Namio Harukawa – Garden of Domina / Musée de l’érotisme à Paris

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 ©Namio Harukawa
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Namio Harukawa

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Namio Harukawa. Garden of Domina. Jusqu’au mois doctobre 2013 au musée de l’érotisme à Paris.

 

Le Musée de l’Érotisme à Paris accueille en ce moment Namio Harukawa, un dessinateur japonais provocateur au thème unique et toujours méconnu en France : le facesitting. Depuis les années soixante, cet artiste né à Osaka dépeint avec talent et une technique indéniable, le fétichisme d’hommes masochistes se faisant écraser le visage par les opulentes fesses de leurs « maîtresses ». Les visiteurs parisiens ont jusqu’au mois d’octobre prochain pour découvrir l’exposition Garden of Domina d’Harukawa Namio, artiste iconoclaste, aussi doué qu’il est obnubilé par la domination féminine.

 

Depuis les années soixante, Harukawa Namio fait preuve d’une constance admirable dans la thématique qu’il aborde. Cela fait environ cinquante que le dessinateur japonais s’amuse à représenter un aspect particulier du fétichisme masochiste masculin, à savoir le facesitting. Il dessine sans relâche des hommes dans de multiples positions dont le visage est écrasé sous les imposantes fesses de femmes aussi belles qu’opulentes. L’exposition Garden of Domina, présente jusqu’au mois d’octobre au Musée de l’Érotisme à Paris dans le quartier de Pigalle, est la toute première exposition hors du Japon d’Harukawa Namio. L’artiste a confié au musée, dédié aux arts sensuels, plus de soixante-dix œuvres dont cinquante-neuf dessins issus de son dernier ouvrage, Le Jardin de Domina, ainsi que quatre groupes de trois images formant chacun une histoire. Une sorte de mini bande dessinée en somme, mais sans les bulles ! Car si les dessins d’Harukawa sont un prétexte pour reproduire de plantureuses femmes nues exerçant leur domination sur de petits hommes étouffés par le postérieur de leurs maîtresses, ils racontent bien une histoire. Celle d’Ôhara Kana, une ancienne joueuse de volley-ball devenue mannequin, qui s’est donnée pour mission d’éveiller les hommes « aux joies de la servitude. »

 

Qu’on ne s’y trompe pas, Namio Harukawa est avant tout un grand artiste au style précis et affirmé. Le dessinateur fétichiste, né à Osaka en 1947, commence à dessiner dès sa plus tendre enfance et voue très tôt une admiration pour des femmes dotées, pour le moins, d’un caractère bien trempé. Son nom de plume est un pseudonyme reprenant deux noms de femmes. Harukawa est le nom de famille d’une actrice japonaise, Masumi Harukawa, connue pour son rôle dans Désir Meurtrier d’Imamura Shôhei, sorti en 1964, qui retrace l’histoire d’une femme entièrement dévouée à son mari et qui change de vie après son viol. Namio étant l’anagramme de Naomi, l’héroïne du roman de Tanizaki Junichirô sorti en 1924, Un amour insensé, qui dépeint la vie d’un homme mûr entièrement dominé par une jeune adolescente. Le thème de la domination féminine est omniprésent dans l’œuvre de Namio Harukawa, ce thème le fascine depuis l’école primaire, période à laquelle il commence à griffonner. En véritable autodidacte, il parfait sa technique en reproduisant le style des magazines pulp japonais, des magazines peu onéreux destinés aux adolescents. Tout au long de sa carrière, il dessinera invariablement des arrière-trains triomphants pour en devenir la star. Après de nombreuses années à avoir œuvré dans la discrétion pour des revues SM sans apparaître en public, Harukawa a publié des dessins et exposé son travail dans de nombreux lieux au Japon. En véritable connaisseur de la France, il a choisi Paris pour sa première exposition à l’étranger.

 

L’exposition Garden of Domina, la première exposition hors du Japon du spécialiste mondial du facesitting, le dessinateur Namio Harukawa, est présente au musée de l’Érotisme jusqu’au 10 octobre prochain.

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Musée de l’érotisme à Paris
72 boulevard de Clichy 75018 PARIS
Métro : Blanche ou Pigalle
Téléphone : 01.42.58.28.73
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