Au congrès de la CIPAC, il n’y a d’art que contemporain et Marcel Duchamp est son prophète par Nicole Esterolle (Paris)

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La chronique n° 48

de Nicole Esterolle

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1- Au congrès de la CIPAC, il n’y a d’art que contemporain et Marcel Duchamp est son prophète 

( 10 infos pétillantes d’actualité, à lire posément)

Elle a de l’aplomb

« Ce qui caractérise notre époque, c’est la réconciliation de l’Etat et du génie », a déclaré, il y a quelques années, l’exquise Catherine Millet … Et il fallait bien l’aplomb de celle qui a vendu le récit de sa vie sexuelle à 900. 000 exemplaires en Corée du Sud, pour oser dire une chose pareille, et devenir ainsi la principale inspiratrice de la pensée artistique française d’Etat et de tous les institutionnels de l’art contemporain qui en sont les ardents prosélytes (1). …Des prosélytes qui, au sein de la CIPAC , Confédération des professionnels de l’art contemporain , se comptent à plus de 1.500 travaillant dans le secteur de l’art contemporain en France et près de 550 structures culturelles (musées, galeries perfusées, écoles d’art, artothèques, centres d’art, bibliothèques, FRAC, etc. )… Des prosélytes d’autant plus ardents défenseurs d’un art d’Etat et/ou contemporain, qu’ils n’ont d’existence que grâce à l’argent de ce même Etat

Du génie d’Etat

Ce « Génie d’Etat », en même temps que le culte du prophète Marcel Duchamp, sont donc célébrés régulièrement au congrès de la CIPAC, sorte de grande messe sectaro-corporatiste, qui a lieu chaque année dans une ville différente.

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Cette année, le 6ème congrès du CIPAC se passe à Lyon, capitale des trois Gaules, mais aussi capitale de l’art contemporain, avec son MAC, sa biennale supranationale d’art contemporain, ses innombrables petites et grosses structures subventionnées dédiées à cet art, et son fameux « Institut d’art contemporain », seul « Institut » en France consacré à l’art strictement contemporain, parce que seul produit de la fusion d’un FRAC et d’un « Laboratoire espace cerveau » http://i-ac.eu/laboratoireespacecerveau/ … le génie étant, comme chacun sait, toujours situé dans le cerveau.(sauf avec dérogation exceptionnelle – voir plus haut – dans les organes sexuels).

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Quelques beaux échantillons

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J’ai donc reçu, comme tout le monde, la petite plaquette de communication, de ce IAC (Institut d’art contemporain), qui présente l’exposition « jeune création internationale », à l’occasion de laquelle se retrouveront tous les pèlerins du CIPAC, et que vous vous pourrez voir comme je l’ai de mes yeux vue sur : http://i-ac.eu/fr/expositions/24_in-situ/2013/246_RENDEZ-VOUS-13

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Et vous y verrez donc comme moi, les yeux mouillés d’admiration muette, les échantillons suivants d’art éminemment contemporain de type FRAC et CIPAC : Deux sortes de bétonnières liées par un fil électrique ou par un tuyau à une structure en tiges métalliques où sont suspendus un matelas ainsi qu’une chose indéterminée molle et blanchâtre ; une tente de camping individuelle avec des moellons tout autour pour tenir les ficelles avec, à côté, une grosse boule noire, posée sur des polyèdres pointus en bois ; des sacs de sable suspendus au plafond ; une grande photo d’un escalier quelconque en bois; deux lits métalliques sans matelas avec au mur la photo du visage d’une fille la tête en bas ; deux plaques d’aluminium posées par terre, dont une un peu tordue, avec 3 carreaux de faïence blanche et deux manches à balais métalliques ; une immense photo de la façade d’un immeuble totalement pourri ; le mannequin en papier mâché d’un humain qui sort d’un plafond défoncé en glissant le long d’une grosse tige verticale genre caserne de pompiers; une sorte de dolmen tapissé de peaux de moutons, et le reste à l ‘avenant… Et c’est comme ça dans tous les FRAC, CRAC et MAC de France et de Navarre… Et l’on imagine le nombre de camions-bennes qu’il faudra, tôt ou tard, pour transporter les 4/5 èmes de ce « trésor national » ( Selon Madame Lequeux du Monde) à la grande déchetterie de l’histoire de l’art. ( en admettant que le 5 ème soit sauvable )

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Lutte des classes

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Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que « le Prix Rhône – Alpes jeune création » sera remis solennellement, par, nous dit-on « la Vice-présidente du Conseil régional Rhône-Alpes, déléguée à la culture et … à la lutte contre les discriminations… »…Ben oui !pourquoi pas les discriminations , chère Madame la Vice-Présidente, pendant qu’on y est!.. Mais des discriminations dans le domaine de la création artistique actuelle, êtes-vous informée ? Mais les milliers de vrais artistes réduits au RSA, parce qu’exclus, grâce au CIPAC, des processus de reconnaissance, vous intéressent-ils pour votre lutte ?

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Une consanguinité textuelle

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Maintenant , je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais au vu de ces toutes ces inepties bricolées, répétitives et compulsionnelles, je me pose la question très angoissante de savoir jusqu’où peut aller le génie humain quand il carbure uniquement à l’argent public, et ce que signifie exactement ce rassemblement rituel des professionnels du beau parler art contemporain…* Quand on entend des choses comme ça, aussi doctes et alambiqués, d’une telle prétention ou sophistication langagière (Extrait du dossier de presse , à lire à haute voix, la bouche en cul de poule et, si possible, avec l’accent polonais) : « Le Sixième Congrès du CIPAC est avant tout un espace de réflexion ,d’élaboration de projets et de recherche. Cette recherche profite par ailleurs de cet élargissement des profils et des réseaux, mettant en question les modes de légitimation des savoirs et de ses producteurs, travaillant en profondeur la forme-même de la pensée, et replaçant l’acte artistique au coté de la production intellectuelle et des évolutions sociétales où l’intelligence, la connaissance, prennent au niveau local et mondial une valeur prépondérante et stratégique. »…et concernant « l’acte artistique », tel que décrit plus haut, d’une telle vertigineuse indigence… je pense que le génie atteint alors, des sommets jamais atteints dans le ridicule tragi-comique. .. Tragique surtout, parce que la prolifération de cette volaille bureaucratique caquetante à tout va, asservie aux grands réseaux d’intérêts de pouvoir et d’argent , a complètement dévoyé ou détruit les bons mécanismes de reconnaissance et de légitimation qui ont fait notre patrimoine artistique .

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Elle a contribué surtout à ce que la transgression scandaleuse soit banalisée comme dogme « créatif », que l’inepte soit en constant dépassement de lui-même pour des raisons d’efficacité médiatique et /ou financière, etc. et que l’on arrive à un point où la capacité d’indignation s’épuise, à un point d’hébétude, de résignation, de fatalisme, d’analgésie, qui annihile toute émotion, toute capacité de révolte ou de refus… C’est scandaleux, c’est injuste, c’est stupide…mais c’est comme ça, on n’y peut rien, c’est de l’art contemporain… Et mon pote Harry Bellet de décrire l’ignominie du grand marché spéculatif de manière neutre et factuelle, sans émotion particulière : « c’est comme comme ça ! » et mieux vaut en rire. .. Mais ceux qui n’en rient plus de cet art contemporain, ce sont bien les licenciés de La redoute de notre grand collectionneur Pinault….car ce Pinault là vaut bien, dans le domaine de la finance, et en terme de malfaisance à l’économie réelle, ce qu’il vaut dans le domaine de l’art, en termes de ravages sur la création réelle… et que les deux sont liès.

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En fait, je pense que nous venons de basculer dans ce qui est manifestement de l’ordre du grand décervelage opéré en vue d’une meilleure acceptation des méfaits de cette conjugaison meurtière de la haute finance et l’art, aussi contemporain l’un que l’autre … Une fuite éperdue dans ce qui est de l’ordre de la maladie mentale, de la bouffée délirante, du collapsus neuronal, de l’autisme, de la décérébration ubuesque, du dysfonctionnement psycho-sociétal, etc , programmés, méthodiques, nationalisés, institutionnalisés, subventionnés et distribués par les sbires dument formatés et lobotomisés de ce CIPAC …Et je me dis que si, lors du premier congrès de cette organisation para-ministérielle, à la question anodine d’un artiste présent par inadvertance « pourquoi n’y a-t-il pas plus d’artistes dans votre congrès ? » , l’un des organisateurs avait répondu par cette formule devenue célèbre : « Est-ce qu’on invite des malades à un congrès de médecins ? » : oui, je me dis qu’aujourd’hui la formule adéquate serait plutôt le contraire : « Est-ce qu’à un congrès de malades, tordus , idiots, pervers et psychopathes fonctionnarisés , on invite des gens normaux, corrects, bien portants et sains d’esprit ? »… Et c’est sans doute pourquoi , dans ce 6e congrès, on ne voit pas de vrais artistes, mais seulement les plus beaux spécimens de « créateurs-créatures » maison, agréés, calibrés, officialisés, beaux parleurs, propres sur eux … tous multicasquettes, polyvalents, à la fois artistes , profs, curators,, critiques d’art, galeristes, performateurs, etc, comme les ci-devant Boussiron, Cliquet, Cuzin, Engramer, Firman, Geneix, le Gentil Garçon, Mole, Nédelec, Packer, Reynaud-Dewar, Rudider, etc., dont on lit les noms dans le dossier de presse…. Tous belles excrétions de l’appareil, tous produits incestueux d’une endogamie structurelle, d’un auto-référencement en abime, d’une sorte de consanguinité textuelle, d’un auto -engendrement processuel et discursif verrouillé sur lui-même et terriblement tératogène…

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Flatulence cérébrale

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Ainsi, comme on a pu assister à l’apparition du « crétin des Alpes » au siècle dernier comme phénomène d’endogamie résultant d’un isolement montagnard de certaines populations alpestres ( rien à voir avec le « Génie des Alpages » du bienheureux F’murr ), on a affaire aujourd’hui, avec cette population de professionnels du contemporainisme duchampien en art, à une nouvelle variété de crétin du genre « artocontemporanéus », résultant du même tragique enfermement communautaire. Le paradoxe inouï étant, que cette variété là de crétin est le résultat, non pas d’une carence en sel marin, non pas d’une hypothyroïdie d’altitude, mais tout bêtement d’une hypertrophie de l’intellect ; d’une sur-conceptualistion provoquant une flatulence cérébrale caractéristique, dont les signes les plus courants sont le grattage de l’occiput, le raclement de gorge, la démangeaison sub-linguale, la diarrhée verbale et l’émission de pets par les trous de nez… Qui n’a pas remarqué tout ça, chez tel éminent conférencier critique et historien de l’art, de type blisténien, membre de l’AICA, confédéré du CIPAC, chargé de nous parler des « travaux en cours » de Buren par exemple, ou bien de la « Boite en valise » renfermant le Saint Prépuce de Marcel ( circoncis accidentellement par sa roue de bicyclette), ou bien des nouvelles tendances de la performance postmoderne, telle que cet artiste enterré vivant pendant une semaine à Tours (voir ma précédente chronique) , telle que cette gigantesque statue du « coup de boule » de Zidane, ( voir image jointe) achetée des millions de dollars par les richissimes crétins esclavagistes, barbus, footballeux et enturbannés du Qatar (voir plus loin).

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Urgence du contemporain

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Comme moi, vous pourrez voir sur : http://www.cipac.net/congres-215/le-programme-des-tables-rondes/, que le thème annoncé de ce 6e congrès est « Nécessités de l’art »… sous entendu « de l’art contemporain », puisque, bien évidemment, il n’y a d’art, pour ces congressistes, que contemporain… puisqu’il savent si c’en est ou pas… Puisque pour eux l’ « autre » art d’aujourd’hui, l’art tout court, est parfaitement incontemporain, invisible, inconcevable, incompréhensible… et puisque que sans leur art contemporain à eux, il n’y a plus de prosélytes, plus de CIPAC, plus de congrès, plus d’argent, plus de subvention, plus de spéculation, plus de beaux discours, etc… d’où les « nécessités de l’art », en effet vitales pour cette population, qui n’est rien d’autre que fruit d’un épouvantable déraillement des dispositifs institutionnels.

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Un organe incontrôlable

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Le rassemblement annuel du CIPAC est donc, non pas le lieu d’un partage de nouveaux savoirs comme cela se fait dans tout congrès professionnel, mais un prétexte pour renforcer les réseaux d’intérêts et les liens intracommunautaires, adouber de nouveaux adeptes, raffermir les codes d’appartenance au « milieu » ou à la « famille », redistribuer les éléments de langage, et surtout – nécessité absolue – pour réclamer encore plus de soutien de l’Etat … car, nous dit le dossier de presse : « la même inquiétude qui avait entraîné la mobilisation de la profession lors des premiers Congrès de Tours en 1996 et 1998, est réapparue face à ce qui ressemblait, pour beaucoup d’observateurs, à un affaiblissement du ministère de la Culture (. ..) Avec ce Congrès, nous avons décidé de créer les conditions d’un échange avec les représentants de l’Etat et des collectivités territoriales, de plus en plus présents dans la conduite des projets institutionnels. Quoi de plus nécessaire dès lors qu’un congrès national ? »

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Ainsi doit –on considérer ce CIPAC comme une grosseur parasite extrêmement vorace en argent public ; comme une gourmande excroissance née d’une dérégulation mitogénétique ou endocrinienne de l’organisme géniteur… Ou plus exactement comme un nouvel organe qui aurait pris son autonomie par rapport à l’appareil d’Etat qui pourtant le nourrit… Une sorte d’Etat dans l’Etat, une armée de subalternes égarès parce que déhiérachisés, une méta-bureaucratie qui n’obéirait plus à son autorité de tutelle pourtant indispensable à sa survie, qui oublierait qu’elle est service de la collectivité et non d’elle-même, et qui exsuderait en permanence cet « art contemporain » comme un herbicide destiné à éradiquer toute floraison d’ art vraiment libre et vivante qui lui ferait concurrence…

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Un large spectre de non-questionnements

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Les tables rondes et de recherche sensées couvrir « un large spectre de questionnements », sont dés lors tout ce qu’il y a de plus évanescentes et indéterminées quant à leur objet, comme on le voit avec ces quelques intitulés aussi pompeux qu’inconsistants, tels que : « Recherche et production de savoir en art », « Manières de faire des mondes », « Conditions d’émergence de la création », ou , mieux encore : « Les œuvres d’art sont-elles des verres grossissants ? » … Pour grossir quoi ? Mon Dieu ! On se le demande… Grossir peut-être les non-sujets comme stratégie de diversion permettant éviter d’aborder les questions de fond concernant les vraies raisons d’être du CIPAC et l’ontologie de la chose. …  

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A fonds perdus

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Quant à la « table de recherche » intitulée « Valorisation et perspectives des collections publiques françaises », je conseillerais à ses débateurs de lire , avant toute acrobatie langagière tirebouchonnée, le rapport très édifiant de l’IFRAP intitulé « Art contemporain : des collections publiques à fonds perdus » dont voici le lien : http://www.ifrap.org/Art-contemporain-des-collections-publiques-a-fonds-perdus,13337.html

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On y voit, qu’au-dessous de toutes ces pédanteries « discursives », ces collections pléthoriques, faites au 4/5 èmes d’inepties inaliénables et inmontrables, sont le résultat du jeu inextricable des réseaux de pouvoirs administratifs, de conflits d’intérêts multiples, de copinages, de plans cul, de renvois d’ascenseurs, etc. , le tout dans la plus belle opacité qui soit pour le citoyen, puisque, il faut bien l’admettre, le « secret – culture » est aussi absolu que le « secret-défense »… Une opacité sur laquelle la CADA elle-même (commission d’accès aux documents administratifs) se casse régulièrement les dents.

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Enfin bref !

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J’arrête ici mes méchancetés, car ne voudrais pas trop meurtrir la volaille culturelle déjà bien déplumée dans ce poulailler d’Etat qu’est le CIPAC, d’autant que j’ai une taupe beaucoup plus discrète dans la place, qui m’a communiqué cette flamboyante « lettre à Madame la Ministre de la Culture », que je vous joins in extenso ( cela date d’un an, mais c’est toujours d’actualité):

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1- un aplomb et une autorité bien renforcés par le fait que l’exquise CM est la seule critique-historienne de l’art en France dont la photo des fesses ait été publiée par le journal Le Monde

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2– Une taupe à la verve étincelante écrit à la Ministre 

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Madame la Ministre de la Culture,

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L’ensemble des personnels sécuritaires de l’art contemporain français , réunis dans la CIPAC ( Confédération Interprofessionnelle des Polices Artistiques & Critiques ), dit aujourd’hui son inquiétude et son incompréhension, vu son budget-fric global qui reste bloqué chez vous.

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Cette décision de geler l’augmentation de notre fric public ne va bien sûr rien changer à la condition de l’écrasante majorité des artistes de ce pays — pour eux, depuis longtemps c’est déjà l’enfer, haha ! — mais elle va gravement amplifier notre petit malaise à nous, corporation tellement miteuse que depuis des années déjà, elle ne récoltait que le plus petit budget du Ministère de la Culture. Et notre syndicat vous le demande solennellement : pourquoi ça, hein, pourquoi ? Dites-le nous donc si vous êtes vraiment une Miiinistre ! Car tous les autres cultureux nous rigolent au nez quand on leur pose la question…

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A côté des grands institutions de l’art contemporain que nous abhorrons vu que nous serons à jamais infoutus de les diriger (et dont nous avons laissé entrevoir aux visiteurs étrangers consternés à la dernière Triennale de Paris, sous quels flots de néant nous serions capables de les noyer), à coté de ces grandes institutions, il y a NOUS.

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NOUS : les rois de la petite expo de proximité réunissant 25 personnes et autant de gobelets en plastique le soir du vernissage. Sans budget de production pour les artistes, mais avec une petite publication financée à 100 % sur fonds publics qui finira immanquablement soldée à un Euro cinquante chez Mona Lisait, vu que personne ne les achètera jamais, mais c’est pas grave, car la seule finalité de ces opuscules est de gonfler artificiellement l’épaisseur de nos propres CV en prévoyance des jours de chaises musicales où nous nous redistribuons les postes les uns aux autres.

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Nous, les princes de la résidence temporaire à mille Euros le mois pour jeunes artistes fauchés et dociles — futurs fossiles, aux tréfonds intribulés d’introuvables provinces de banlieues. Ça ne profite ni à l’art ni aux artistes, mais ça comble la supérette, le Bricomarché et l’élu local, justifiant ainsi le financement de nos petits emplois culturels tout le reste de la sainte année.

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Nous, les commissaires, qui, dans l’attente du jour sacré où s’achèvera notre quête du Graal curatorial — l’exposition sans œuvres !!— veillons à ne mouler aux quatre vents scolaires de nos moulins artothèquaires de deuxième génération, que des idées sans formes ou bien des formes sans idées, en récitant le mantra de nos titres d’expositions ineptes : « disjonctions », « dérives et des rêves », « objet-milieu », « transition », « futurs anté- rieurs » « même pas mort » « western moderne » « looping » « vous êtes ici » « sugar water » « résonance » « caractère » « texto » « leçon de choses » « ponctuation » « géométrie singulière » « évolution » « à contretemps » « présumés innocents » « top 50 » « au pied du mur » « irrévérences »…. oui, indéniablement: «une connerie terrible est née» (Biennale de Lyon 2009).

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Nous, les promoteurs des petites écoles d’art, locales et supérieures à la fois, d’où sortiront demain les futurs formateurs précaires des stagiaires free-lance en médiation culturelle intérimaires d’après-demain. Inexorablement OGMisés par des injections de pseudo- littérature rebaptisée pratiques d’écriture et de para philosophie rebaptisée recherche, au dépens des expérimentations plastiques, nous attendons le jour où — nos écoles étant rendues au comble du ratatinement – l’Université n’aura même plus à se baisser pour nous ramasser comme des figues trop mures éclatées sur le sol, avec une pince à déchets.

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Nous, les syndics de la petite commande publique discrètement invisible pour ronds-points, abribus, lignes de tramway et restos-U; garantie sans risque pour la vue, l’esprit, et intégralement accessible aux usagers à compréhension réduite. Artologues aphémiques reconvertis en forains culturels, nous redéployons aux beaux jours nos trampolines événementiels sur d’anciens cénotaphes dédicacés : « Au monument inconnu », comme des Antéchrists de Miséricorde pour les enfants battus des « Divorcés de la Tour Eiffel ».

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Nous, les indignés moins dignes que des ouvriers arbitrairement licenciés de Peugeot, Mittal ou Lejaby, qui crions à la menace contre l’art contemporain si l’un d’entre nous est juste non-reconduit en fin de mandat, en raison de sa trop flagrante incompétence et qui lançons des pétitions de soutien internationales qui feront immanquablement postillonner de rire le microcosme artistique de New-York à Berlin.

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Nous, stoïques politiquement ! Quand le FN montrait ses crocs dans nos Régions, mettant toute la Culture en ébullition, nous seuls, courageusement, nous nous terrions. Quand la droite attaquait l’art, la culture, l’intelligence, déclenchant des tornades d’indignation, nous seuls, persévérants, nous nous taisions. Mais quand la gauche fraîchement élue revient au pouvoir — et sur nos budgets, alors, nous les premiers, énergiquement, nous pleurnichons. Des larmes — comme nos langues — de bois.

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Schizophrènes des quatre fers, nous sommes de droite intrinsèquement quoique de gauche structurellement. Socio-cul pratiquement et libéraux substantiellement, nous nous sommes complaisamment offerts comme charognes en pâture à la pub, à la mode, au design et au fric, dans les ruines désertées de l’avant- garde.

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Nous, petits-enfants pénultérins issus des accouplements monstrueux de Michel Troche avec Claude Mollard, subissant depuis trente ans la violence incestitutionnelle de nos propres pères, forceurs de nos pensées, de nos gorges critiques, et même de nos entrecuisses parfois, avec leurs boursouflures statutaires turgescentes, leurs titres usurpuants, leurs salaires impudiques, leurs honoraires d’experts décalottés, leurs pratiques de frais de mission honteuses, et les giclées poisseuses de leur glamour bureaucratique compulsif étalées sans pudeur. Et voici qu’au moment où ces soixante-huitarés s’en iraient croupir leur néant théorique dans des retraites plus obscures qu’un tombeau de Max Ernst profané, vos restrictions budgétaires viendraient miner notre espoir de nous vautrer à notre tour dans la bauge de leur corruption.

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Madame la Ministre, sous notre ère, pratiquement aucun artiste d’envergure mondiale n’a émergé de ce pays. Et absolument aucun n’est parvenu à s’imposer. Pour une bonne part, vos subventions nous permettaient d’y veiller efficacement. Toutes les issues, sitôt qu’il s’en dessinait une, nous les avons bloquées successivement, et afin que même les plus grands parmi les plus prometteurs demeurassent obligés de s’en aller courbés, nous avions pris soin de faire renforcer et rabaisser le plafond de verre artistique français.

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Notre vieux pays fourbu n’en a que trop connu de ces monstres sacrés, les Courbet, Rodin, Duchamp, Léger, Picasso et autres César, ingérables de leur vivant, inassurables après leur mort, et nous avons juré: PLUS JAMAIS çA! La France n’a pas besoin d’artistes qui n’auraient pas besoin de Nous.

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Ainsi, grâce à notre vigilance, nul Cattelan, nulle Whiteread, nul Fischli & Weiss, nul M. Barney, nul Mc Queen, nul Kelley, nulle Sherman, nul Koons, nul Tur- rell, nul Ruff, nul Basquiat, nulle A-V. Jansens, nul Balkenhol, nul F. West, nulle Goldin, nul Delvoy, nul R. Prince, nul Barcelo, nul Kapoor, nulle Stockholder, nul Kippenberger, nulle Kusama, nul Gurski, nul Rondinone, nulle Holzer, nul Kieffer, nulle… Louise Bourgeois française n’ont surgi.

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Nul, nul, nul artiste français ! Mais attention ! On n’est pas restés totalement inactifs non plus. Du gibier de biennale, par exemple, on en a toujours fait, un peu. De la viande d’expo collective aussi — morte ou sur pied, ça finit toujours par s’écouler sur le marché domestique. Et même du jeune broutard d’école juste diplômé, exploitable de suite en salons « jeune découverte », qui rend pas trop mal en principe, du moins jusqu’à l’âge d’abattage, au bout de trente-six mois. 

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Sinon tenez. Le cas limite type pour nous, c’est les deux veaux d’or incontournables de l’officialité franco- française — Boltanski, Buren. Ils s’étaient déjà pas mal engraissés avant la création de nos exploitations, d’accord ! Il n’empêche. Grâce aux commandes et aux aides publiques de toutes sortes dont nous les avons littéralement gavés par la suite, ils n’ont jamais pu accéder à une stature indépendante et incontestable d’artistes d’influence mondiale, comme, au hasard, John Baldessari, Christo, ou William Klein…

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Aux dernières nouvelles, il paraîtrait que les Grandes Expositions, Monumenta et Versailles, vont s’arrêter !! Tout le monde dira évidemment que c’est de votre faute politique et budgétaire. C’est bien pratique. Mais c’est aussi un peu frustrant pour notre corporation dont le rôle, une fois de plus, n’est pas reconnu. Car en vérité, nous savons pertinemment, nous, que c’est précisément grâce à notre patiente œuvre d’éradication bureaucratique qu’il ne subsiste plus aujourd’hui aucun artiste français de taille à relever des défis artistiques d’un tel niveau.

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C’est à se demander si vous êtes bien maligne Madame la Ministre.

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Même si vous êtes trop jeune pour vous souvenir que le véritable geste fondateur de notre prise du pouvoir absolu sur l’art en France fut une ratonnade artistique en bonne et due forme, un beau jour de mai 1972… Et voyez plutôt comment, depuis, avec si peu de fric et de compétences réunis, nous avons cependant conservé le meilleur ratio de flicage social, esthétique et intellectuel de tout le secteur culturel français !

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Avec nous, pas de crise des intermittents, nulles manifs bruyantes sous vos fenêtres, aucune inauguration sous les lazzis, point d’occupations sauvages. Juste quelques lamentations autocomplaisantes et policées comme celle-ci, strictement institutionnelle notez bien ! — aucun artiste n’a cosigné notre glorieuse page de pub dans Libé (http://www.cipac.net/actualites/la-culture-une-priorite-pour-la-france-et-l-europe.html ).

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Vous n’êtes pas convaincue? Imaginez un peu une République censitaire des Lettres qui serait représentée seulement par les éditeurs, des agents littéraires et Amazon. Ou une industrie du cinéma feudataire qui ne s’exprimerait que par la voix des producteurs, des exploitants de salle et des patrons de festival. Oui, imaginez la belle paix des cimetières culturels qui prévaudrait.

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Avec nous, Madame la Ministre, le milieu de l’art français est devenu aussi calme et silencieux qu’un point de distribution des Restos du Cœur à la tombée du soir. Si parfois ça ronchonne bien un peu ici ou là, c’est toujours à voix basse, entre soi, par tout petits groupes dispersés, tandis que l’atmosphère exhale la peur diffuse et la résignation: les gueux, tête baissée autour de la marmite, ont eu vite fait d’apprendre à leurs dépens les règles qui conditionnent l’aumône artistique. Les rares qui ne voulaient pas comprendre, tous savent confusément comment nous les avons chassés, barrés, exclus, censurés, ridiculisés, insultés publiquement ou secrètement, diffamés, privés d’ateliers. Et même fait poursuivre en justice, voire menacer de mort. Et tranquilles avec ça. Car nous nous savons protégés par le vieux truc imparable des curés pédophiles : avec nos bonnes gueules culturelles et nos cartables fatigués, personne ne voudrait jamais croire que nous soyons capables d’aller aussi loin dans la saloperie: ce sont nos victimes qui risqueraient de passer pour folles!

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Oui, oui, Madame la Ministre, nous méritons bien le surnom d’enfoirés.  

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Madame la Ministre, le CIPAC, notre organe officieux affirme que vous n’aimez pas l’art contemporain. A charge de réciprocité, sachez que nous non plus nous ne vous aimons guère — mais la question n’est pas là. Car, comme diraient des banquiers véreux de Wall- Street sortant de la Maison-Blanche : « nous sommes dans le même bateau ». Craignez le jour où, nous étranglés, il n’y aurait plus, face à face, que des artistes, leurs œuvres, un public, et quelques intellectuels débattant passionnément. Comme quand la France était l’épicentre mondial des arts et des idées, en somme. En un temps, il est vrai, où il n’y avait pas de bureaucratie de l’art contemporain… et pas non plus de Ministère de la Culture.

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CIPAC , Confédération Interprofessionnelle des Polices Artistiques & Critiques.

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8 rue Yves Trouduc, Montpellier sur Seine : http://www.cipac.net/

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Transférez à Madame la Ministre !

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Vous pouvez transférer ce mail à Madame la Ministre, en le chapeautant de vos propres commentaires au mail aurelie.filippetti@culture.gouv.fr, ainsi qu’à sa directrice de cabinet laurence.angel@culture.gouv.fr, ainsi qu’à son attachée de presse Lydia.poitevin@culture.gouv.fr, …

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Cipac

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http://www.cipac.net/federation/cipac-federation/presentation-du-cipac.html

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3– Un ovni dans le ciel duchampien : 

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Le livre, « MARCEL DUCHAMP par lui-même (ou presque) » d’Alain Boton

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Vient de paraître ce pavé de 600 pages, pour le moins troublant, écrit par Alain Boton, ex-régisseur au Centre Pompidou pendant 20 ans et aujourd’hui peintre en bâtiment. L’auteur a passé une dizaine d’années à déchiffrer ce qu’il convient d’appeler le « rébus » Marcel Duchamp. Un patient travail de reconstruction et de replacement des œuvres de Duchamp comme autant de pièces d’un grand puzzle, à partir des écrits, notes éparses et déclarations diverses de l’artiste « le plus influent du 20 ème siècle »..

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La « prophétie » duchampienne, semble donc ainsi implacablement formulée et objectivement dévoilée, comme un pétard à retardement cent ans après la fameuse descente de son grand nu dans l’escalier.

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Beaucoup de questions demeurent cependant : le pétard est-il mouillé ou non ? la prophétie a-t-elle ou non un contenu ? Que vont faire de cette thèse les adeptes et exégètes de Duchamp ? Va-t-elle apporter un peu plus d’eau à leur moulin à paroles ou les noyer définitivement ? Les universitaires s’intéresseront-ils à ce travail irrecevable d’un non-universitaire ?, etc. Autant de questions générées par cet ouvrage et qui épaississent encore plus l’énigme duchampienne… Mon Dieu ! mon pauv’ monsieur, comme la vie est compliquée !

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Quoi qu’il en soit, si ce livre étrange excite votre curiosité, vous pouvez aller sur le site du MAUSS, Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales, pour en savoir plus : 

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http://www.journaldumauss.net/spip.php?article833

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Ou bien l’acheter : Editions Fages – ISBN : 978 2 84975 307 1 Broché – 20 x 25 cm – 264 pages- 28 €  

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4– Quand La Conciergerie est utilisée pour valoriser la collection Pinault

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Article paru sur Mediapart : François Pinault, épieu dans le flanc de la culture François Pinault bénéficie d’un espace gratuit dans la plus grande salle gothique d’Europe, la Conciergerie, à Paris, pour y faire grimper la cote de sa collection sous prétexte d’édifier le public : l’exposition « A triple tour » : un monument de cupidité travesti en mécénat... Et pendant ce temps –là, il brade sa Redoute après l’avoir ruinée…  

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5– Deux livres à lire absolument  

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1- « L’art caché » Les dissidents de l’art contemporain nouvelle édition augmentée

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par Aude de KERROS

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Un regard rétrospectif -critique et très documenté- sur le dernier demi-siècle de création artistique, en France.

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Ce que l’on désigne sous le terme d’ »art contemporain » ne recouvre pas la production artistique actuelle dans sa globalité, loin de là. L’appellation correspond plutôt à un label estampillant la fraction de cet ensemble représentée par l’art conceptuel, promu et financé par les institutions internationales et, en France, par l’État et ses « inspecteurs », prétendus experts (universitaires et chercheurs, fonctionnaires de l’administration culturelle).

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Apparu dans les années 60, l’art conceptuel s’est en effet imposé à partir des années 80 en tant que seule pratique légitime, avant de devenir, à partir des années 90, un « financial art » planétaire -quasi officiel- dans lequel les œuvres, résultats d’un même formatage, fonctionnent comme autant de produits dont les cotes parfois astronomiques, le plus souvent sans rapport avec la valeur intrinsèquement artistique, se trouvent fabriquées par les réseaux de collectionneurs.

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Son hyper-visibilité, résultat d’opérations marketing, occulte les nombreux autres visages d’un art d’aujourd’hui qui cependant foisonne, aussi divers que méconnu, l’ »art caché », « dissident ». Un livre qui marque probablement la fin du soviétisme artistique au service du libéralisme financier et que tous les artistes attendent et doivent lire.

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Editions Eyrolles -24 € / 300 pages  

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2- « Les années noires de la peinture »

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Une mise à mort bureaucratique ?

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A travers des centaines de citations d’acteurs institutionnels, Pierre- Marie Ziegler, Marie Sallantin et Aude de Kerros, prouvent et analysent rigoureusement le travail systématique de disqualification de la peinture mené en France pendant trente ans par les agents de l’art d’Etat.

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Ce qu’il y a d’implacable dans ce livre, c’est que les preuves matérielles et écrites sont immédiatement consultables par les liens internet qui y sont indiqués. Et avec ces accès directs aux preuves irréfutables, qui aurait été impossible il y a quelques années et que la technologie actuelle permet, le sceptique va de choc en choc

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Editions Pierre-Guillaume de Roux – Parution fin septembre 2013

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6– Art press s’est converti à l’art brut… ! 

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Après avoir depuis 40 ans conchié tout ce qui est de l’ordre de l’affectueux, du populaire, du sensible, du tripal, de l’expressionnisme, du spontané, de l’autodidacte et du « hors-normes », voilà donc qu’aujourd’hui, le magazine Artpress vient d’émettre un hors-série sur l’art brut…

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Certains voient là, comme un signe d’humanisation de la pensée artistique dominante, et s’en félicitent…Moi je vois plutôt là comme un reniement – récupération d’une vilénie record et d’un cynisme, d’une ignominie, et d’une impudence à vomir.

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Que l’art brut soit devenu aujourd’hui un produit de spéculation intellectuelle et de placement financier me semble particulièrement odieux…

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Odieuse également cette espèce de désinvolture qui fait que le nom de Michel Thévoz, ami proche de Dubuffet, auteur de livres sur l’art brut, fondateur et directeur de la collection de l’art brut à Lausanne pendant de nombreuses années, ne soit même pas cité dans ce hors-série.

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7– Le méta – atelier

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Qu’est-ce que le méta-atelier ?

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C’est nouveau, ça vient de sortir, et ça se passe à l’Ecole des Beaux-Arts d’Aix en Provence, où il existe déjà des méta-profs pour fabriquer des méta-artistes méta émergents… Et voilà ce qu’on peut lire sur le site de cette méta-école :

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« Si le méta-atelier fait passerelle avec les diverses disciplines proposées au sein de l’école supérieure d’art d’Aix en Provence – il n’en est pas moins spécifique dans son mode de fonctionnement : il est à la fois atelier et séminaire – laboratoire et plateforme de production où les objets sont à traiter sur le long terme ( deux ans minimum pour intégrer recherches, expérimentations, réalisations, manifestations).

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Spécifique aussi car il poursuit le questionnement dialogique entre statut de l’artiste, activité , mais aussi moyen de production et mode de diffusion… Et ceci à partir d’ expériences concrètes menées tant au sein de l’école que dans le milieu de l’art, que dans d’autres contextes, afin d’ aider les étudiants à comprendre que le champ de l’art et de la culture ne sont pas « ce que l’on croit » (une simple piété envers l’art) mais bien ce que l’on en fait ! Pour y agir, voire pour en modifier le jeu : il faut en connaître les règles ! Cela relève évidemment d’une éthique, d’un art de faire, d’un « art de vivre », d’une méta-politique et de leurs malentendus. »…Ben voyons !

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http://www.protocolesmeta.com/spip.php?article139  

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8– Le Qatar, le foot, l’art contemporain et l’esclavagisme

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Le Qatar vient d’acquérir cette colossale statue qui commémore le fameux « coup de boule » du gentil Zidane, au méchant joueur de foot italien qui avait dit du mal de sa maman. Cette œuvre d’une stupidité colossale a été réalisée par l’artiste Abdessemed, financial artist de l’écurie Pinault, qui avait déjà réalisé pour ce dernier, un Christ en fil de fer barbelé d’une colossale délicatesse. Le prix d’achat du « coup de boule », qui sera la figure de proue de ce colossal événement footbalistique, est colossal également comme le sont les tours – buildings que l’on aperçoit dans le fond.

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Colossal aussi est le travail fourni par les centaines de milliers d’ouvriers indiens ou mélanésien, tels que ceux que l’on aperçoit au pied de la statue, traités comme des esclaves, et dont plusieurs centaines meurent tous les mois d’épuisement au travail.

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Colossaux seront donc les ravages causés à l’humanité par cette conjugaison criminogène du football, de l’art contemporain, et de la finance internationale…  

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9 Le dessinateur KLUB, cible d’une fatwa

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Ce dessinateur est recherché par toutes les polices artistiques de la CIPAC et Kommandanturs culturelles de France, pour ses illustrations blasphématoires pour l’art contemporain et l’artocratie au pouvoir

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Cliquez ci-dessous et vous verrez qu’il le mérite bien : http://klub.over-blog.com/pages/art-contemporain-8583885.html 

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10Une chinoiserie à 23 millions de dollars

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Dans « The last supper », consternante tartouille de 7 mètres de long, ( image 03 jointe), peinture de Zeng Fanzhi, qui vient d’être vendue par Sotheby’s 17 millions d’euros, le peintre convoque le chef des apôtres et ses douze disciples masqués, foulard rouge au cou. Mais l’un deux, le Judas, « porte une cravate dorée, qui évoque le pouvoir de l’argent, le capitalisme », explique l’artiste… Comme quoi, et c’est ce que je ne cesse de répéter, la dénonciation du pouvoir de l’argent rapporte beaucoup d’argent, et que là est l’un des principes fondateurs de l’art contemporain.

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Un principe pourtant simple, mais que ne comprendra jamais , Philippe Dagen, notre plus notoire critique d’art national, qui, dans un texte d’une pleine page jouxtant l’image, nous explique que, en gros, c’est parce que les chinois dessinent toujours bien, par tradition et par héritage du réalisme socialisme, que leurs œuvres ont autant de valeur… « la revanche du figuratif » dit-il…Je vais envoyer une cravate dorée à Dagen… Qu’en penses-tu, Harry Bellet?
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Schtroumpf Emergent

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