Esther Shalev-Gerz – La mémoire en mouvement / La Galerie de l’UQAM

 

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Esther Shalev-Gerz, WHITE-OUT: Entre l’écoute et la parole, 2002,

installation vidéo, vue de l’installation à la Morris and Helen Belkin Art Gallery, Vancouver.

Photo : Scott Massey © L’artiste

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Esther Shalev-Gerz

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La mémoire en mouvement

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Du 7 mars au 12 avril 2014 
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Vernissage
jeudi
06.03.14
17 h 30
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La Galerie de l’UQAM présente La mémoire en mouvement, troisième étape de la première exposition monographique itinérante au Canada d’Esther Shalev-Gerz. L’exposition réunit des œuvres majeures de l’artiste reconnue internationalement pour ses recherches dans les domaines de la démocratie, de la citoyenneté, de la mémoire culturelle et des politiques de l’espace public. Des auteurs de renom tels que Georges Didi-Huberman et Jacques Rancière ont d’ailleurs écrit sur le travail de Shalev-Gerz.

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L’exposition est organisée et mise en circulation par la Kamloops Art Gallery (Kamloops, Colombie-Britannique) et le commissariat a été réalisé par Annette Hurtig et Charo Neville. Après la présentation à Kamloops et à la Morris and Helen Belkin Art Gallery (UBC), Vancouver, l’exposition à la Galerie de l’UQAM comporte l’ajout de deux installations majeures de l’artiste.

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La mémoire en mouvement

Esther Shalev-Gerz4-1Élaborés à travers un dialogue continu avec des personnes qui partagent leurs expériences individuelles et collectives, les installations et travaux d’art public d’Esther Shalev-Gerz revisitent la notion traditionnelle du portrait et contribuent au débat contemporain autour des enjeux de la représentation. Le travail de l’artiste témoigne d’une investigation soutenue des caractéristiques transitionnelles du temps et de l’espace en corrélation avec la transformation des identités, des lieux et des histoires. Dans tous ses projets, elle interroge simultanément notre compréhension des fonctions sociales et l’importance de la pratique artistique.

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La plupart de ses œuvres, par leur dispositif singulier, créent des allers-retours entre passé et présent et placent le visiteur devant sa propre histoire pour l’amener à en soupeser la valeur linguistique, culturelle et historique. Par exemple, White-Out (2002), qui met en présence le destin d’une femme Samie vivant en Suède – où jusque dans les années 70, les Samis, leur langue, leur culture et leurs chants n’étaient pas respectés ni acceptés – permet d’établir une relation étroite avec le sort des Premières nations en Amérique du Nord. Dans une autre œuvre, D’eux (2009), l’artiste fait indirectement dialoguer le célèbre philosophe français Esther Shalev-Gerz3-1Jacques Rancière et une jeune philosophe libanaise, Rola Younes, à propos de leurs expériences respectives de renouvellement et d’enrichissement de leur perception et de leur rapport au monde. Younes évoque sa passion pour l’apprentissage des langues et de leur culture quand Rancière lit à voix haute un extrait de son texte le Spectateur émancipé, dans lequel il décrit un moment constitutif de sa pensée qui l’a amené à « reformuler les rapports établis entre voir, faire et parler » et où il commente la fonction de l’art contemporain.

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L’artiste Esther Shalev-Gerz poursuit ainsi un processus consistant à démêler les particularités identitaires liées à la construction dans le temps de l’histoire et de la mémoire. Sa pratique artistique problématise la façon dont nous comprenons notre place dans le monde et présente un échange d’idées élaborées à partir de situations de communication mises en forme au moyen de la vidéo, de la photographie, de la sculpture et de l’installation.

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À propos de l’artiste

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Esther Shalev-Gerz2-1Née à Vilnius en Lituanie, Esther Shalev-Gerz a grandi en Israël et vit à Paris depuis 1984. Elle est professeure des beaux-arts à Valand Academy à l’Université de Göteborg en Suède depuis 2003. En 2010, son œuvre a été le sujet d’une exposition d’envergure au Jeu de Paume à Paris et, en 2012, au Musée cantonal des beaux-arts à Lausanne, en Suisse. Depuis 1983, elle réalise en Europe des commandes d’art public et des interventions dans l’espace où les questions identitaires et de mémoire sont mises de l’avant (Israël, Allemagne, Canada, France, Royaume-Uni, Suède, Suisse et États-Unis). Soulignons que l’artiste a été sélectionnée par le gouvernement canadien comme l’une des 6 finalistes pour la réalisation du Monument national de l’Holocauste qui sera érigé à Ottawa. www.shalev-gerz.net

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Activités gratuites

Conférence de l’artiste

Mercredi le 5 mars, à 12 h 40, local R-M120

L’artiste prononcera une conférence dans le cadre du Programme Intervenants Culturels Internationaux (ICI) de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.Pavillon des Sciences de la gestion, UQAM, 315 rue Sainte-Catherine Est.

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La Galerie de l’UQAM
Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
1400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est, Montréal
Métro Berri UQAM
Entrée libre 
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Renseignements Tél. : 514 987-8421
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