Le Grand Palais propose la plus grande exposition consacrée à l’artiste Niki de Saint Phalle depuis vingt ans

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Dolorès, 1968-1995, 550 cm, Résine peinte / grillage, Sprengel Museum, Hanovre,

© 2014 Niki Charitable Art Foundation, All rights reserved. Donation Niki de Saint Phalle

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Niki de Saint Phalle

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Niki de Saint Phall
Du 17 Septembre 2014
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au 02 Février 2015
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Grand Palais, Galeries nationales
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Niki de Saint Phalle (1930-2002) est l’une des artistes les plus populaires du milieu du XXe siècle, à la fois plasticienne, peintre, sculptrice et réalisatrice de films. Si elle est surtout connue du grand public pour ses célèbres « Nanas », son oeuvre s’impose aussi par son engagement politique et féministe et par sa radicalité. Le Grand Palais propose la plus grande exposition consacrée à l’artiste depuis vingt ans et un nouveau regard porté sur son travail.

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Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais

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Niki de Saint Phalle en train de viser, photographie en noir et blanc rehaussée de couleur extraite du film Daddy, 1972. (détail) © Peter Whitehead – See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/niki-de-saint-phalle#sthash.Rl2YmQYp.dpuf

Niki de Saint Phalle en train de viser, photographie en noir et blanc rehaussée de couleur extraite du film Daddy, 1972. (détail) © Peter Whitehead

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« J’ai décidé très tôt d’être une héroïne. L’important était que ce fût difficile, grand, excitant ! » 1

Catherine, Marie-Agnès Fal de Saint Phalle, dite Niki de Saint Phalle, est née en 1930. Issue d’une famille franco-américaine qui descend des Croisés 2 , elle a été élevée selon les codes de la bonne société new-yorkaise. Tout d’abord mannequin, puis épouse et mère, son histoire aurait pu en rester là. Mais c’était sans compter une grande sensibilité, un regard vif et personnel sur l’histoire et le monde, alliés à un certain goût pour la rébellion et une volonté farouche de « montrer. De montrer tout. Mon cœur, mes émotions 3 ». Au début des années 50, Saint Phalle cherche un moyen d’expression et peint ses premières œuvres. Bientôt marquée par des voyages, de très fréquentes visites dans les musées et des ren – contres artistiques nombreuses, elle fait le choix de se consacrer uniquement à la création : « Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme. C’était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail 4 ». Autodidacte, elle décide d’être une artiste et conserve ainsi son originalité. Elle sait aussi intégrer à ses recherches sa double culture. Cela se traduit par une série d’œuvres de grands formats asso – ciant un travail sur la texture rappelant les « matiéristes » Jean Fautrier et Jean Dubuffet, tout comme les « drippings » sur fond noir et blanc de Jackson Pollock. Une multitude d’objets (armes ou outils tranchants) y sont fixés sur de larges fonds en des assemblages hétéroclites qui font penser aux Combine paintings de Jasper Johns et Robert Rauschenberg ou des Nouveaux Réalistes.

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Feu !

En 1961, Saint Phalle est invitée à rejoindre les Nouveaux Réalistes par le critique Pierre Restany qui a assisté enthousiaste au premier Tir . Ces œuvres qui mêlent performance, art corporel, sculpture et peinture s’ordonnent autour de surfaces verticales où sont fixées des objets divers et des sacs de couleur, le tout couvert de plâtre immaculé. Vient ensuite le moment pour l’artiste de mettre en joue sa composition transformée au hasard des explosions colorées… Mais elle peut tout aussi bien inviter un ami ou un passant à viser à son tour pour achever une création plus complexe qu’il n’y paraît. Pendant dix ans, ces Tirs rythmeront sa vie et favoriseront un questionnement multiple sur « la mort de l’art », la politique, le féminisme, l’histoire : « En tirant sur moi, je tirais sur la société et ses injustices. En tirant sur ma propre violence, je tirais sur la violence du temps 5 ». A titre plus personnel, elle raconte « [ce] rituel me permettait de mourir de ma propre main et de me faire renaître 6 »

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«Je ne vous ressemblerais pas ma mère 7 ».

L’artiste a posé un regard critique sur la condition féminine dès son plus jeune âge, étant confronté aux droits et devoirs de chacun de ses parents… Sa vie sera différente, grâce à son œuvre, elle s’affirmera face au monde : « Pour moi, mes sculptures représentent le monde de la femme amplifié, la folie des grandeurs des femmes, la femme dans le monde d’aujourd’hui, la femme au pouvoir 8 ». En effet Saint Phalle travaille, comme peu d’artistes avant elle, sur les différentes dimensions de ce sujet complexe, anticipant de plusieurs années les mouvements féministes. Des essais comme Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir (1949) et L’Amour en plus : histoire de l’amour maternel d’Elisabeth Badinter (1980) enrichissent sa réflexion. Elle s’exprime également à travers sa manière de se vêtir : « Je pense que mes boas, mes bottes, mes robes rouges, mon déguisement ne sont autre chose que des accessoires de ma création, exprimant le désir de faire de moi-même un objet. (…) Je me sers de mon corps comme je me sers d’un fond de grillage pour faire de la sculpture 9 ». Il s’agit de faire triompher les attributs d’une féminité bien différente de celle du mannequin des magazines qu’elle a été, de même que ses Nanas s’éloignent d’une tradition séculaire de Grâces ou d’Immaculée conception.

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Au début des années 1970, Saint Phalle travaille sur un long-métrage expérimental avec le réalisateur Peter Whitehead. Intitulé Daddy , il mêle l’imaginaire à des éléments plus autobiographiques, comme l’inceste et les rapports de dominations entre les hommes et les femmes. Son livre, Mon Secret , paru en 1993 explore également cette partie sombre de son enfance.

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Grand Palais
Musée à Paris, France
3 Avenue du Général Eisenhower,
75008 Paris
France
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 Le Grand Palais est un monument parisien situé en bordure des Champs-Élysées,

face au Petit Palais, dont il est séparé par l’avenue Winston-Churchill dans le 8ᵉ arrondissement.

 

 

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LOGO .  LE VADROUILLEUR URBAIN no 3.

 

 

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