Oui, le FRAC lorrain est bien le plus contemporain de tous nos FRACs‏ par Nicole Esterolle

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La chronique croquignole

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de Nicole Esterolle

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n° 53

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Oui, le FRAC lorrain est bien le plus contemporain de tous nos FRACs‏

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Au sommaire de ce  n° 53:

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1-Le FRAC lorrain est le plus contemporain de tous les FRACs

2-Quand l’art se fait odieux… pour être plus contemporain

3- Elle a eu une enfance de rêve…

4-Hourrah ! :  » la vie sexuelle de Catherine M » vient d’être rééditée

5- L’art contemporain, c’est la dictature du quantitatif et de l’éphémère »

6-Aux Abattoirs de Toulouse, on achève bien les artistes

7-De la critique cultivée et/ou réactionnaire de l’art contemporain

8-D’une présence –absence performatoire et sternutatoire

9-D’un Michel Onfray chamano-picturologue, ou de la Chantal Goya du concept

10- Avec Martial Raysse , la peinture est de retour… Oui, mais dans quel état !!

11- Trois réacs s’invitent à la FIAC

12-Le paradigme Buren-Droopy

13- Et maintenant, un peu de joie et de bonheur !

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Adressez-moi vos commentaires sur : nicole.esterolle@gmail.com

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1-Oui, le FRAC lorrain est bien le plus contemporain de tous nos FRACs

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Sous la direction «  à poigne » et bientôt vingtenaire de  Madame  Josse, adepte des arts de l’extrême et d’un actionnisme sociétal de type kampuchea démocratique, le 49° nord-6° Est FRAC-Lorrain s’est hissé au sommet de la contemporanéité artistique hexagonale. Il est devenu LA référence pour les 21 autres FRAC (Fonds Régionaux d’Art Contemporain) éparpillés sur le territoire, et pour l’ensemble des préposés institutionnels au développement de l’art et de la culture en France… Et c’est pour cela qu’il m’a semblé opportun de lui  consacrer le premier chapitre de cette 53 ème chronique…

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Quelques récents lâchers de mots  de Madame FRAC-Lorraine :

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Ce petit florilège contient les principaux éléments de langage et de pensée de ce que l’on peut appeler «  le terrorisme artistique d’Etat » : une spécificité bien française.

– « J’aime repousser les limites de ce qu’est une collection d’art contemporain »
– « L’art est pour moi quelque chose qui se pense avant d’être quelque chose qui se voit ».
– « Le paradoxe est instrument de clarté… Inventer des points de vue inversés, célébrer l’invisibilité, revendiquer la disparition… »
– « J’ai conçu ce FRAC comme une plate-forme multi-disciplinaire où des sujets sont abordés d’une perspective féministe et postcoloniale, et dont la collection est largement dévouée à l’invisible et  aux artistes féminines … »

 

-« J’ai aussi une vision un peu féministe de l’art, privilégiant le regard des artistes femmes par rapport à des situations politiques. Les hommes ont tendance à ériger des choses… L’érection… »

-je tente bien modestement de déjouer les stéréotypes du masculin, phallique et démonstratif qu’on associe avec la «nécessaire» visibilité d’une collection.

– « Il y a plein de femmes nues dans l’histoire de l’art. Mais quasiment pas d’hommes. Je voulais une bite dans la collection » (Mots lâchés après l’achat d’une photo de Sophie Calle, intitulée Le Divorce (1994) où on la voit, derrière son mari, lui tenir le sexe pendant que celui-ci urine)

– le Frac en est venu tout naturellement à collectionner des propositions d’œuvres, le plus souvent immatérielles, plutôt que leur réalisation tangible

-« Pour fêter ses 10 ans d’indiscipline, le longitude  49° Nord- latitude 6° Est – Frac Lorraine vous invite, incite, invective à toutes les découvertes et expériences aux limites des disciplines et des genres. Face à l’urgence de re-panser le monde, Gianni Pettena vient recouvrir les façades de milliers de franges en un geste éminemment emphatique et donne ainsi à voir le bruissement du vent et à écouter l’architecture onduler.

Un dixième anniversaire sous les augures de tous les possibles ; des rendez-vous décalés et trans-formés. »

 

– J’ai acquis une oeuvre immatérielle de Tino Sehgal  par goût de la performance

 

autant que par nécessité, car cela m’amuse de souligner que le capitalisme est capable d’acheter tout et n’importe quoi ! »

 

– « Certaines artistes  sont doublement invisibles : un, parce qu’elles sont femmes, deux, parce que leur travail est immatériel »,

 

– « J’essaie d’acheter des choses qui en principe ne rentrent pas dans les collections publiques traditionnelles. J’essaye de collectionner des idées plus que des objets »

 

– « C’est à partir de 2004 que j’ai donné un coup d’accélérateur à cette politique d’acquisition d’œuvres protocolaires et performatives. En particulier en proposant de commander à des artistes des interventions «permanentes invisibles»,

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Quelques récentes processualités discursives de Madame Josse

(Les citations qui précèdent, tout comme les textes qui suivent sont extraits des dossiers de presse et du site du FRAC Lorraine )

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* Du rodéo urbain

Madame Josse a organisé  un  rodéo urbain avec l’artiste international  Marcus Kreiss :   »L’idée est venue d’une étude, qui montrait que 60 % des gens qui roulent sur les périphériques le font sans aucun but. On a demandé à des automobilistes volontaires de circuler  la nuit, entre Metz et le Luxembourg avec une lumière faisant apparaître  le mot errance. Le préfet était contre. On l’a fait quand même…L’art n’est pas fait pour tourner en rond, mais pour dire  quelque chose du monde et  le changer  » disait-elle…

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* De l’immatérialité inodore et incolore.

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Madame Josse a sollicité les  artistes Décosterd et Rahm, et leur Peinture Placebo © pour que  la peinture industrielle qui devait recouvrir murs et plafonds des salles d’exposition de son  FRAC contienne une infinitésimale dose de gingembre , ou de fleur d’oranger. Cette peinture Placebo © , qui avait coûté la peau des fesses, ne se distinguait ni par sa couleur, ni par son odeur, mais  qualifiait simplement et psychologiquement les espaces en dehors de toute représentation visuelle ou plastique… , « l’œuvre est interne, elle est quasiment d’ordre hormonal…. Nos corps deviennent alors « espace d’inscription » soit « un support de l’œuvre », et « espace de production » soit « un atelier », a écrit le grand critique d’art international d’origine limousine, Guy Tortosa dans l’ouvrage « Décosterd et Rahm, Physiological Architecture »,

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*De l’eau de morgue

Madame Josse a, dans El Baño (2004), invité l’artiste internationale Teresa Margolles pour balancer, sur un homme nu, de l’eau qui avait  servi à laver des corps dans une morgue de Mexico.

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*De ce qui se passe ou non

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La performance Forever (2004) prend la forme d’une webcam installée dans l’une des salles d’exposition du Frac et qui permet, potentiellement à l’artiste, d’observer en continu et «  à jamais  » ce qui s’y passe, ou ne s’y passe pas. Deux questions primordiales sont donc soulevées : que signifie «  à jamais » à l’échelle de vie et d’envie d’une artiste, d’une institution, d’une œuvre d’art ?

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*De la signalétique éphémère

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(où l’on comprend mieux ces mystérieuses mentions de latitude et longitude)

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Le projet de signalétique et d’identité visuelle a été réalisé par les artistes Nik Thoenen et Maia Gusberti dans le cadre d’une commande publique de la Délégation aux arts plastiques – Ministère de la Culture et de la Communication. À l’intérieur, elle est pensée au sol sous la forme de bandes podo-tactiles qui permettent aussi l’orientation des visiteurs malvoyants. À l’extérieur, elle s’affiche sur la tour-pigeonnier (nom du bâtiment : 49 Nord – 6 Est ; liste des artistes de la collection) et permet d’inscrire l’édifice dans ses nouvelles fonctions (présentation de la création contemporaine) et de le positionner dans la ville selon une nouvelle géographie et une nouvelle temporalité. Mais ces écritures, qui ont coûté la peau des fesses, sont vouées à disparaître, soumises comme elles sont à l’usure du temps et aux dégradations volontaires ou accidentelles inhérentes à l’espace public. Un effacement et une disparition progressive qui témoignent de la volonté du Frac de rappeler la nature temporaire et réversible de son inscription dans ce bâtiment patrimonial riche en histoires.

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*De l’impression numérique sur une immense bâche

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Image 01 . « Celui qui voit comprendra… » Réservée à quelques spectateurs puisqu’elle n’est visible que depuis le haut de la tour pigeonnier du 49 Nord 6 Est, cette pièce monumentale de 15×30 m, de 2005, qui a coûté la peau des fesses, est à l’échelle du paysage. Elle vient s’inscrire sur un grand mur aveugle au fond d’un espace abandonné comme le premier plan d’un décor à la dimension de la ville : au loin, des bâtiments, la cathédrale, quelques usines et encore plus loin, les collines. L’écriture noire et blanche tranche du fait de sa dimension : de longues lettres effilées comme des couteaux. Elle tranche enfin et surtout par sa signification. En effet : à  celui qui s’en donne la peine, le sens saute à la figure. « Comment pouvez-vous dormir ? » sonne comme une injonction générale face à nos aveuglements.

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* Du hula-hoop

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Dans Barbed Hula (2000), la performeuse israélienne Sigalit Landau a fait du hula-hoop avec un fil barbelé.( ça lui a coûté la peau de ses fesses)

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* Du moins du monde (2012)

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À la recherche du moins du monde… Le Frac Lorraine vous entraine à travers un parcours de sensations intérieures par le biais d’ondes et de vibrations rétiniennes et auditives….Si la méditation est au cœur de nombreuses religions et spiritualités mais également de pratiques médicales, c’est peut-être que la vacuité de l’esprit et les états modifiés de conscience sont inhérents au fonctionnement de notre esprit, de notre cerveau…et de nos fesses bien entendu …. Apprendre à méditer serait un des moyens de changer notre façon innée de ressentir, et donc d’être. Invitations à la pause méditative, à l’éclipse, à la recherche des réalités invisibles, etc…

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* De l’ [A] pesanteur au contact de l’art contemporain

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L’ère des lois de l’attraction et de la gravitation… au Frac !  un voyage à travers l’art et la pesanteur  en janvier 2009, au Frac Lorraine. Les œuvres présentées nourrissaient la réflexion du visiteur qui peut parfois demeurer dubitatif devant les installations artistiques dont l’intention est d’apporter une certaine légèreté aux matières parfois lourdes, de provoquer le renversement des perceptions, de figer des instants sur des objets anodins en suspension ou de provoquer la chute physique, etc…

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* De l’ombre d’un doute ( 2010)

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Chercher l’œuvre d’art là où il ne semble pas y en avoir, déceler le détail qui détonne et découvrir de nouvelles dimensions artistiques au détour d’un couloir inexploré, voilà à quoi devaient s’attendre les visiteurs de l’exposition « A l’ombre d’un doute », présentée en 2010 au Frac Lorraine. A part l’eau savonneuse qui envahit la cour du Frac Lorraine en ce vendredi, tout semble habituel. Mais à y bien regarder, les pavés n’ont pas tout à fait le même aspect que d’habitude. Et en observant d’encore plus près, on se surprend à constater qu’une pellicule de silicone transparente, qui a coûté la peau des fesses,  les recouvre intégralement. Pellicule que l’artiste Susanna Fritscher a entrepris de nettoyer à grandes eaux pour qu’elle soit la plus nette possible dès l’ouverture. Le ton est donné : Jouer avec l’invisible et faire douter le spectateur de sa propre perception : voit-il une œuvre ou un tour de son imagination ? Une pellicule de poussière épaisse obstrue certaines fenêtres : entretien négligé ou performance artistique ? Au fur et à mesure de la progression dans les différentes salles du Frac, la découverte se fait ludique, le visiteur hésite,  devient parfois acteur du spectacle qui s’offre à lui, etc…

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* De la nuisance auditive :

http://fragmentasso.wordpress.com/agenda/mardi-3-juin/

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* De l’atteinte à la dignité humaine

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« les enfants, nous allons faire bouffer votre merde ! »

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Une exposition au FRAC Lorrain en, 2008, de l’artiste Eric Pougeau, à fort taux de « questionnement sociétal »,  terriblement buzzant et déconstruisant l’ « infamille » (jeu de mots combinant « famille » et « infamie »), avec une vingtaine de panneaux affichant de délicieuses friandises verbales  comme ces trois – là :

– « Les enfants, nous allons vous faire bouffer votre merde. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. »

– « Les enfants, nous allons vous sodomiser et vous crucifier. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. »

– « Les enfants, nous allons vous arracher les yeux. Vous êtes notre chair et notre sang. A plus tard Papa et Maman. »

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Réaction de l’AGRIF ( agence générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne) qui porte plainte pour atteinte à la dignité humaine.

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Réaction de tout le réseau art contemporain français à travers les Inrockuptibles, Le Monde, Libération, pour hurler à la censure et pour traiter les porteurs de cette plainte, de réactionnaires, intégristes, fascistes, etc…et autres qualificatifs habituels.

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Réaction du tribunal qui condamne le FRAC à verser 1 euro  symbolique à l’AGRIF

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Réaction de Monsieur  Tirlicien président du groupe PCF au conseil régional et président du Frac Lorraine : « Le Frac va bien évidemment faire appel de ce jugement inique pour mieux faire entendre les arguments de la liberté d’exposition et de création… Je suis fier de présider un Frac qui a la réputation d’exposer des œuvres qui interrogent l’intelligence humaine »…

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Quelques commentaires suivant cet exposé des mots et des faits

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* Concernant Monsieur Tirlicien comme défenseur de la « liberté d’expression, de création » et « de  l’intelligence humaine » :

Il y a toujours dans la mémoire de ce type d’apparatchik crypto-stalinien tendance Mélanchenot,  70 ans de pompièrisme réaliste-socialiste ringard à rattraper pour se mettre au diapason de l’avant-gardisme capitaliste néolibéral duchampien contemporainiste. Très bas de plafond donc le Front de gauche et le PC, qui continuent à penser obstinément que la culture de la classe dirigeante et exploiteuse doit profiter aussi à la  classe dominée et exploitée, et qui continuent à ne pas s’apercevoir que cet art et cette culture-là ne sont  que parfait instrument d’aliénation psycho-mentale et d’enfumage des classe laborieuses qui, comble d’ironie, paient des impôts pour subventionner , a travers les fantaisies personnelles de Madame Josse, l’esthétique abjecte du business art international.

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*Concernant les hurleurs au fascisme

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Avec notamment à leur tête,  la critique d’art Claire Moulène, qui,  pour défendre le FRAC-Metz, titre son article paru dans  les Inrocks, (magazine de la vapeur culturelle parisienne, middle – class néo-beauf quarantenaire mal rasée fromage qui pue cœur de lion branchée hammam du Palais de Tokyo)  : « La croisade sans fin du FN et des groupes d’extrême droite contre l’art contemporain »

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Alors une question se pose : que faut-il prescrire comme clystère insinuatif  ou élixir de clairvoyance  à tous ces gens qui hurlent à la censure fasciste, qui traitent de nazis ceux qui osent critiquer l’art contemporain, pour qu’ils réalisent enfin que ce sont eux qui travaillent pour le FN et qui en sont les alliés objectifs ? Quand comprendront-ils notamment qu’à mesure  que  Madame Josse vide son FRAC de tout public, elle remplit les urnes de bulletins de vote pour Marine Lepen et son non loin inquiétant comparse de Forbach ? Quand comprendont-ils que la fausse distinction culturelle de gauche marche bras dessus-bras dessous avec la vraie vulgarité d’extrême droite…

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*Concernant la ci-devant Madame Josse

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Je pense qu’il y a chez cette dame, qui rêvait dans son enfance d’être commissaire de police, une espèce de pulsion vengeresse qui atteint à la  folie meurtrière d’art, à tant vouloir terroriser  les valeurs artistiques établies, et ceci au nom d’on ne sait quelle  liberté ou d’on ne sait quelle guerre sainte, qui s’apparente plus à celle des « étudiants en théologie » faisant exploser les Boudhas, qu’à une saine résistance contre la bêtise machiste…

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Je pense aussi que sa copine Lebovici – ex-critique d’art au journal Libération, est, avec ses accoutrements destroy chic  de vieille hardeuse tatouée de l’art rescapée de la  bande à Bader,  une sorte d’équivalent miroir, en termes d’enfermement,  des femmes grillagées en burkas qu’elle prétend vouloir libérer.
Je pense enfin que la conduite arrogante, capricieuse, égotique, sectaire, obsessionnelle, communautariste, caricaturale, dictatoriale de Madame Josse, petit émir local qui ignore et méprise  tout de ce qui se passe hors de ses proches réseaux de copains et copines, correspond tout à fait à la description que fait la sociologue Nathalie Heinich de l’endogénie propre au système de l’art contemporain :
« Les conséquences de cette endogènéisation d’un système fonctionnant en vase clos sont doubles. La première conséquence est de rendre toujours plus problématique la mission de diffusion auprès du public et de démocratisation assignée aux institutions publiques, alors même que celles-ci sont les théâtres privilégiés de ce jeu, puisque les profanes n’ont plus de place dans ce dialogue qui pourrait être facilement qualifié d’incestueux. La seconde conséquence est de raréfier les sources de la création, en les circonscrivant à un terrain de jeu fermé sur lui-même… » (page 209 – Nathalie Heinich-Le paradigme de l’art contemporain-Gallimard 2014)

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J’ajouterais que dans le cas de Madame Josse, nous sommes encore bien au-delà de la consanguinité terriblement tératogène évoquée par Nathalie Heinich, mais dans un cas d’auto-engendrement parthogénétique extrèmement rare… En effet, les mauvaises langues ne racontent-elles pas que Madame Josse était, au début des années 90, fonctionnaire à la Région Lorraine dans un service qui n’avait rien à voir avec l’art et que, chargée de recruter le futur patron du frac, elle s’est tout simplement choisie elle-même pour cette fonction… et pour , disait-elle : «  délivrer l’art contemporain de l’omniprésence des mâles »…

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*Concernant le regard des politiques locaux

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Ce qui est effarant, c’est de voir une personne comme Madame Josse (mais il y en a des centaines comme elle dans l’appareil étatique de l’AC), s’approprier en toute impunité un dispositif public pour assouvir ses bouffées délirantes politico-socio-esthétiques personnelles.

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La question est donc de savoir comment et pourquoi, au bout de vingt ans d’autocratisme extravaguant , cette directrice ubuesque reste encore crédible auprès des responsables politiques qui l’emploient, qui mettent locaux et argent publics à sa disposition pour une programmation ahurissante et hors de contrôle, et pour la promotion d’une esthétique complètement ravagée, parfaitement calquée sur celle du grand marché des collectionneurs milliardaires de Koons, Cattelan , Murakami et autres produits insensés de l’art financier international.

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Mais c’est là justement qu’on s’aperçoit que les élus du peuple, même s’ils n’en pensent pas moins et rigolent bien sous cape des « performances » de leur Jeanne d’Arc de l’AC, ne peuvent ne peuvent rien faire ( ou presque, car certains, pas forcément FN, essaient tout de même) pour arrêter ce désastre institutionnalisé… tétanisés qu’ils sont par le terrifiant jargon de l’art contemporain et par la peur d’être immédiatement rangés dans la catégorie des réactionnaires, populistes et ringards,  s’il leur prend d’émettre la moindre réserve ou parole ironique devant le ridicule de l’offre artistique de leur FRAC.

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Il faut reconnaître également  qu’ils sont confrontés à une sorte de vide juridico-artistique, à un trou noir du sens et du droit communs, à un espace de totale dérogation aux règles et valeurs qu’ils utilisent dans leurs autres domaines d’intervention… Et admettre que  leur impuissance est de nature structurelle… Et donc  ne pas les accuser de lâcheté ou de complicité envers cette entreprise de démolition et de transgression systématiques à laquelle ils ne peuvent rien.

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En effet : ce n’est pas à leur niveau régional qu’une reprise de contrôle ou une régulation des dérives pourra s’opérer… mais par des prises de décisions gouvernementales pour des réformes de l’interventionnisme étatique à l’échelle nationale…

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Mais à ce niveau-là aussi la tâche semble bien difficile,

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-tant le navire institutionnel a acquis l’habitude irréversible d’être livré à lui-même pour ce qui est l’art contemporain,

-tant les acteurs à tous niveaux de l’appareil semblent eux-mêmes faire ce qu’il veulent, comme Madame Josse, en toute impunité et sans avoir de comptes à rendre à qui que ce soit, et même pas à un hypothétique public non indispensable pour un fonctionnement autarcique sous perfusion d’argent public.

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– tant l’idéologie véhiculée par cet appareil d’Etat sans cerveau ni pensée propre, doit pour cela être  dictée par celle du grand marché de l’art spéculatif , lui même inféodé au grand marché financier mondial que personne, jusqu’à maintenant n’est arrivé à réguler… Nous ne sommes  donc pas sortis de l’auberge, et pas sur le point d’être débarrassés de tous ces forcenés de la subversion-subvention qui peuplent les couloirs des administrations artistiques et culturelles….

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Quoi qu’il en soit de la possibilité d’intervention des élus, je pense que ce qui a été dit ici, peut contribuer à ce qu’ils soient mieux informés sur le comment et le pourquoi de la manipulation dont ils sont l’objet de la part des acteurs de cette énorme, odieuse et criminelle farce qu’est l’art dit contemporain, qui négativise en permanence, qui ostracise, qui sépare l’art vivant de son public vivant, qui détruit le lien social, qui tue la création actuelle en disqualifiant  des quantités d’artistes dont la nécessité, le contenu, la subversivité, la contemporanéité et l’universalité, sont cent fois supérieures à celles des faiseurs opportunistes et formatés, promus   par Madame Josse et ses innombrables homologues.

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2- Quand l’ art se fait odieux… pour être plus contemporain

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Pour illustrer ce titre, je vous joins deux images en provenance du fameux Maurizio Cattelan, l’artiste le plus odieux du monde, et qui, pour cela, est devenu le plus contemporain, le plus international et le plus cher de la planète.

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Odieux est en effet le terme  qui me semble le plus adéquat pour englober tous les ingrédients utiles pour faire de l’art 100% contemporain et qui  sont : le cynisme, l’inepte, la perversité, l’arrogance, l’impudence, le mauvais goût, la cruauté avec les humains et les bêtes, la dérision de tout, la transgression systématique, etc.

 

Et c’est bien Cattelan, qui a su réunir avec le plus de talent et d’intelligence tous ces ingrédients pour un travail s’apparentant à celui du journal Hara-Kiri, mais en plus classieux ou moins populaire… Un hara-kiri de luxe en quelque sorte, ciblant la haute société et les ultra-riches de tous pays, plutôt que les ultra-prolétaires depuis longtemps désunis.

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Parmi ces œuvres, on trouve le magazine international Toiletpaper, le torche-occiput favori pour milliardaires poutiniens incultes et ivrognes, qui ont la pensée dans le rectum et  que le facéties cattelanesques font rire grassement après boire. L’image qui en est extraite est particulièrement bête et méchante.

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On y  voit les mains embagousées d’une vieille richissime collectionneuse d’art, ( Image 02) se brûlant volontairement avec sa propre cigarette pour se punir sans doute d’être aussi riche et stupide…Une sorte d’ auto-dérision bien lourde et téléphonée,  sans subtilité ni poésie,  et parfaitement consternante y compris pour la vieille peau qui a subi le supplice.

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L’affreux Jojo Cattelan est aussi l’auteur de  la fameuse sculpture Nona Hora (fichier joint 03)  (10 millions de dollars la pièce, dans la collections Pinault) qui représente le Pape écrasé par une météorite ; et puis de l’écureuil noyé dans une assiette ; et puis du petit Hitler en premier communiant ; et puis de ce  cheval sans tête, fiché dans le mur, etc., et de quantité d’autres supplices visuels et nuisances conceptuelles  plus atroces, ineptes, bêtes et méchants les uns que les autres, (fichiers images Joints n° 04) et qui sont résultat de la recherche d’un permanent dépassement de ses propres limites, dans ce même registre de l’auto-fellation oxymorique et de l’odieuse plaisanterie à haut niveau de questionnement sociétal sur fond d’hyper-luxe et d’argent dégoulinant de partout.

 

Mais aujourd’hui, comme l’a dit la sociologue Nathalie Heinich (voir ma précédente chronique) , on est passé du « paradigme de l’art moderne » au  « paradigme de l’art contemporain » et toutes les valeurs  se sont retournées sur elles-mêmes : l’odieux a remplacé le gentil, parce que c’est plus chic, dans les magazines de mode comme le supplément dominical du Monde, d’afficher une figure patibulaire et menaçante plutôt qu’un visage avenant et souriant ; parce que le fameux rire de Topor, cela fait aujourd’hui un  peu dépassé et ringard pour « qui veut être de  son temps »…Sale  temps !

 

Sale temps donc pour les gentils, corrects,  « normaux », sympas… Priorité à l’antipathique, au faussaire, à l’opportuniste, au faiseur, au tortionnaire du sens, etc.  Prime à l’enfoiré dont on trouve justement les plus beaux spécimens,  en galeristes ou collectionneurs, agglutinés à la foire FIAC . Apologie du morbide avec des œuvres réussies « quand on ne peut pas les supporter plus de trois minutes », comme s’en glorifie Claude Lévèque. Triomphe de l’odieux cattelanesque. Adulation du « veau d’or » de Hirst. Glorification du cynisme ubuesque par Michel Onfray, notre philosophe populaire bas-normand, ( voir plus loin) qui voit en Cattelan un nouveau Diogène… Départ d’orgasme chez nos spécialistes du grand marché, Judith Benamou,  Roxana Aximi et Harry Bellet,  dès qu’on leur parle du beau Maurizzio … objet par ailleurs d’une vénération extatique de la part tous les prescripteurs d’art contemporain, qu’ils soient curators, critiques membres de l’AICA, inspecteurs de la création, professeurs d’art, activistes culturels, schtroumpfs post-diplômés d’écoles d’art, etc.

 

Mais ce qu’il y a de plus fabuleux  chez ce Cattelan, c’est que plus il essaie de se dévaluer, plus il ridiculise et humilie ses admirateurs et ses collectionneurs, plus il dénonce l’ineptie d’un système qui a fait de lui sa figure de proue…bref : plus il crache dans la soupe,  plus sa notoriété et sa valeur sur le marché de la soupe augmente…C’est vraiment fabuleux ! Et c’est en cela qu’il est bien l’illustration la plus exacte de ce nouveau paradigme de l’art contemporain selon Nathalie Heinich.

 

Mais ce qu’il y a d’encore plus fabuleusement troublant, c’est ce que vous pouvez lire en bas de page de ce Toiletpaper : « Fondé en 2010 par l’artiste Maurizio Cattelan et le photographe Pierpaolo Ferrari, le magazine Toiletpaper s’amuse de l’overdose d’images et détourne les codes de la mode, du cinéma, de la publicité. »…

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Ainsi, le journal Le Monde, en publiant ces images de Toiletpaper, entreprend-il de se moquer de la publicité qui occupe la moitié de ses pages (dont certaines parfumées)… et ceci pour attirer les annonceurs qui prennent donc ainsi plaisir à se moquer d’eux-mêmes… Bravo Le Monde, ça c’est très fort !

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3- Elle a eu une enfance de rêve…

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Le dernier livre de la trilogie «  ma vie », de Catherine Millet vient de paraître. Le premier était consacré à sa vie sexuelle dissolue, le second à sa jalousie provoquée par  les frasques conjugales de son mari, et le troisième et dernier dédié à ses jeunes années et intitulée « une enfance de rêve ». Un titre qui se veut ironique, bien sûr, car l’ enfance en question fut épouvantable et cauchemardesque, avec un père alcoolique, violent, battant femme, enfants, chiens et voisins ; avec un frère cadet qui meurt très vite dans un accident de voiture ; avec une mère qui se suicide très vite par défenestration.

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Aussi la petite Catherine comprend-elle très vite qu’elle ne peut survivre à ce cauchemar que grâce à sa seule intelligence qu’elle a très vive en effet, et en réprimant tout ce qui est de l’ordre du sensible et de l’affectueux.

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Et c’est ainsi que plus tard, elle ne fut pas heureuse en ménage, n’eut pas d’enfant et eut une sexualité désastreuse.

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Mais c’est ainsi – ceci compensant cela – qu’elle a pu devenir la figure emblématique d’un art qui, lui aussi, a dû gommer toute expression du sensible ou du poétique,  pour être mieux contemporain et/ou international et mieux s’inscrire dans les logiques de pouvoir et d’argent…

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C’est bien connu : les grands malfaisants ont presque toujours eu une enfance difficile. Catherine Millet , qui a donc fait subir à l’art français ce qu’elle a subi dans son enfance, n’échappe pas à cette règle et son livre  nous  confirme ce que l’on subodorait depuis longtemps.

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Mais qu’importe. Voilà un futur best seller accompagné déjà du concert de louanges de tous les acteurs de la bien-pensance culturelle française : « elle fait surgir l’universel en passant  son vécu propre au tamis d’une analyse spéculative d’une saisissante acuité » nous dit Télérama. « Nous avons là un chef d’œuvre bouleversant » nous dit Le Monde. Quand à Jérôme Garcin du Nouvel Observateur il nous dit que l’auteure aurait dû titrer son livre : « la vie intellectuelle de Catherine M. »… Oui, Jérôme , c’est bien vu!

 

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Une enfance de merde

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Reçu d’un lecteur ( image n° 05): ce détournement de la 1ère de couv. du livre de Catherine Millet : « une enfance de rêve », où l’on lit « une enfance de merde »… et assorti du compliment suivant : « après le best seller « la vie sexuelle de merde de Catherine M. » vendu à 900 000 exemplaires en Corée du Sud, voici, de la même auteure « Une enfance de merde »…prochain ouvrage : « un art contemporain de merde »…

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4-Hourrah ! :  » la vie sexuelle de Catherine M » vient d’être rééditée… augmentée des commentaires d’un ecclésiastique et d’un médiéviste lacanien!

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Cette édition « collector », qui fait l’objet d’un seul tirage, réunit en annexe un ensemble de textes critiques (le médiéviste lacanien Alexandre Leupin, le théologien Jean-Philippe Guinle, l’écrivain Mario Vargas Llosa et Catherine Millet elle-même), pour la plupart inédits en France, ainsi que les fac-similés des notes préparatoires à l’écriture du livre.

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( Cette réédition ne sera pas diffusée en Corée du Sud qui avait vu pourtant la première achetée à 900 000 exemplaires… car il paraît que les sud-coréens, qui s’intéressent plutôt au côté salace de l’ouvrage, trouvent que le  théologien et le médiéviste lacanien n’ont vraiment rien d’excitant)

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5- L’art contemporain, c’est la dictature du quantitatif et de l’éphémère »

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Christine Sourgins, auteur des Mirages de l’art contemporain, s’est prêtée à l’exercice de l’entretien à la suite d’Aude De Kerros, il y a quelques semaines. Qu’est-ce que l’art contemporain ? Sur quels mécanismes repose-t-il ? En quoi peut-on dire qu’il a tué toute représentation de la peinture en France ?

Entretien réalisé par PLG, pour Contrepoints.

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http://www.contrepoints.org/2014/05/03/164985-art-contemporain-dictature-quantitatif-ephemere?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

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6-Aux  Abattoirs de Toulouse, on achève bien les artistes

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Le peintre Jérôme TISSERAND a écrit à Pierre COHEN Maire de Toulouse le 12 novembre 2013 pour proposer un don à la ville d’un certain nombre de peintures réalisées entre 1970 et 2011.

Le Maire a répondu le 21 novembre qu’il transmettait cette proposition à Madame de COMARMOND. Le 3 février 2014 Jérôme TISSERAND recevait un courrier de Monsieur Olivier MICHELON directeur du musée des ABATTOIRS, qui répond qu’il prend connaissance avec intérêt de la sollicitation de l’artiste, et qu’il demande quelques éléments visuels. Jérôme TISSERAND lui répond le 4 février et lui propose de se rendre sur son site internet riche en photos, l’invite à son atelier à Paris, et tient à sa disposition livres et catalogues.
A ce jour il n’y a aucune réponse d’Olivier MICHELON. Jérôme TISSERAND ne sollicitait rien et souhaitait offrir ces peintures. (voir image n° 06)

 

Pour rappel : Jérôme TISSERAND est arrivé à Toulouse en 1965 pour entrer à l’école des Beaux-Arts jusqu’en 1970 année de l’obtention de son diplôme. Sa première exposition fut présentée à Toulouse galerie Simone BOUDET en 1972, et à L’ENAC ainsi qu’au musée INGRES à Montauban et Galerie CONDILLAC à Bordeaux. De nombreux articles sont parus dans la Dépêche du Midi de 1972 à 1981 écrits par Robert ARIBAUT, Aline DINIER, Michel ROQUEBERT, et un passage au POP CLUB de José ARTUR. A partir de 1973 Jérôme TISSERAND s’installe à Paris où il entame une carrière artistique importante soutenue par la galerie Henri BENEZIT et Pierre CARDIN. L’artiste est étonné du manque d’intérêt d’Olivier MICHELON et pour tout dire de cette attitude méprisante vis-à-vis d’un artiste qui s’est engagé dans un travail difficile au début des années 1970. L’artiste constate, une fois de plus, le mépris affiché par Olivier MICHELON pour la peinture qui existe toujours et qui vivra encore longtemps, même si l’art officiel et les FRAC continuent à montrer des vidéos et installations.

 

On conçoit bien que si tous les artistes entreprennent de faire un don à leur musée le plus proche, cela va faire beaucoup de monde, et qu’il va falloir de grands entrepôts muséaux… Mais ce que l’on peut imaginer aussi, c’est qu’il existe des instances pour prendre en compte respectueusement ces propositions de don, pour choisir et constituer des collections publiques représentatives, patrimoniales, ouvertes à la diversité et qui ne couteraient pas trop cher à la collectivité…Le contraire exactement des collections des FRACS par exemple, bourrés à ras bord de 90% de saletés invraisemblables achetées à des prix pharamineux, sans aucune durabilité ni physique, ni artistique.

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7-De la critique de l’art contemporain

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A- De la critique cultivée de l’art contemporain

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Tout est dit dans cette intervention de 20 minutes de Laurent Danchin au colloque «  30 ans de dirigisme artistique d’Etat» qui a eu lieu au Sénat en Janvier 2013.

Un exposé limpide et vivant de ce qui active et explique le phénomène « art contemporain », avec un recensement de ce qui a été écrit sur le sujet et occulté par les médias dominants.

Ecoutez Danchin… Il est lumineux…et transmettez… Vous n’aurez pas perdu vos vingt minutes.

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Et puis, cet été, allez absolument voir la magnifique expo « Génie brut – Génie savant  » organisée par Laurent Danchin à l’Abbaye d’Auberive, près de Langres :

www.abbaye-auberive.com

 

« Génie brut – Génie savant  » Avec :José Francisco ABELLO VIVES  /  Paul AMAR  /  Joaquim ANTUNES  /  Joseph-Emmanuel BOUDEAU  /  Jean-Michel CHESNÉ, Abbé Bernard COUTANT  /  Youen DURAND  /  GHISLAINE  /  Jean-Luc GIRAUD  /  Jeanne GIRAUD  /  Joseph KURHAJEC/Joël LORAND  /  Franck LUNDANGI  /  MAÏTHE D /  MISTER IMAGINATION  /  Agnès PATAUX  /  Jano PESSET  /  Raymond REYNAUD/Jim SANDERS  /  Ghyslaine et Sylvain STAËLENS  /  Germain TESSIER  /  Catherine URSIN  /  Jean-Paul VIDAL  /  Serge VOLLIN/Davor VRANKIC

 

Exposition du 8 juin au 28 septembre 2014

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B- De la critique réactionnaire le l ‘art contemporain

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Voici, sur Télé Première, au cours de l’émission culturelle Starmag animée par Eric Nauleau, une confrontation d’anthologie entre l’exquise Sylvana Lorenz, prototype de la branchouille parfumée Chanel n° 5 – art contemporain germano-pratine et l’affreux sale,  bête et puant  réactionnaire  Alain Soral, ambassadeur  officiel de la bête immonde ( tellement affreux que même sa petite sœur Agnès en a honte), avec Mazarine Pingeot (la fille de..) qui joue la Madame Candide qui n’a rien à faire ici et qui ne comprend rien au film…
Si vous êtes un tant soit peu d’accord avec ce que dit le facho Soral, alors taisez-vous! Parce vos pensées sont tellement nauséabondes, que si vous les dites à haute voix vous sentirez mauvais de la bouche et des pieds.

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8-De la présence/ab-sens

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Pour la période estivale, le Musée d’Art Contemporain de Lyon, (le plus contemporain des Musées français) a choisi, parmi les produits disponibles sur le grand circuit international de l’inepte, trois artistes formatés à la démarche des plus performatoires et sternutatoires , dont un, Oliver Beer, qui est diplômé de Fine a-Art de l’Université d’Oxford, et qui propose « une performance fascinante à laquelle le spectateur participe par sa seule présence »… voir la photo jointe n° 07

Plus d’inf http://www.exponaute.com/expositions/9363-oliver-beer/

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9-Un Michel Onfray chamano-picturologue

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09-Onfray-Combas-grande.

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Michel Onfray, le philosophe populaire bas-normand, le « pense-peu-mais-vite » de l’intelligence française, la Chantal Goya du concept, le Socrate-fou du roi, le maître à penser des vieux cacochymes de son université populaire et des jeunes cornichons lecteurs des Inrocks, le Lucky Luke de la pensée, qui pense plus vite que son ombre et qui pense sur tout ce qui bouge (Freud, l’islam, l’orgasme, le PC, la cuisine, les fleurs, les vieux, les curés, etc. ) vient de sortir son 85ème best-seller depuis 10 ans, intitulé « un chamane nommé Combas »… » (voir image n° 09 )

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« Robert Combas ne déparerait pas dans une horde primitive de l’époque magdalénienne. Combas est un chamane, il peint comme un chamane, il pense comme un chamane, il vit comme un chamane » nous dit Onfray… Et ben voilà ! C’est tendance le chamanisme ! et allons-y pour du chamane ! et je ne vous dis pas la montagne d’argent  qu’il se ramasse le chamane, avec son autre copain de chamanerie,  le galeriste Strouk, le plus primitif des marchands d’art contemporain de la place de Paris.

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Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que , par ailleurs, notre picturologue Onfray défend courageusement une dizaine d’autres artistes ( dont pas mal de très bons… hors Combas qui n’est pas vraiment mauvais non plus quand il ne se prend pas pour un chamane et pour un rocker),  qui n’ont pas à être défendus tant leur notoriété est assurée, avec parmi eux Maurizio Cattelan, l’écraseur de Pape,  autre chamanique notoire , animiste, anthropophage et serial bouffeur de curés, de communistes  et de psychanalystes crypto- lacaniens , comme lui…

 

* Allez sur ce lien… il est très drôle :

Michel Onfray, la Chantal Goya du concept

 

* Et puis allez ici sur le blog de l’excellent Nicolas Roméas (Directeur de la revue Cassandre/ Hors Champ), qui fait son affaire à la Chantal Goya du concept, dans un texte fracassant pour cette dernière, intitulé : La chute d’une idole populaire

http://blogs.mediapart.fr/blog/nicrom/110810/chute-dune-icone-populaire

 

* Et puis  ceci : Quand Onfray est aussi odieux que son poulain Cattelan

 

Magnifique lettre du résistant Leon Leandini après l’abjecte attaque d’Onfray sur le PC et les résistants

Léon Landini à Onfray : » qu il vienne raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités »

Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.

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http://histoireetsociete.wordpress.com/2013/12/14/magnifique-lettre-du-resistant-leon-landini-a-lire-absolument-a-diffuser/

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10- Avec Martial Raysse, la peinture est de retour…

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Oui, mais dans quel état !!

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Ce texte va figurer dans le numéro d’été du magazine Artension, dans un grand dossier intitulé «  Les aventuriers de l’art perdu ». La question qui m’était posée étant « Raysse, est-il un de ceux-là ? »…Ben non, ma foi ! Comme vous pourrez le lire.
Je remercie Artension de bien vouloir m’ouvrir ses pages, car il est le seul support papier qui m’accepte. Certains même, comme Jean-Christophe Castelain,  le rédacteur en chef de L’ŒIL et le Journal des Arts , qui m’avoue  pourtant apprécier mes chroniques, m’affirme  qu’il ne les publierait pour rien au monde sur son papier…Quant aux  « Inrockuptibles », magazine des incorruptibles formatés à la subversivité  politiquement correcte du genre doigt dans le cul Ai Wei Wei (voir image 11) il n’est pas question qu’il publie une réac de mon espèce.

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Oui, Artension semble donc le seul papier libre dans le paysage artistique français. Merci à lui.

 

A l’occasion de  la grande rétrospective Martial Raysse au centre Pompidou, c’est l’institutionnalité artistique française qui, semble-t-il,  retrouve un peintre qu’elle avait mis de côté et perdu de vue pendant quelques décennies.

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« En toute humilité, si la France veut un grand peintre en ce début du XXIe siècle, c’est moi, ce n’est pas Buren. Il n’y a personne d’autre », dit l’artiste qui, lui, ne s’est jamais perdu de vue et n’a jamais  désespéré de lui-même, grâce au soutien moral et financier indéfectible de son investisseur à risque  François Pinault.

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Le flamboyant playboy, « anti Bernard Buffet » qui voulait « chanter le soleil et l’optimisme des bains de mer », champion du pop-art français niçois mâtiné nouveau réalisme des années 60, « Icône de la révolution sexuelle et artistique », «  hygiéniste de la vision » ( voir image jointe) et dont les œuvres de cette époque, « qui refusent le vieux, le dégradé, le périssable et l’obsolète. .. », se vendent aujourd’hui des millions de dollars , est touché, en mai 1968 par une sorte de grâce ésotérico-écolo-mystique, qui lui fait «  récuser les jeux biaisés du marché de l’art »,  renier son passé de pop-artiste flambeur pour devenir une sorte d’apôtre illuminé de la décroissance, de la lutte contre la société de consommation et chantre d’un un art équitable avec son ami Pinault.

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Il achète alors, en 1979, une vieille bergerie dans les collines du côté de Bergerac pour y mener une vie ascétique. Avec peu d’argent, sans télé, sans électricité ni eau courante, il jardine, fait son pain, mange les œufs de ses poules et puis ses poules. « Solitaire et sauvage, il s’y emploie  à réinventer une nouvelle vision du monde. » écrit quelque part un de ses hagiographes… mais surtout il entreprend d’apprendre à peindre avec une application de peintre du dimanche. Alors, bien sûr, ses picturalités maladroites font-elles comme le dit le même hagiographe « l’objet d’un rejet et d’une profonde incompréhension », de la part des critiques d’art qui l’avaient encensé et qui se sentent trahis… l’objet d’apitoiement et de consternation de la part de ses collectionneurs  qui voient dans ce « ressourcement du côté du bouddhisme zen chinois des pères du désert et du soufisme »  un risque de forte dévalorisation financière des œuvres qu’ils possèdent.

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Son récent  retour en grâce, ne l’empêche pas de toujours dénigrer vigoureusement la quasi – totalité de la  création plastique actuelle : « Ce n’est que de la rhétorique. » dit-il, et il n’y a guère que Lucian Freud qui échappe à son courroux vengeur. Quant aux autres artistes de la galerie Kamel Mennour où il expose en parallèle avec le Centre Pompidou (une heureuse coïncidence), il a bien prévenu le galeriste  qu’il les considérait comme tous très mauvais.

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L’institutionalité française est donc dans cette  configuration tout à fait inédite et pour le moins acrobatique, qui consiste à rendre hommage à un artiste qui invalide tous les choix qu’elle a fait depuis quarante ans et à rendre fréquentable un peintre dont elle ne voulait plus entendre parler pendant trente ans …

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Ainsi, sauf à admettre que ce qui guide les choix des hauts commis de la culture nationale  préposés à l’art officiel de type Blistène ou Grenier, est l’absurdité et l’incohérence, on ne voit pas immédiatement ce qui d’autre expliquerait ce retour d’affection de l’appareil d’Etat envers ce pestiféré contagieux de Martial Raysse…

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Certes, on peut se poser cette question, mais je pense au contraire que l’institutionnalité reste, avec cette réhabilitation paradoxale, parfaitement cohérente avec elle-même et fidèle à sa logique.

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Je pense en effet qu’il n’y a pas d’opposition de fond entre Buren et Raysse mais une sorte de complémentarité de fait, une alliance objective, comme celle du recto avec  le verso d’un même objet réversible, d’un même propos dévaginable, et de ce  même «  discursif process » qui caractérise l’art dit contemporain…Je pense que l’obsessionnalité  brute de décoffrage et non sublimée de l’un, son symbolisme morbidoïde appuyé sur une picturalité surjouée autant que poussive, sa spiritualité schizoïde, sa sensualité assez glaireuse, justifient l’existence et la nécessité de la minimalité aseptique et inodore  de l’autre comme contre – point réparateur, comme antidote nettoyant du regard et  purgatif de l’esprit après avoir regardé Raysse… Autrement dit : Buren après Raysse, c’est reposant…Autrement dit encore : Buren et Raysse, même combat contre la peinture et contre l’art.

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Je pense aussi que l’un et l’autre sont de bons produits spéculatifs parce qu’ils contiennent   les mêmes ingrédients qu’il faut pour cela : l’ arrogance, la mégalo paranoïde, le mépris des collègues, l’aptitude à cracher dans la soupe et à humilier ses adeptes pour mieux enflammer leur admiration… et puis la même stratégie de la négativité et de la rupture qui crée de l’interpellation, du questionnement, du commentaire, du « story-telling », de la légende, du mythe … bref , de la grosse médiatisation et du gros marketing pour en tirer,  au bout du compte, de gros paquets d’argent… Bref, le principe de vertueuse collusion dispositif public – intérêts privés est respecté avec la coincidence des expos au Centre Pompidou et chez Kamel Nemour ( et qu’importe si Raysse conchie les artistes de ce dernier du moment que ce dernier ramasse la mise)… Bref, la sur-visibilité donnée à Raysse autant qu’à Buren, permet la sur-occultation de quantité d’artistes qui mériteraient l’hommage pompidolien …Et  je pense à Vélickovic dont il est question dans l’édifiant témoignage de Jean-Luc Chalumeau paru sur la lettre du site http://www.visuelimage.com , que vous trouverez ici-même :

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« Premier souvenir. Suite à un arrêté du 11 décembre  1981 instituant un Grand Prix National de Peinture, j’ai fait  partie du jury chargé de décerner ce prix pour l’année 1985. Etaient  présents des fonctionnaires du ministère de la Culture, les  directeurs du Musée National d’Art Moderne et du Musée d’Art moderne  de la ville de Paris, et deux critiques d’art, en l’occurrence Marc  Le Bot et moi. Les « Inspecteurs de la  création » proposèrent divers noms d’artistes  conceptuels dont la qualité de peintres paraissait douteuse à Marc  Le Bot qui, auteur en 1979 d’un remarquable essai sur le symbolisme  artistique à propos de Vladimir Vélickovic, entreprit de défendre ce  peintre authentique avec mon soutien immédiat. Peine  perdue ! Les fonctionnaires faisaient une mine  dégoûtée quand Dominique Bozo, patron du MNAM, lança son  joker : pourquoi pas Martial  Raysse ? Suzanne Pagé, patronne du musée de la  ville le suivit aussitôt. Marc Le Bot s’étonna de ce que le pop  artiste flamboyant des années 60, qui, depuis le début des années  70, tentait de montrer des peintures et dessins assez maladroits,  puisse passer devant son poulain dont l’éclatant talent purement  pictural était évident. Il n’obtint aucune réponse. Dominique Bozo  nous adressa un sourire aussi courtois  qu’ironique : ce serait Martial Raysse le lauréat  parce qu’il était une vedette mondialement connue, un point c’est  tout. Les troupes du ministère s’empressaient en effet de rejoindre  les responsables des deux grandes institutions. L’affaire était  réglée. Je crois qu’il est inutile de commenter. Notons que ce Grand  Prix de Peinture, que Jack Lang avait voulu prestigieux, fut  supprimé en 1998. »

 

Ainsi, avec Martial Raysse au Centre Pompidou, l’art perdu semble donc encore plus perdu… la peinture aussi, comme semble  de plus en plus perdu l’espoir de voir un jour ce lieu rendre hommage aux Velickovic, Rebeyrolle, Segui, Rustin, Pat Andrea, Dado, Cremonini, Ipoustegui, Bettencourt, Christoforou, Pons, Franta, et tant d’autres qui sont pourtant l’honneur de l’art français.

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Image n° 10

10 raysse 1960

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Martial Raysse . « Etalage, hygiène de la vision » – 1960- Une œuvre qui préfigure celles que l’on trouve par milliers aujourd’hui dans nos FRACs

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11- Trois réacs s’invitent à la FIAC

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C’était sur France Inter, dans émission de M Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis », du mercredi 6 novembre 2013, et on n’y croyait pas ses oreilles : un flingage en règle de l’art contemporain, comme jamais on ne l’avait entendu sur une radio d’Etat. Une surprise donc. Un signe que les lignes bougent et que l’omerta se fissure. Bon, c’est vrai que Daniel Mermet, le mec sympa, qui aime les vrais gens, un rien popu et donc un peu réac pour les contemporainistes distingués,  ne pouvait que faire pavé dans le marigau chez les « vrais gens »  de la FIAC….

Un témoignage fracassant à écouter, ré-écouter, et faire circuler

Voici le lien :

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12- Le paradigme Buren : You know what ? I’m happy !

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Je vous joins ( doc 13) le dossier de presse  de l’expo Buren au Musée des Strasbourg, intitulée « Comme un jeu d’enfant-Travaux in-situ » et qui durera jusqu’au 4 janvier 2015… soit six mois

Je vous joins aussi ( doc N°13) cette image de notre  travailleur in-situ national,  qui, à chaque fois que je la regarde, me réjouit au plus profond de moi, comme quand je revois le Droopy  du fameux  « You know what ? I’m happy ! »

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he is happy !

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he is happy !

Même regard un peu triste, abruti et semi-souriant de notre infatigable outilleur visuel dans sa petite veste à col mao-kampuchéa démocratique…et visiblement satisfait de lui, pour la centaine de jolis petits monochromes de diverses couleurs que l’on voit en arrière –plan  et qu’il a fait réaliser pour orner l’escalier du magnifique Hôtel particulier où il vient d’ oeuvrer in-situ.

 

Content de lui, quand il lit, dans le dossier de presse de Strasbourg, la même sempiternelle formule consacrée à son sujet : « considéré comme l’un des artistes les plus importants de la scène contemporaine, Daniel Buren est l’auteur d’une oeuvre plastique et théorique considérable »…

 

Content de lui donc, comme Droopy de ses exploits, d’avoir réussi cette prouesse inouie d’ être « Le plus important plasticien  français de renommée internationale » qu’il est devenu, à partir d’une proposition  plastique et théorique d’une pauvreté intrinséque quasi absolue.

 

Mais il n’empèche que pour franchir les portes ouvertes et pénétrer dans  la béance théorique et plastique de l’œuvre burénienne, il faut avoir des mots – clefs, des mots de passe en quelque sorte, des Césames ouvre-toi…Et la direction du Musée de Strasbourg a pris soin de nous les fournir dans le dossier de presse joint, en extrayant du colossal paquet verbeux des « Ecrits » de Buren, pesant ouvrage en deux volumes de 600 pages chacun, les citations qui semblaient le plus lourdes.. Et parmi celles-ci, je vous en ai choisi d’archi-lourdes d’absence de sens , que je vous livre ici …

 

Alors imaginez ces formules ultra-creuses de Buren, d’une  furieuse insignifiance, d’une crétinerie aussi docte qu’abyssale, dites à haute voix avec l’intonation d’un Droopy prophétique énonçant des citations de Lao Tseu.

 

La couleur

You know what ? : « je pense que la couleur, c’est de la pensée pure ; qu’il est impossible de la transcrire ni en musique, ni en parole, ni en philosophie, ni en rien ; que c’est  brut ; que c’est d’une complexité extraordinaire ; que cela  relève de l’indicible ; que cela  n’exprime rien ; que c’est un pur moment de beauté immatérielle et sensible… » » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Jérôme Sans )

 

L’artiste et le Musée

You know what ? : « Le musée me permet une expérimentation que je dois pousser le plus loin possible, avec beaucoup d’exigence et qui relève en quelque sorte du service public. Cette recherche est fondamentale, tout comme la recherche en mathématiques ou en sciences »… So, I’m happy ! (propos recueillis par Olivier Vadrot)

 

Beauté

You know what ? : « Je tiens pour acquis et ose affirmer que, si la beauté n’est plus la finalité de l’art depuis longtemps, elle existe plus que jamais et s’exprime dans chacune des meilleures productions de ce siècle … La beauté d’une oeuvre a plus à voir avec son concept qu’avec son « esthétique » ou le résultat formel. » » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Anne Baldassari )

 

Ecrits

You know what ? : « L’artiste n’étant pas obligatoirement un idiot ou un analphabète, pourquoi n’écrirait-il pas aussi ? En ce qui me concerne, il existe quelques raisons à cette activité « littéraire », raisons parmi lesquelles on peut distinguer : la nécessité, l’urgence, la réflexion, la commande et/ou le plaisir. Chacun de mes textes est le résultat de l’une ou plusieurs de ces cinq raisons. » So, I’m happy !  (Propos recueillis par Jérôme Sans )

 

L‘outil visuel

You know what ? : « Mes bandes colorées n’ont aucune signification en tant que telles. Ces sont simplement des instruments très ductiles pour voir. Elles prennent un sens lorsqu’elles sont utilisées. » So, I’m happy !

 

Point de vue

You know what ? : « S’intéresser au point de vue revient implicitement à prendre en considération le regardeur, car il ne peut y avoir de point de vue sans personne. Concevoir un objet induit qu’il puisse être vu. Une oeuvre commence à « exister » lorsqu’une autre personne que celle qui la fabrique la regarde. » So, I’m happy !  ( propos recueillis pas Jérôme Sans )

 

Travail in situ

You know what ? : « Employée pour accompagner mon travail depuis une dizaine d’années, cette locution ne veut pas dire seulement que le travail est situé ou en situation, mais que son apport au lieu est aussi contraignant que ce qu’il implique lui-même pour le lieu dans lequel il se trouve. Le mot travail étant extrêmement douteux, il est néanmoins à comprendre dans un sens actif : « un certain travail est effectué ici », et non dans le sens d’un résultat : « regardez le travail fait ». So, I’m happy !

 

Travail situé

You know what ? : « Contrairement aux  travaux in situ , liés irrémédiablement aux lieux pour lesquels ils ont été conçus, les « travaux situés » peuvent circuler d’un endroit à un autre, à condition de suivre quelques règles fort simples. […] Un « travail situé » ne se revendique pas de l’invraisemblable orgueil de l’objet unique, autonome, que l’on nomme habituellement « oeuvre d’art » So, I’m happy !

 

Photo-souvenir

You know what ? : « La photo, par rapport à ceux et celles qui ont vu et expérimenté le travail-événement qu’elle illustre, sert d’aide-mémoire, donne la preuve de l’existence formelle passée – ou présente d’ailleurs – de la chose photographiée. » So, I’m happy !

 

Fragment et fragmentation

You know what ? : « Il n’est pas nécessaire de devoir assimiler tout mon lexique, même si cette connaissance confère relief, profondeur à la perception de chaque pièce. Cette notion de fragment, de fragmentation est essentielle ; elle est peut-être la philosophie de mon travail. » So, I’m happy !

Propos recueillis par Anne Baldassari

 

Ainsi, avec ces quelques extraits d’un océan de péremptoires platitudes et de pompeuses inepties, vous avez pu mesurer l’insondable vacuité du paradigme burénien… mais ce que j’aimerais vous faire remarquer aussi , c’est la typologie des recueilleurs de ces mots-clefs :
Anne Baldessari qui vient de se faire virer de la direction du Musée Picasso pour cruauté mentale envers le menu personnel de l’établissement…remplacée toutefois dans la foulée par le pro-buréniste notoire Laurent Lebon, calamiteux gestionnaire de Pompidou-Metz… comme si Buren et Picasso avaient à se mélanger par l’intermédiaire de ces deux préposés à tout faire, dont ceci et son contraire

 

Jérôme Sans, flamboyant curator à tout faire lui aussi, de multiples opérations internationnales d’art contemporain… Comparse de Nicolas Bourriaud pour le  Palais de Tokyo de 2002 à 2006, puis guide spirituel d’un grand maffieux ukrainien collectionneur d’AC, puis maître à penser de 2008 à 2012du milliardaire Guy Ullens pour sa fondation UCCA ramasse-pognon à Pékin… puis Global Cultural Curator de 2006 à 2013 pour Le Méridien Hotels & Resorts…puis  Directeur artistique de l’un des plus grands programme de réaménagement urbain en Europe « Rives de Saône – River Movie » à Lyon, ou il a pu placer ses meilleurs amis du réseau  financial artists.

 

Nicolas Vadrot , l’homme à tout faire par excellence, polyvalent, omnivore, pluri-rateliers, multi-casquettes : artiste, professeur, performeur, curator, critique d’art, galeriste, etc…

 

Trois personnages donc, qui ont du, comme tant d’autres apparatchiks ou sbires interchangeables de l’AC en début de carrière, aller recueillir la logorrhée et cirer les pompes de l’homme –clef du système, pour être mieux adoubés par celui-ci

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13-Et maintenant : un peu de joie et de bonheur !

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Pour vous récompenser de m’avoir lue avec attention, voici 3 minutes réconfortantes où l’on voit des danseurs des années 60 se lâcher à fond sur un énorme tube d’aujourd’hui : un bonheur total !

Voici le lien www.facebook.com/photo.php?v=10152378365713680&set=vb.581043679&type=2&theater/

 

 

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Schtroumpf Emergent

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