle des censeurs polonais et Grecs, relatée récemment dans la presse, car dans ma toile, il n’y a aucune connotation provocatrice.

 

Il n’est surement pas inintéressant pour vos lecteurs de constater, à travers cette cette anecdote, que le retour de l’ordre moral est en bonne voie et que montrer, en toute innocence, un sexe d’homme, est, en ce troisième, millénaire, loin d’être acquis, et ce, dans le milieu dit artistique … Si Artension montre l’exemple, combien d’autres Pères-la-pudeur vont s’en inspirer et se hâter de sortir leur ciseaux ? »

 

Espérons que si, de temps en temps, dans nos pages, comme dans celles de quelques-uns de nos confrères, ces actes de censure sont rendus publics, cela découragera quand même certains aspirants Pères-la-pudeur qui ne sont toujours pas des monstres de courage…

 

Ce n’est pas qu’on en ait tellement envie, mais il y a des jours où l’on se demande s’il ne faudrait pas créer une rubrique spéciale « chronique de la censure ordinaire »

 

Le collaborateur d’Artension interrogé m’affirme qu’en réalité, si cette image qui devait paraître sur une page de pub en quatrième de couverture, a été refusée par le directeur de publication, ce n’était pas parce qu’elle était choquante – puisqu’Artension avait déjà publié 100 fois plus choquant dans le même registre – mais tout simplement qu’elle était d’une telle calamiteuse stupidité, qu’elle allait coûter beaucoup plus cher en termes de crédibilité au magazine, que le prix de la page pub plein tarif. .. Le prétexte « d’indécence » invoqué auprès de l’auteur ce cette lamentable peinture, étant une façon d’éviter de lui dire franchement que sa peinture était vraiment affligeante, pour ménager son amour propre…Inutile délicatesse, car c’était sans compter sur l’autoritarisme et la morgue de l’artiste, haut fonctionnaire retraité de l’Education Nationale, qui menaça Artension des pires représailles juridiques et alla se plaindre à Catherine Millet qui, ne s’intéressant comme c’est bien connu qu’à l’aspect sexuel des choses et s’en foutant que la peinture soit bonne ou à conchier , n’hésita pas une seconde, pour « soutenir le moral et venger l’ honneur du censuré », à publier l’image de cette épouvantable daube… et à écrire ce texte d’anthologie de la critique d’art française, qui ne manquera pas, un jour, sans nul doute, de figurer dans ses « oeuvres complètes »…Doc 02

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4- Un monument à l’inepte mondialisé

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Ce somptueux édifice tout en verre, construit par le multimilliardaire Bernard Arnaud et destiné à être rempli des échantillons les plus représentatifs du financial art, me semble n’être rien d’autre ( malgré la prouesse architecturale indéniable qu’il représente) qu’ un monument dédié à l’ inepte économico-financier planétaire qui va précipiter l’humanité dans le désastre …

 

Pas de quoi s’ enorgueillir donc de cette réalisation, comme le fait bruyamment toute la plouto-culturocratie hexagonale, pas de quoi s’auto-congratuler et pavoiser au « rayonnement de la culture française », quand on connaît ce qu’il y a en amont d’un telle ostentatoire et creuse spectacularité et quand on sait notamment :* 1- Que ce temple de l’impudence dédié au luxe Vuitton et à l’art financier international qui lui est naturellement assorti, a été construit non loin de l’endroit ou se trouvait le merveilleux Musée des arts et traditions populaires expédié depuis dans les sous- sol du MuCEM à Marseille… comme si le luxe, par nature aérien, transnational et contemporain, ne pouvait que repousser l’art populaire par nature pesant, nationaliste et ringard dans les endroits les plus obscurs où personne ne pourra le voir…

 

2- Les avantages considérables que peut générer cette fondation en termes d’ « optimisation » fiscale pour l’entreprise Vuitton (et pour les sacs du même nom récemment relookés par l’incontournable Buren)

 

3- les probables concessions et passe-droits qu’il a été nécessaire d’établir entre l’administration publique et les intérêts privés Vuitton, pour que cette « figure de proue de la culture française » n’aille pas s’installer à l’étranger, comme la Fondation Pinault à Venise (faute d’avoir pu se poser sur l’Ile Seguin à Boulogne).

 

4- La situation de précarisation générale de la société, les millions de mal-logés, les restaus du cœur débordés, etc., qui sert de contexte à cette insupportable démonstration de puissance des oligarques du marché international de l’art contemporain

 

5- Que cela, ne peut que renforcer les inégalités et les différences de classes, détruire les liens sociaux, etc., quand l’art et la culture ont en principe la fonction inverse…

Et voici sur le sujet un texte très opportun, paru dans la revue « Acteurs de l’économie », sur la Fondation Vuitton

 

(Il faudrait que les critiques d’art de ce pays aient le courage et l’honnêteté de suivre l’exemple de ce texte de Denis Lafay, de le prolonger, de l’enrichir d’autres éléments d’information et de réflexion sur le sujet, et de propager tout cela sur leurs supports respectifs…)* Fondation Vuitton : démesure, arrogance, vulgarité…

 

Par Denis Lafay, directeur de la rédaction d’Acteurs de l’économie | 09/10/2014* Le 27 octobre, la Fondation Louis Vuitton doit ouvrir ses portes à Paris. « Sur le papier », elle semble incarner ce que les oligarques du marché de l’art contemporain ont fait de la création artistique : un produit mercantile, spéculatif, spectaculaire, et instrumentalisé.

 

Comment « traiter » ses actionnaires dans les colonnes ou sur les plateaux des médias qu’ils possèdent ? L’exercice demeure, pour tout journaliste et directeur de rédaction, délicat. DuMonde au Figaro, les situations l’attestent. Et en l’occurrence, l’examen interroge moins la forme intrinsèque du traitement que les interprétations, sousjacentes, qu’il fait porter sur la marchandisation et la mercantilisation de l’art. Ce, même si la profusion d’élogieux épithètes fait sourire, une fois juxtaposée sur le lien capitalistique de Bernard Arnault avec le titre concerné.

 

« Cocktails de luxe réservés aux VIP »

 

25 septembre 2014 dans Les Echos : Fondation Louis Vuitton, des prestataires de luxe pour un musée exceptionnel. L’établissement sis dans le bois de Boulogne sera inauguré le 27 octobre, après treize années d’études et de travaux confiés à l’architecte Frank Gehry. Et ce à quoi est consacré l’article, c’est la liste des prestigieux fournisseurs qui feront la renommée du lieu. Potel & Chabot pour les soirées de gala et autres « événements gastronomiques et cocktails de luxe réservés aux VIP » – avec notamment, dès les premiers jours, le spectaculaire et « bankable » pianiste Lang Lang, stratégique pour contenter le juteux et patriote marché chinois, ou le groupe de musique électronique Kraftwerk. Derrière les fourneaux, Jean-Louis Nomicos, disciple du « maître » Alain Ducasse qu’il a « suivi à Monaco puis aux quatre coins du monde ». Et RMN-Grand Palais pour la boutique, le journaliste insistant sur les 60 millions d’euros de chiffre d’affaires du « premier opérateur commercial dans les musées en France », « ce qui positionne d’emblée les ambitions de la Fondation Louis Vuitton ». Tout semble prêt pour le feu d’artifice.

 

Maquiller d’un vernis

 

Et pas un mot – ou presque – sur la collection, cultivée, faut-il le rappeler, dans la rivalité épidermique à laquelle l’intéressé et François Pinault (Kering) se livrent non seulement dans le secteur manufacturier du luxe, mais aussi dans les vignobles et, désormais, le monde de l’art. L’art de collectionner, l’art de peser substantiellement sur la cotation – François Pinault est propriétaire de Christie’s, Bernard Arnault le fut de Philips. Et l’art d’exposer, le premier à Venise au Palazzo Grassi et à la Punta della Dogana, le second désormais donc dans le Jardin d’acclimatation. Un monde de l’art qui, tous deux l’ont bien compris, comporte de considérables avantages fiscaux, spéculatifs, mais aussi d’image : s’afficher collectionneur – et le faire savoir par une communication minutieusement adaptée – profite subtilement à la réputation des enseignes de luxe, ainsi maquillée d’un vernis créatif, altruiste, mécène et émotionnel.

 

« Bling bling »

 

Les artistes contemporains qui, tels Huyghe, Lavier, Eliasson, Prince, Gursky ou Kelly, seront exposés, semblent être à l’image du lieu et correspondre aux motivations non seulement artistiques mais aussi industrielles et marketing de la première fortune de France qui a bâti et développé son empire selon une règle d’or : frapper les esprits. Etre monumental. Et, dans certains contextes, « bling bling ». Sans doute Jeff Koons, que Bernard Arnault affectionne, sera lui aussi de la partie. Alors la boucle sera bouclée : l’un des produits les plus symptomatiques de la marchandisation internationale de l’art sur les murs d’un batiment ébouriffant voire ostentatoire.

 

La fin et les moyens

 

Bien sûr, la sincérité de l’intérêt, voire davantage, que l’éclairé Bernard Arnault porte aux arts et en particulier à la création contemporaine, n’est pas contestable. Bien sûr, Picasso et Richter devraient eux aussi avoir leur place dans l’enceinte. Bien sûr, il faut savoir saluer une telle initiative privée, à l’heure où la paupérisation des moyens publics affectés à la culture, et cela dès l’école, ronge la société française. Bien sûr, il faut se féliciter que l’ex-futur citoyen belge ait maintenu son projet dans l’Hexagone, quand d’autres choisissent des cieux fiscalement plus ensoleillés. Bien sûr, une telle entreprise culturelle et artistique est aussi une entreprise « tout court », et philanthropie ou mécénat ne doivent pas exclure une approche industrielle rigoureuse. Bien sûr, il faudra juger « sur pièce », et peut-être cette première perception sera-t-elle alors fortement infirmée une fois les yeux directement posés sur et surtout à l’intérieur del’édifice. Mais toute fin doit-elle justifier toutes sortes de moyens ?

 

Suprématie du contenant sur le contenu

 

Or pour l’heure il faut s’en remettre à la communication orchestrée sur le lancement même de la Fondation Louis Vuitton pour « apprécier » le « produit ». Et dans son édition du 2 octobre,Paris-Match – que les marques du groupe Louis Vuitton couvrent chaque semaine de généreuses pages de publicité – lui aussi consacre 10 pages à « l’oiseau de verre », et là encore exclusivement à l’enveloppe : le bâtiment. Primauté d’un contenant spectaculaire, extravagant, éblouissant, sur un contenu pour partie arriviste : voilà à quoi le marché international de l’art semble désormais confiné, voilà la direction vers laquelle il oriente, influence, même conditionne la création artistique elle-même. Peu importe ce que l’on voit sur les murs, le plus important ce sont les murs eux-mêmes… comme l’illustre le musée Guggenheim de Bilbao, dont la beauté, incontestable, de l’architecture est inverse à celle, déjà fanée, de la collection.

 

Endogamie

 

Monique et Michel Pinçon-Charlot, chercheurs-sociologues au CNRS qui depuis trente ans décortiquent les mécanismes de la richesse, pourraient trouver là une formidable démonstration de leurs travaux : plus rien, pas même le marché de l’art, n’échappe aux investissements collusifs et inextricablement imbriqués – dans les médias, la politique, la justice, les loisirs, les cercles intimes de décision et de lobbying – grâce auxquels les « très riches » non seulement accroissent leur patrimoine, l’étendue de leur puissance et l’envergure de leur pouvoir, mais aussi maintiennent à une distance lointaine tout contestataire – magistrat, élu politique, mouvement citoyen – ou tout candidat à l’aréopage jugé indigne de l’honneur. Existe-t-il meilleur rempart aux menaces que l’endogamie et l’instinct de préservation ?

 

Démesure, arrogance, vulgarité

 

« Grâce » à Bernard Arnault et à ses coreligionnaires qui ont modelé un marché dont l’une des prouesses est de « créer » ex nihilo des artistes ou plutôt des fabricants de produits spéculatifs, même l’art est devenu objet utilitariste et consumériste. Ses promoteurs dictent désormais la nature même de la création, dont la résonance est proportionnée à la démesure, à l’arrogance, à la vulgarité ou à l’inanité des installations et autres inventions exhibées. Des musées se rendent complices de l’imposture : le Château de Versailles, par exemple immergeant en 2010 le travail de Murakami dans les Grands appartements et la Galerie des glaces, n’apporte-t-il pas artificiellement un crédit, une légitimité institutionnels qui profitent à la réputation et surtout donc… à la cote ? N’y a-t-il pas là, comme l’affirme l’écrivain et membre de l’Académie française Jean Clair, détournement, usurpation de fonction, aliénation et scandaleuse instrumentalisation ?

 

Faire carrière

 

Dans ce contexte, un art est d’ailleurs en train de s’affaisser, faute de disciples et jusque dans les écoles ad hoc : le dessin et, dans une moindre mesure, la peinture. Trop émotionnels, pas assez « innovants », insuffisamment provocateurs, et donc « ringards ». Et les analogies sémantiques sont légion. Cénacles économique et artistique partagent les mêmes règles. Tout comme dans le monde professionnel, tout comme dans l’entreprise qui héberge les « faiseurs » du marché – fortunes soudaines de l’immobilier, de la finance, ou du net -, les artistes doivent « faire carrière ». Et la plupart partagent des ressorts communs : celui du narcissisme, de l’éphémère, de la vanité, de l’exhibitionnisme.

 

Des artistes devenus des marques

 

Et celui du gain, comme l’llustra en septembre 2008 Damien Hirst : il procéda lui-même à la vente aux enchères d’œuvres récentes, chez Sotheby’s, pour un montant de près de 115 millions de livres. Aujourd’hui, sa cote a dévissé, car comme le souligne Brett Gorvy (Christie’s),« il a détruit son âme d’artiste » en produisant toujours plus pour satisfaire le marché et consolider, même sanctuariser ce qu’il était devenu : « une marque ». Juste retour de baton. Mais pour quelques emblématiques punitions, combien de dérives continuent de prospérer ?

Le sens du mot « valeur » semble désormais cimenté dans ses seuls attributs pécuniaires. « L’art contemporain est à l’image de la société : décadent ». Cette déclaration de Jean Clair, qui fut aussi directeur du Musée Picasso et commissaire d’expositions « historiques » – Mélancolieau Grand Palais, Crimes et châtiments au musée d’Orsay, etc. -, peut-elle être contestée ?

 

En voici le lien :http://acteursdeleconomie.latribune.fr/debats/opinion/2014-10-09/fondation-louis-vuitton-la-marchandisation-de-l-art-a-son-paroxysme.html#article_post_Comments

 

5- On s’amuse bien à France-Culture avec Ségolène et son FRAC qui sent le bouc…

 

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

 

Je sais bien que pour chacun d’entre vous, le FRAC ( Fonds Régional d’Art contemporain) de votre région, est une « patate chaude » encombrante, qui vous coûte cher et vous consterne… et la chose vous attriste d’autant qu’il vous est strictement interdit d’émettre la moindre critique à son endroit, au nom d’une sorte de la sacro-sainte « raison artistique d’Etat », et pour ne pas abonder dans le « politiquement incorrect » , qui, comme chacun sait « fait le jeu du Front National »…

 

Mais, exceptionnellement, il peut arriver qu’un FRAC soit amusant, comme celui de Ségolène Royal, en Poitou – Charentes notamment… En tous cas, ce FRAC-là a su déclencher une franche hilarité chez les gens de France-culture… et j’espère que les 4 minutes démission que je vous joins, sauront vous réjouir également et ensoleiller votre journée.

 

Nicole

France-Culture dans la revue de presse d’Antoine Guillot :

 

http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4931208

 

Où l’on voit aussi comment Ségolène a rattrapé une grosse connerie de Raffarin, et comment le gentil François investit ingénument dans la culture de classe FIAC et Bernard Arnault pour monter sa cote de popularitude.

 

J’ai envoyé ce texte à tous les parlementaires… représentants du peuple… sans grand espoir de réponse à ce même peuple…

 

6- Le rebelle agréé, formaté, fonctionnarisé, subventionné…et rolexé

 

Le 30 juillet dernier dans le journal Libération, l’écrivain Edouard Louis et le philosophe Geoffroy de Lagasnerie ont appelé à un boycott des Rendez-vous de l’histoire de Blois au motif que ceux-ci étaient ouverts par une conférence inaugurale de Marcel Gauchet sur le thème des «rebelles». Or, aux yeux de ceux-là, l’auteur du Désenchantement du monde ne pourrait en parler décemment, car il ne serait pas lui-même grand-croix dans l’ordre de la rébellion.

 

Je vous joins (doc n° D 06) copie de la réponse de Marcel Gauchet dans le Monde aux rebelles agréés et cet extrait significatif : « Ce qui fait horreur à l’individu contemporain, c’est le conformisme. Les patrons se prétendent insoumis, les stars se croient en rupture de bans, les intellectuels se veulent subversifs. Nous sommes dans un monde peuplé de rebelles. Au fond, les rebelles autoproclamés qui ne me trouvent pas assez rebelles sont simplement l’avant-garde du troupeau général »…

 

Ceci nous rappelle tous les rebelles, subversifs, révolutionnaires, transgressifs, provocateurs anti-bourgeois, punks anarchistes multi-casquettes, à la fois profs, artistes, curators, etc. qui peuplent le champ de l’art contemporain institutionnel, hauts fonctionnaires de la culture et oligarques du financial – art, qui se retrouvent entre eux dans ces grandes messes d’autocongratulation rituelles entre culturocratie et ploutocratie que sont notamment la Biennale de Venise et la Dokumenta de Cassel… tous bâtards des grands rebelles de référence que sont Marcel Duchamp et Andy Warhol, et qui n’ont pas honte de s’identifier à Rimbaud et Che Guevarra en portant Rolex et Berlutti….

 

Alors oui, bien évidemment, pour toute cette avant-garde du révolutionnarisme mondain, Marcel Gauchet et Dominique Nora ne sont que des bourgeois attardés peu digne de rayonner la culture française à l’international.

 

plus d’infos : http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/13/31003-20141013ARTFIG00177-marcel-gauchet-contre-les-vrais-rebelles-le-pluralisme-existe-t-il-encore-en-france.php

 

7- Quand la prégnance de la matérialité exaspère les constituants de la peinture

 

La Station ( galerie subventionnée à Nice) a présenté pour l’été 2014 les expositions KLM d’Olivier Mosset et Programme de Vie de Patrick des Gachons.

 

« Peint au centre d’un fond carré blanc, un carré bleu progresse chaque année de un pour cent pour tendre vers la couverture totale du fond. Commencé suivant le rapport 50/100 (carré bleu/carré blanc) en 1983, il devra atteindre 100/100 en 2032. Le programme serait naturellement interrompu et l’œuvre achevée si je disparaissais avant cette date. » Par ce programme immuable, Patrick des Gachons exaspère les constituants de la peinture (forme, figure, composition) pour n’en retenir que la « vérité » : l’application d’une couleur sur un support. 70 passages de peinture en moyenne sur chaque œuvre lui permettent d’obtenir un bleu profond, intense, a vocation spiritualiste.

 

Cette astreinte quotidienne, qui consiste à chaque jour de l’année à reproduire le même tableau, « l’œuvre, ontologiquement intégrale, se superpose au temps personnel de son auteur »

 

Quant au monochromiste motocycliste Olivier Mosset ( surnommé pour cela Momomo ), il n’a rien oublié de sa radicalité et de son esprit collaboratif : poursuivant ses recherches ( car il n’ jamais rien trouvé de sa vie) sur le concept de l’exposition et la notion de signature, il présentera à la Station pour la saison estivale 2014 des œuvres réalisées avec ses potes Alix Lambert et Jacob Kassay ; collaborations ou appropriations, ces œuvres viennent nourrir les problématiques développées par Mosset dans sa pratique personnelle. Mettant en exergue la prégnance de la matérialité, elles nous rappellent que l’art est avant tout une histoire de regard… Comme disait Stella,« what you see is what you see »…Ben voyons !

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Encore Mosset avec sa fucking mobylette !

Le FRAC Bourgogne, vient d’inaugurer un prolongement dit « antenne permanente » dans le grand garage Saint Christophe désaffecté à Chagny, avec une exposition consacrée au travail d’Olivier Mosset. Je vous joins une photo de ce garage FRAC où l’on voit des monochromes zébrés de Momo sur les murs, une grosse voiture américaine en panne (normal, c’est dans un garage) et puis, dans le fond, je vous le donne en mille : l’inévitable pétrolette à vapeur de notre rebelle Momo international. (il y a eu 500 bourguignons au vernissage : un vrai succès ) (voir doc joint n° 06 )

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Une moto dans la mallette

 

Je copie-colle : « Le Fonds régional d’art contemporain de Bourgogne, dans le cadre de ses missions de sensibilisation à la création contemporaine, met en place un nouvel outil pédagogique à destination des jeunes de 5 à 18 ans. Cette mallette est une invitation à la découverte de l’art contemporain au travers d’œuvres de la collection du FRAC Bourgogne et propose différents modules pédagogiques et pistes de travail que l’enseignant ou l’animateur est invité à s’approprier. »

 

Et qu’est-ce qu’il n’y a t’il pas dans la valise ? Hein, je vous le redonne en mille : une petite Hearly à Momo…

 

8-Décervelage + sodomisation de mouches au FRAC-PACA

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ça se passe en PACA et c’est encore pire qu’en Rhône-Alpes. Ici l’expérience de décervelage est complétée par celle de la sodomisation de mouches par des gens qui ne voient rien…« Je ne sais pas ce que j’ai vu », tel est le titre de cette opération, pour « une sélection d’œuvres de la collection du Frac-PACA par les étudiants de l’ESADSE, Saint-Etienne23 octobre 2014 — 05 janvier 2015Vernissage le 23 octobre 2014

 

Un projet réalisé dans le cadre d’un projet de coopération entre le Frac et l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Saint-Etienne (ESADSE)

 

 »Je ne sais pas ce que j’ai vu » (extrait d’une citation de Jean-Pierre Bertrand) amène à creuser, défricher, essayer d’observer les différents langages d’une même oeuvre, ce qu’elle nous dit, comment on peut la percevoir, et, au lieu d’une réponse, se présente un univers de possibles, des chemins différents que notre regard prend pour atteindre l’oeuvre. Notre but n’est pas d’apporter des réponses mais plutôt des débats sur l’art et sa représentation.( Image 08) Sur un plan plus personnel, cela va nous montrer les enjeux de la gestion du montage d’une exposition (lien entre les oeuvres, rapports physiques avec les oeuvres et les artistes, scénographie, accrochage, communication…). »

 

http://www.fracpaca.org/hors-les-murs-expositions-a-venir_je-ne-sais-pas-ce-que-j-ai-vu

 

Image jointe 08b : groupe d’étudiants de l’ESADSE en plein travaux pratiques de sodomisation de mouches

 

Adressez aussi vos commentaires aux amis du FRAC PACA (eh oui, il y en a !) amis@fracpaca.org

 

Participez à une expérience de décervelage au LEC (Laboratoire Espace Cerveau) du IAC (Institut d’Art Contemporain) de Villeurbanne

 

Voici l’expérience pour laquelle vous pouvez être le cobaye et telle qu’elle est décrite dans le dossier de presse : « Des œuvres sont placées dans cet espace pour vous permettre de les éprouver, d’en faire l’expérience. Vous pouvez si vous le désirez, regarder, écouter, prendre conscience de vos sensations et de ce que ces œuvres évoquent pour vous. Au bout de ce cheminement, racontez ! Plus que des expositions, ce sont des espaces d’expérience qui vous sont proposés pour devenir, dans ce cadre, l’acteur principal du dispositif.

 

Ce projet à caractère expérimental interroge l’expérience de l’œuvre d’art, sa réception et sa restitution.

 

Il s’agit en effet de se libérer des modalités de l’expérience esthétique dans son acceptation habituelle, de décryptage-décodage de l’œuvre, pour privilégier l’attention, la perception, les sensations du visiteur qui, dès lors, consent, voire cherche à «travailler» avec les plis, les appuis, les absences de l’œuvre…

 

Comment considérer que l’œuvre n’aurait rien à dire a priori et que son rôle serait de prendre toute sa place dans un dialogue, un corps-à-corps avec le visiteur, avec l’humain ? »…Ben oui, en effet, on peut se le demander !

 

Sur l’image jointe, vous voyez une œuvre faite de feuilles de papier répandues sur le sol (collection du FRAC) et sur laquelle vous pourrez faire l’expérience de la marche dessus… Ces expériences sont placées sous le contrôle permanent d’un anthropologue diplômé de l’université de Lyon.

 

Pour plus d’infos :

 

http://i-ac.eu/fr/expositions/24_in-situ/2014/264_COLLECTION-A-L-ETUDE-A-VILLEURBANNE

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9- Un rupestre post-contemporain

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« The great artist of tomorrow will go underground». Marcel D.

 

Parmi les nominés du Prix Marcel Duchamp 2014 de l’ADIAF, il y a Théo Mercier qui cherche à retrouver la mana

 

des arts primordiaux. Sa recherche le mène du côté d’un nouvel âge de pierre, lorsque le feu fut apprivoisé et des outils façonnés. Tous les constituants de l’installation évoquent le minéral, et les mondes submergés, de l’univers sous-marin aux sépultures, et jusqu’aux îles englouties. Souterraine, cette exploration fait écho, peut-être, à la prophétie de Marcel Duchamp : «The great artist of tomorrow will go underground». (Voir Doc n° 09)

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10- Le grand marché de l’inepte est florissant

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Malgré l’image épouvantable qu’en donne l’artiste chinois Chen Wen Ling, qui cherche bien sûr, avec cette horreur, à se placer dans ce même marché, à l’échelle de la planète, nous dit Art Price « le marché de l’art se porte bien, très bien même. Le secteur ne connaît pas la crise. Il faut dire que l’Amérique du nord, l’Asie, le Moyen-Orient et plusieurs grands pays européens en sont sortis depuis quelques temps déjà. La progression en 2013 a avoisiné les 8%. Les transactions ont atteint 66 milliards de dollars.

 

Et l’art contemporain se porte lui encore mieux. C’est en substance ce que dit le huitième rapport annuel d’Artprice sur un marché porté par la mondialisation et l’augmentation du pouvoir d’achat des classes économiques supérieures sur tout les continents.. Depuis 2010, le chiffre d’affaires mondial réalisé dans les salles de ventes dans l’art contemporain a presque doublé.

 

Entre juillet 2013 et juillet 2014, les records ont continué à tomber. Jeff Koons est ainsi devenu l’artiste vivant le plus cher lorsque son Orange Balloon Dog s’est vendu a New York chez Christie’s pour 58,4 millions de dollars en novembre 2013.

 

Autre élément clé du rapport d’Artprice, le classement des 500 artistes contemporains les plus attractifs sur le marché, classés par leur chiffre d’affaires lors de ventes aux enchères. Sans surprise, la côte des artistes nés après 1945 suit n’a jamais été si haute. L’indice global des prix de l’art contemporain progresse de plus de 70% sur la décennie.

 

Mais ce classement confirme aussi le problème grandissant de la France avec l’Art Contemporain. Sa disparition des écrans radars. Aucun artiste français ne se trouve dans les 100 premiers. On y trouve presque une moitié de Chinois (47), des Américains (19), des Britanniques (10) et des Allemands (9).

 

La France vit en quelque sorte sur son passé. Les artistes français qui existent dans ce marché planétaire n’apparaissent pas dans le classement d’Artprice car ils sont tous nés avant 1945. C’est le cas Pierre Soulages qui sans cette règle se retrouverait à la 26ème place avec des ventes totales de 27,3 millions d’euros et Martial Raysse à la 29ème place avec 9,6 millions d’euros.

 

Dernier enseignement à retenir, le dynamisme de Londres, première place pour le marché européen et qui est dans la même catégorie que New York et Hong Kong loin devant Paris. Londres représente 77% de l’ensemble du marché européen et 10 fois que le marché français. Dans un contexte mondial favorable, le marché parisien est le seul à enregistrer une baisse de 10% de ses ventes. »

 

11- le « Bref happening mondial » de Jean-Philippe Domecq

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Il y a un an déjà, Jean-Philippe Domecq, celui par qui la « Crise de l’art contemporain est arrivée dans les années 90, produisait son « Bref Happening Mondial » bouclant cent ans du premier ready made. Ce document est très accessible et regardé en vidéo de 20mn sur YouTube en cliquant « TOTAL READY MADE » by Jean-Philippe Domecq, et version bilingue du texte paru en février 2014 avec photos de la performance sous le titre Bref Happening Mondial, aux éditions Tituli, accessibles par internet.

 

www.leblogdedomecq.blogspot.com

 

JP Domecq auteur de Artistes sans art ?, , nouvelles éditions en 1999, 2005, 2009- Misère de l’art. Essai sur le dernier demi siècle de création, , nouvelle édition en 2009 – Une nouvelle introduction de l’art du XXe siècle

 

12- Encore un vieux Buren à fourguer !

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Jérôme Catz, un de mes fidèles lecteurs , par ailleurs génial directeur- fondateur du réseau de galeries Spacejunk Art Centers ( qui font dans le néo-graphzeux, le low brow le pop-surréalisme et l’under-réalisme de type Mark Rider (image jointe n°12 b) m’ informe que sa famille est propriétaire de deux Buren assez anciens(image n° 12). les deux œuvres sont très grandes et signées, peintes sur vraie satinette de Maubeuge, une structure articulée au dos permet d’en régler la longueur quand on les utilise sur chaise longue, une frise les termine joliment. Il voudrait savoir combien il pourrait vendre ça…Moi, je n’en sais strictement rien…Mais je me félicite que la proximité de ces Buren pendant l’enfance de Jérôme ne l’a en rien burénisé, bien au contraire…Et que nous avons là le même type de résilience que celle des enfants éduqués en établissements religieux et qui ensuite bouffent du curé à tous les repas…

 

Je vous conseille de visiter son site : www.spacejunk.tv

 

13 – Si vous trouvez plus bête que le galeriste Kamel Zemmour, on vous rembourse la différence !

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Sur la petite vidéo de 2 mn jointe, on voit le célèbre financial art galeriste parisien international répondre sur Europe n° 1 aux questions de l’ex de DSK sur le rôle du galeriste en art contemporain… Ben oui, c’est en effet une question d’une vertigineuse pertinence…Mais ce que l’on voit surtout, à travers ses réponses à ras de terre, c’est que le rôle du galeriste est plutôt de ne rien comprendre à rien, ni à l’art, ni aux artistes, et d’être le plus con possible, pour s’assurer crédibilité auprès d’ultra-riches collectionneurs encore plus ultra-cons que lui et pour ramasser un maximum d’argent…puisque c’est là son vrai rôle.

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http://www.dailymotion.com/video/x2864vq_extrait-kamel-mennour-le-role-du-galeriste-en-art-contemporain_news

Sur le site ragemag

sur http://ragemag.fr/ et ( en anglais ) sur le site US, subversify.com

http://subversify.com/2013/04/18/its-official-marcel-duchamp-is-more-contemporary/

Et l’interview-profession de foi que j’ai donné au magazine en ligne languedocien idem.mag

http://www.idem-mag.com/nicole-esterolle/

je vous recommande aussi

http://www.face-art-paris.org/

http://www.sourgins.fr

http://rezablog.com/reza-blog/

et l’émission (à écouter sur votre ordi)

« Trafic d’Art, le retour »,

Magasine artistique et néanmoins compréhensible, de Laurent Varlet

chaque premier mardi du mois, de 19h à 20h.

www.radiorgb.net

Cette chronique est envoyée régulièrement par ailleurs à 32 000 journalistes , diffuseurs d’art , artistes et décideurs institutionnels en France…et à tous les parlementaires.

Je souhaite recevoir le plus possible de vos réactions pour ou contre, qui me sont très utiles… Merci

Et merci à tous ceux qui me « transfèrent » sur leur listing mails amis !

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Si vous souhaitez ne plus recevoir cette chronique :

répondez en écrivant : STOOOOP !!! Ou bien cela, en plus argumenté, comme me l’a envoyé une dame qui se dit professeure d’ anthropologie urbaine à l’ école des Beaux-Arts à Toulon : Je ne veux plus recevoir vos mails démagos, réactionnaires, nauséabonds, populistes, poujadistes, frontistes, lepénistes, fachos et nazis !!!! Merci de me désinscrire de votre torche-cul lepéniste… (Avez-vous remarqué que les profs d’anthropologie rurale sont plus sympas que les zurbains?)

 

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Si vous souhaitez continuer de recevoir cette chronique :

Répondez moi, comme l’a fait cet artiste sympa, lui :

OUI , CONTINUEZ ! CONTINUEZ !même si chaque chronique qui regroupe tout ce que je vomis en tant qu’artiste m’oblige à prendre des calmants, des euphorisants et du whisky pour survivre…Alors continuez et amplifiez la diffusion…

Ancien d’une ENBA de province, j’avais dès mai 68 senti une forme de réappropriation démago de l’art par les élèves les moins brillants de ma promo 1964, et il est dur de supporter ce raz de marée opportuniste infect et inculte depuis si longtemps…

alors OUI , CONTINUEZ !

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Schtroumpf Emergent

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3.
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