La photographie de la ville arabe au XIXe siècle / Galerie octogonale

 

 

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La photographie de la ville arabe au XIXe siècle

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30 janvier au 25 mai 2014

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Vernissage

30.01.14

18 h

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Galerie octogonale

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Au XIXe siècle, l’Orient incarne l’univers de l’exotisme, de l’imaginaire et du mystère. La littérature et la peinture en particulier se servent des contrées au-delà de l’Europe comme cadres d’explorations fertiles de l’inconnu et d’une imagination débridée. Dans la deuxième moitié du siècle, toutefois, plusieurs photographes précurseurs voyagent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, et rapportent en Europe et en Amérique du Nord des images qui illustrent cette idée même de l’exotique.

 

Qu’ils partent à la découverte des temples de la vallée du Nil, de la Terre sainte ou des costumes berbères, qu’ils soient amateurs ou pèlerins, qu’ils fassent partie de missions scientifiques ou d’expéditions commerciales, ces photographes s’embarquent tous vers des ports comme Alger et séjournent dans des villes importantes comme Le Caire et Damas. À une époque où la présence politique et militaire de l’Occident au Proche-Orient se fait fortement sentir, les photographies contribuent à véhiculer une impression de chaos et de désordre, d’insalubrité et d’autogouvernance défaillante dans la région.

 

Pourtant, aujourd’hui, ces mêmes images proposent une réalité différente, de nature à remettre en cause ces impressions premières. Photographier la ville arabe au XIXe siècle invite le visiteur à délaisser les stéréotypes et à comprendre la ville islamique hors des limites de l’orientalisme. Un survol de la collection du CCA montre les débuts de la photographie des villes arabes et propose un virage morphologique, s’attardant aux panoramas, rues et monuments en tant qu’expressions matérielles d’une société complexe plutôt qu’éléments d’une vision pittoresque d’un Autre exotique.

 

La sélection de photographies amène le spectateur à établir une différence entre halal, ou public, permis ou profane, et haram, ou privé, interdit ou sacré. Cette dichotomie est présente à tous les niveaux de la culture islamique et par conséquent dans l’organisation de la cité, dont elle façonne les limites, les voies de circulation et les bâtiments. Qu’elles soient en plongée ou au sol, extérieures et panoramiques ou intérieures et intimistes, ces photographies brossent un portrait d’une réalité urbaine immortalisée un siècle et demi auparavant, mais mal comprise en son temps.

 

Jorge Correia, chercheur invité en 2013, est le commissaire de cette exposition. Cliquez ici pour voir sa présentation publique sur la vision de villes « islamiques » exprimée dans des photographies anciennes.

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Centre Canadien d’Architecture
1920, rue Baile
Montréal, Québec
H3H 2S6
Canada
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Photo:

Emile Béchard, photographe. Vue générale des tombeaux des califes, Le Caire. Planche 14 du portfolio L’Égypte et la Nubie : Grand Album Monumental,

Historique, Architectural. Publié en 1887. Phototypie, 37.5 x 27.8 cm. Collection CCA. PH1979:0613:014

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