Le MBAM présente « Chihuly » du 8 juin au 20 octobre 2013

 

Dale Chihuly, Mille Fiori (détail) Chihuly Garden and Glass, Seattle, Washington, 2012, 58 x 20 pi (17,6 x 6 m) Photo Terry Rishel  

 

 

 

 

En exclusivité au Canada, le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) présente du 8 juin au 20 octobre 2013 les œuvres de l’incomparable artiste américain Dale Chihuly. Sur l’invitation de Nathalie Bondil, directrice et conservatrice en chef du MBAM, l’artiste a réalisé une éblouissante exposition sur mesure, en symbiose avec l’architecture intérieure du Musée, composée de sculptures de verre dévoilant sa puissante vision créatrice. Né en 1941, Chihuly est aujourd’hui mondialement reconnu pour avoir révolutionné le mouvement Studio Glass. Grâce à lui, le verre est passé du monde artisanal à celui des beaux arts. L’artiste a en effet hissé l’art du verre soufflé au rang de la sculpture monumentale et établi ce matériau délicat comme mode d’expression pour l’art environnemental. Expérience visuelle immersive, surprenante et grandiose, l’exposition organisée par le MBAM en collaboration avec le Chihuly Studio ne manquera pas de capter l’oeil du public.  

 

« Après avoir organisé l’exposition Louis Comfort Tiffany : La couleur en fusion en 2009 et réinstallé en 2011 sa remarquable collection de design et de verrerie d’art en pleine expansion, le Musée des beaux-arts de Montréal expose aujourd’hui, et ce pour la première fois au Canada, les installations contemporaines spectaculaires, fascinantes et féériques de Dale Chihuly. Aucun artiste avant lui n’avait autant créé à partir du verre, son matériau de prédilection. Il faut le voir pour le croire », souligne Nathalie Bondil.  

 

Considéré comme le Tiffany de notre époque, Dale Chihuly explore depuis près de cinquante ans le potentiel plastique du verre soufflé. Ses saisissantes installations monumentales défient l’apparente fragilité du matériau pour nous transporter dans un monde magique. Exploitant le feu, la gravité, le souffle et la force centrifuge, ce maître accompli jongle avec les couleurs, les reflets et les formes organiques tout en imaginant des effets de répétition, d’accumulation, de superposition et l’agencement de divers éléments modulaires et singuliers pour créer un rythme et des effets visuels sans pareils. Cette exposition est une affirmation démontrant comment Chihuly innove, affranchit le verre de son association aux arts décoratifs et le métamorphose en véritable support d’une expression contemporaine.

 

« Je suis enthousiaste à l’idée d’exposer au Musée des beaux-arts de Montréal et ravi de présenter mon travail dans les galeries exceptionnelles du pavillon Michal et Renata Hornstein », indique Dale Chihuly.  

 

 

Une exposition sur mesure pour le Musée des beaux-arts de Montréal 

 

Maître d’oeuvre de ses installations in situ, Chihuly a arpenté les salles d’exposition du pavillon Michal et Renata Hornstein pour créer un parcours unique. Il nous propose huit environnements immersifs dont quatre installations conçues spécialement pour le Musée : une Colonnade persane et une installation de Mille Fiori. Tenant compte de l’architecture du pavillon, il disposera ses oeuvres tantôt individuellement, tantôt en groupes, au fil des salles.

 

« Figure de proue du Studio Glass, Chihuly transcende la matérialité de ce médium et révèle un imaginaire foisonnant au vocabulaire éclaté, librement emprunté aux formes naturelles. Chargées de merveilleux, ses oeuvres sont le fruit d’une exploration astucieuse de la couleur, de la forme, de la lumière et de l’espace », explique Diane Charbonneau, conservatrice des arts décoratifs et du design au MBAM.

 

 Voici donc quelques-unes des oeuvres qui fascineront à coup sûr le public.  

 

1. Soleil

 

Dans l’espace public de la métropole, rue Sherbrooke, Chihuly nous accueillera dès l’escalier extérieur du pavillon Michal et Renata Hornstein, construit en 1912 par les frères Maxwell. L’oeuvre monumentale Soleil forme une tour arrondie d’environ cinq mètres de diamètre émettant des rayons composés de vrilles de couleurs primaires – deux teintes de jaune –, avec plusieurs éléments bleus ou rouges.  

 

2. Roseaux turquoise 

 

Une fois à l’intérieur du pavillon Michal et Renata Hornstein, la visite immersive débutera avec une gigantesque forêt idyllique de Roseaux turquoise, constituée de plusieurs dizaines de formes lancéolées, fichées dans d’anciens troncs de thuyas géants. Spectaculaire, cette installation réunit des couleurs, des densités et des textures diamétralement opposées.  

 

3. Plafond persan

 

Le fameux Plafond persan de Chihuly est une des oeuvres les plus appréciées du public. Il comporte une multitude de rondels (éléments circulaires de vitrail, munis de leur propre armature métallique, au centre d’une verrière civile) aux formes variées et aux couleurs vives, disposés par accumulation sur des plaques de verre transparent. Subtilement éclairé, l’ensemble crée un effet kaléidoscopique de répétition et d’infini, qui rappelle l’espace magique du tapis persan. Attention ! Il faudra peut-être s’allonger au sol pour en apprécier toute la splendeur.  

 

4. Les « Lustres » et les « Tours » 

 

Suspendus ou dressés vers le ciel, les « Lustres » et les « Tours » aux contours hirsutes sont des exploits formels combinant le verre soufflé à des armatures d’acier de plusieurs centaines de kilos chacune. Cinq lustres et une tour seront déployés dans la même galerie. Leurs configurations complémentaires rappellent les stalagmites et les stalactites des cavernes. Créés pour la première fois en 1992, les « Lustres » font référence aux luminaires anciens, mais s’en dissocient par leur échelle et par leur absence de fonctionnalité : ils réfléchissent en effet la lumière au lieu de l’émettre, comme c’est le cas pour Ananas rouge, recréé tout spécialement pour le Musée. « L’idée de la tour, explique Chihuly à propos de ces sculptures posées au sol, m’est venue en regardant l’un de mes lustres et en l’imaginant en position inverse. »  

 

5. Les « Barques »

 

Les « Barques » ressemblent à des cornes d’abondance. Elles sont venues s’ajouter au répertoire de Chihuly en 1995, lorsque l’artiste et son équipe ont séjourné en Finlande pour la production des lustres de Chihuly Over Venice. D’un geste spontané, Chihuly a alors lancé à l’eau différents éléments de verre puis demandé à de jeunes garçons de les ramener à la rive en barque. Aujourd’hui, il présente régulièrement de vieilles barques sur les plans d’eau de certains jardins ou les intègre à ses environnements imaginés pour des musées, comme ici, où les embarcations de Fiori et de Flotteurs se côtoient sur la surface réfléchissante d’une plateforme. Dans ces petits bateaux s’entassent une multitude de tiges florales et de vignes de la série des « Fiori » ou encore des sphères aux taches colorées de la série des « Flotteurs ». Ces dernières ont pris forme à la suite d’une visite au Niijima Glass Art Center, sur l’île du même nom, au sud de Tokyo. Leur configuration fait allusion aux flotteurs des filets de pêche japonais et aussi à ceux que Chihuly enfant trouvait sur les plages du Puget Sound (État de Washington).  

 

6. Forêt de Macchia

 

La série des « Macchia » entreprise en 1981 a amené Chihuly à travailler avec les 300 teintes de verre coloré de la société allemande Kugler. Après maints essais, il a inventé des « toiles tridimensionnelles » et polychromes juxtaposant des taches de couleur habituellement jugées discordantes. Le titre évoque d’ailleurs les différentes teintes utilisées pour leur réalisation. Ces bols sculpturaux se caractérisent par des parois et des bords ondulés, obtenus par effet de gravité, et par leur grand format, qui atteint jusqu’à un mètre de hauteur et de largeur. D’abord conçues comme des pièces isolées, les « Macchia » sont ensuite devenues Forêt de Macchia : « Depuis toujours, je m’intéresse à l’espace avant tout, a commenté Chihuly. Même lorsque je faisais des pièces isolées, un Cylindre ou une Macchia, c’est l’espace qui m’intéressait. Je ne pensais pas à l’objet en lui-même, je me demandais à quoi il ressemblerait dans une pièce. » Regroupées sur de minces socles d’acier et éclairées par le haut, les « Macchia » aux couleurs éclatantes prennent toute leur vitalité grâce à la lumière qui les traverse et se reflète sur les murs environnants, un effet rappelant les « murs de lumière » des vitraux européens.  

 

Pour Montréal, Chihuly crée quatreinstallations

 

1. Une Colonnade persane composée spécialement pour l’architecture du Musée 

 

Sur l’invitation de Nathalie Bondil, Chihuly a eu l’idée d’habiller la colonnade du péristyle qui couronne le majestueux escalier du pavillon Hornstein. Véritable expérience immersive, cette Colonnade persane monumentale nous introduira dans l’univers floral et coloré de l’artiste. Elle juxtaposera différents rondels dans un dégradé de jaunes, d’orange, de bleus et de rouges, posés en équilibre et en rythme sur une armature de bois. 

 

Relevant d’une approche plus formelle, la série des Persians a débuté en 1986, en hommage à Venise et à ses influences orientales : « J’aimais le mot « Persian », raconte Chihuly. Pour moi, il évoquait à la fois le Proche-Orient, Byzance, l’Extrême-Orient, Venise, les échanges commerciaux, les senteurs, les parfums. Ce nom me paraissait exotique, c’est pourquoi j’ai simplement baptisé Persians les formes de cette série, d’inspiration orientalisante. Elles se distinguent par leur technique de fabrication – le verre est soufflé dans un moule strié – et par le travail des filets de verre, qui donne un décor à chevrons. Les premières pièces empruntaient leur forme organique aux séries des « Formes marines » et des « Paniers ». Dès le début des années 1990, Chihuly a intégré les « Persians » à ses installations. Les formes sont devenues rondels asymétriques, en relief et de formats variés, qu’il assemble depuis de façon plutôt complexe pour créer des installations sous forme de murs ou de plafonds.  

 

2. Ananas rouge, un lustre perdu, recréé pour le MBAM

 

En 1997, Dale Chihuly a été invité à travailler dans la commune de Vianne, en France, conjointement avec les souffleurs de verre de l’équipe française présente sur place. « Nous avons travaillé pendant presque dix jours et, vers la fin, nous avons réalisé l’un de mes lustres les plus remarquables. J’avais d’abord examiné tous les moules intéressants qu’utilisait l’atelier pour fabriquer des abat-jours. 

 

J’ai choisi un superbe moule en forme d’ananas, et j’ai décidé d’en faire quelque chose que je n’avais jamais essayé en trente-cinq ans de carrière. » Une fois l’oeuvre terminée, toutes les pièces de verre ont été emballées dans deux conteneurs de 12 mètres cubes pour être expédiées à Seattle par bateau. Malheureusement, le navire a subi une tempête au beau milieu de l’Atlantique et l’un des conteneurs a sombré, emportant l’Ananas avec lui. « Mon magnifique lustre a été perdu à jamais. Quinze ans plus tard, au moment où je préparais mon exposition au Musée des beaux-arts de Montréal, je me suis dit que c’était l’occasion idéale de recréer l’Ananas rouge », conclut Dale Chihuly.  

 

3. Mille Fiori, conçu spécialement pour le MBAM

 

Chihuly raffole des fleurs depuis sa tendre enfance, une attirance qu’il attribue à l’intérêt de sa mère pour l’horticulture et les jardins. À preuve, sa série de « Fiori », commencée en 2003, qui évolue selon les différentes interventions de l’artiste dans des serres de jardins botaniques. Les Fiori peuvent rassembler une multitude d’éléments extravagants, dans une composition dense et dynamique où se combinent diverses lignes de force, horizontales et verticales. Montée sur une imposante plateforme basse, l’installation Mille Fiori du Musée, d’une envergure de quelque 14 mètres, offrira aux visiteurs de nombreux points de vue. Elle rassemblera des pièces aux formes naturelles – roseaux, hérons – ainsi que des composantes issues de plusieurs séries – « Tours », « Flotteurs » et « Persians ». Agencement percutant de formes hétéroclites et de couleurs luxuriantes, cette installation aura toutes les apparences d’un jardin enchanté.  

 

4. Une nouvelle oeuvre : Glass Forest #6

 

Exécutée pour la première fois en 1971 avec James Carpenter, en verre blanc de teinte bleutée pour le Museum of Contemporary Crafts (maintenant le Museum of Arts and Design) de New York, cette oeuvre fascine l’artiste. Les sources lumineuses et le verre sont les éléments de base des oeuvres et des environnements que Chihuly élabore à partir de néons pour Glass Forest #6. Ces structures fluorescentes lui permettent d’explorer la couleur, l’échelle et la ligne dans l’espace. Ici, des dizaines de boules colorées affaissées s’étirent vers le haut comme des semences en pleine germination. Constituée de verre soufflé blanc rempli de gaz d’argon et de néon – d’où ses teintes rosées –, cette oeuvre s’impose avec ses silhouettes évanescentes surgissant dans l’obscurité, ce qui produit un effet spectral à couper le souffle.

 

 

 

 
 
 

Né à Tacoma en 1941, Chihuly étudie le design d’intérieur et l’architecture à l’université de Washington à Seattle. Il y développe un intérêt pour différents savoir-faire, dont la fonte et la fusion du verre. Diplômé en 1965, l’artiste continue d’expérimenter le verre dans son atelier situé au sous-sol de la maison parentale, où il fait fondre du vitrail et le souffle avec un tube en acier. L’année suivante, il s’inscrit à l’université du Wisconsin, à Madison, et parfait sa formation en verre soufflé auprès de Harvey Littleton. Après sa maîtrise en sculpture, il explore à la Rhode Island School of Design (RISD) de Providence le dialogue avec l’environnement, au moyen du néon, de l’argon et du verre soufflé. Fort de cette expérience et d’une seconde maîtrise, en céramique cette fois, il part pour l’Europe en 1968 grâce à la bourse Fulbright et devient le premier souffleur de verre américain à travailler à la fabrique Venini, sur l’île de Murano. Il s’initie alors au travail d’équipe, qu’il mettra ultérieurement au service de son ingéniosité et de ses ateliers. En 1971, il participe en outre à la fondation de la Pilchuck Glass School, à Stanwood (État de Washington).  

 

Depuis le milieu des années 1980, l’artiste est installé à Seattle où il a établi ses ateliers, Chihuly Studio et Chihuly Workshop. Ses pièces sont mises en œuvre de concert avec son équipe de collaborateurs, composée de premiers souffleurs, techniciens aux installations, ingénieurs, architectes, éclairagistes et coordonnateurs de projets. Cette méthode de travail assouvit son perpétuel besoin du risque et lui permet d’échapper aux conventions pour renouveler sans cesse « l’objet de verre ».

 

Chihuly est mondialement reconnu pour avoir révolutionné le mouvement Studio Glass. Grâce à lui, le verre est passé du monde artisanal à celui des beaux-arts. Chihuly se consacre à la création d’installations inédites dans de grands jardins publics et serres botaniques. Les oeuvres de Chihuly figurent dans les collections de plus de 200 musées répartis aux quatre coins de la planète, dont le Metropolitan Museum of Art, le Smithsonian American Art Museum et le Corning Museum of Glass. Plusieurs expositions majeures telles que Chihuly Over Venice (1995- 1996), Chihuly in the Light of Jerusalem (1999), Garden Cycle (2001-2012) ont rythmé le parcours de l’artiste, tout comme certains musées ces dernières années : de Young Museum à San Francisco (2008), le Museum of Fine Arts de Boston (2011) et le Virginia Museum of Fine Arts, Richmond (2012). Chihuly Garden and Glass a été inauguré à Seattle en 2012.  

 

La première monographie scientifique en français sur Chihuly 

 

À l’occasion de cette exposition, le Musée publiera la première monographie scientifique en français consacrée à Dale Chihuly. Superbement mise en pages par la réputée firme québécoise de design graphique Paprika, cette publication placée sous la direction de Diane Charbonneau est une réalisation des éditions scientifiques du MBAM. Ses deux versions, anglaise et française, seront coéditées à l’échelle internationale par Prestel/Del Monico Books, New York.

 

Le livre d’art de 224 pages présentera une synthèse de la carrière de l’artiste à travers quelque 200 illustrations montrant ses pièces en série ainsi que des installations monumentales conçues in situ pour des jardins et des musées, sans oublier des projets spéciaux comme ceux de Venise ou Jérusalem. Des textes d’experts, tels Timothy Anglin Burgard (Ednah Root Curator of American Art, Fine Arts Museums of San Francisco, de Young), Gerald W. R. Ward (Katharine Lane Weems Senior Curator of American—Decorative Arts and Sculpture, Museum of Fine Arts, Boston) et Davira S. Taragin (Consultative Curator of Decorative Arts at David Owsley—Museum of Art, Ball State University), mettront en lumière la créativité de l’artiste, son travail avec ses collaborateurs et sa personnalité unique, en le situant à l’avant-garde du mouvement Studio Glass. L’ouvrage comporte aussi une préface de Nathalie Bondil et un mot de Dale Chihuly. 

 

Un programme éducatif à la gloire de la forme et de la couleur Pour révéler le monde de Dale Chihuly aux plus jeunes, le MBAM proposera une série d’ateliers mettant la forme et la couleur en vedette. Ainsi, les jeunes seront invités à créer des jardins enchantés sous forme de collages colorés, fusionner formes et couleurs avec la peinture, confectionner un monde imaginaire en pâte à modeler, réaliser des sculptures ou encore participer à des visites clin d’oeil, spécialement conçues pour eux. 

 

Crédits et présentation de l’exposition Cette exposition est organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, sous la direction de Nathalie Bondil et de Diane Charbonneau, en collaboration avec le Chihuly Studio.

 

La SAQ et son programme de valorisation du verre est le présentateur de l’exposition à Montréal en collaboration avec l’Association des bénévoles du Musée.

 

 

 

 

 
 
Musée des beaux-arts de Montréal
Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, rue Sherbrooke O
Montréal, Qc
H3G 1J5
 
 
 
 
 
 
 

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