HOME SWEET HOME. À propos de l’inquiétude‏ / DAZIBAO

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 © Paulette Phillips, The Floating House (2002)
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HOME SWEET HOME

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À PROPOS DE L’INQUIÉTUDE
 
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Une exposition préparée pour Dazibao par Olivia Boudreau et France Choinière
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 DU 27 MARS AU 17 MAI 2014
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28.03.14
19H30
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La maison comme espace physique. La maison comme espace psychique. La maison, symbole serein du bercail, du lieu d’appartenance, de l’intimité, du familier, de la mémoire, de la douceur d’être. La maison, espace de l’isolement, de l’étouffement, de l’hostile, lieu de résonance du mal-être et de ce qui est perturbé. La maison, figure tant de l’équilibre que de son envers, ce point de tension où tout peut basculer.

 

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L’exposition HOME SWEET HOME. À propos de l’inquiétude se construit autour du motif de la maison, du «home», certes pour marquer l’installation de Dazibao à demeure, dans ses nouveaux espaces, mais plus encore comme expression de l’incertitude indispensable à la création, à la poursuite d’une réflexion sur l’art. Ainsi, les œuvres réunies ont en commun de renverser les évidences pour révéler ou figurer ce doute nécessaire, cet état toujours mouvant impropre à la quiétude.

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Pour certaines œuvres, l’incertitude loge dans une insistance à attester de l’histoire. Une histoire pourtant en perpétuelle évolution et dont le récit n’est jamais final, puisque parfois manipulée, effacée ou réinterprétée au gré des époques et des cultures. L’authenticité du document en est trouble, de même que la vérité historique et parfois même, purement et simplement, l’existence de ce qui est donné à voir. Afin de mitiger ce doute, d’autres œuvres utilisent l’image pour témoigner d’une identité, d’un rôle social, de l’appartenance à une collectivité ou plus abstraitement comme tentative, à tout le moins conceptuellement, de contrôler son environnement. Laissant poindre l’imprévisible et l’irrégulier comme forme de résistance aux conventions.

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L’incertitude se manifeste aussi par des œuvres qui, en brouillant les rapports entre réel et imaginaire, se jouent de nos perceptions, lançant une invitation à figurer le sens caché des choses. Rendu invisible, l’écart entre le réel et le factice devient un espace pour confronter ses désirs, ses secrets, ses craintes les plus intimes. Par l’inconfort qu’elles suscitent, certaines œuvres parviennent même à bloquer tout sentiment d’identification et toute possibilité de vivre une expérience par procuration.

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Enfin, d’autres œuvres figurent l’état d’incertitude formellement. Parfois en déréglant notre rapport habituel au temps par l’utilisation d’un montage en rupture de toute continuité convenue ou encore par des mises en scène qui, dans la durée, deviennent insupportables, oppressantes. D’autres fois, par des déplacements lents de caméra qui installent et maintiennent d’une manière insidieuse le malaise ou finalement par la fixité persistante d’une image qui devrait changer, qui devrait bouger, pour laisser libre cours à la narrativité qui lui semble implicite.

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HOME SWEET HOME. À propos de l’inquiétude rassemble le travail de plus de vingt-cinq artistes du Québec, du Canada et de l’étranger. Le projet consiste en une exposition en galerie, une exposition vidéo en salle de projection, des œuvres monumentales installées dans la ville et une publication pour laquelle deux œuvres textes ont été spécialement créées par Rob Kovitz et Christof Migone. Y sont réunies des œuvres photographiques, vidéographiques, filmiques, performatives, installatives et sonores qui déploient les multiples usages de l’image dans l’art contemporain. Faisant fi de tout recensement, historique ou autre, et de toute chronologie, se côtoient librement dans ce projet des œuvres qui éclairent tout autant le passé que le présent et laissent présager du futur des pratiques de l’image – mais bien entendu sans certitudes.

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Artistes
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Raymonde April, Juan Betancurth, Johanna Billing, Matthew Buckingham, Jennifer Campbell, Nancy Davenport, Bettina Hoffmann, Joseph Ismail, Patrick Jolley & Reynold Reynolds, Mazen Kerbaj, Thomas Kneubühler, Rob Kovitz, Søren Lose, Maria Marshall, Christof Migone, Gunvor Nelson, James Nizam, ONF, Anne Parisien, Paulette Phillips, William Raban, Gisela Restrepo,  Ben Rivers, Jon Sasaki, Ron Terada et Chih-Chien Wang
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HOME SWEET HOME. À PROPOS DE L’INQUIÉTUDE
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THE EXHIBITION IS SHOWN
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FROM MARCH 27 TO MAY 17, 2014
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The home as physical space. The home as psychic space. The home as serene symbol of the fold, the place of belonging, privacy, the familiar, memory and the sweetness of being. The home as the space of isolation, suffocation and hostility, the place where malaise and what is disturbed resonate. The home, a symbol of both equilibrium and its opposite, the pressure point where everything can tip over.

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The exhibition HOME SWEET HOME: À propos de l’inquiétude is built around the motif of the home, first of all to mark Dazibao’s permanent new space, but also as an expression of the uncertainty necessary to creation and to the pursuit of thinking about art. What the works brought together thus share is the way they turn the obvious upside down to reveal or give form to this necessary doubt, this constantly shifting state unsuited to quietude.

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For some works of art, uncertainty is located in their insistence on bearing witness to history. A history that is constantly evolving and whose narrative is never final, as it can be manipulated, obliterated or reinterpreted at different times by different cultures. The authenticity of the document in this history is murky, as are historical truth and even, sometimes, the existence of what is seen, pure and simple. To mitigate this doubt, other works use the image to testify to an identity, to a social role, to a sense of belonging to a community or more abstractly as an attempt, at least conceptually, to control one’s environment. They let the unpredictable and the irregular break through like a form of resistance to conventions.

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Uncertainty also appears in works which, by blurring the relations between the real and the imaginary, play on our perceptions and launch an invitation to seek the hidden meaning of things. Made invisible, the gap between the real and the factitious becomes a space for confronting one’s innermost desires, secrets and fears. Some works, through the discomfort to which they give rise, even manage to block any feeling of identification and any possibility of experiencing by proxy.

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Finally, other works embody a state of uncertainty formally—at times by upsetting our usual relation to time through the use of forms of montage that break with any established continuity, or through a mise en scène which, over time, becomes unbearable and oppressive. At other times this is achieved through the slow movement of the camera to establish and maintain malaise by insidious means, or, finally, through the persistent fixity of an image which must change, which must move, to give free passage to the narrative that seems implicit in it.

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HOME SWEET HOME: À propos de l’inquiétude brings together the work of more than twenty-five artists from Quebec, Canada and abroad. The project consists of a gallery exhibition, a video exhibition in the screening room, monumental works in the city and the present publication, for which two texts were specially created by Rob Kovitz and Christof Migone. These elements of the event include works in photography, video, film, performance, installation and sound art which explore various uses of the image in contemporary art. Scorning any inventory, historical or otherwise, and any chronology, the project freely associates works which inform both the past and the present of image practices and portend their future—but of course without any certainty.

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Artistes
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Raymonde April, Juan Betancurth, Johanna Billing, Matthew Buckingham, Jennifer Campbell, Nancy Davenport, Bettina Hoffmann, Joseph Ismail, Patrick Jolley & Reynold Reynolds, Mazen Kerbaj, Thomas Kneubühler, Rob Kovitz, Søren Lose, Maria Marshall, Christof Migone, Gunvor Nelson, James Nizam, ONF, Anne Parisien, Paulette Phillips, William Raban, Gisela Restrepo,  Ben Rivers, Jon Sasaki, Ron Terada et Chih-Chien Wang
 
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DAZIBAO
5455, avenue de Gaspé,
rez-de-chaussée – espace 109,
Montréal (Québec)

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