Nicolas Dufour Laperriere – Hochelagoshima mon amour / Cedez le passage

 
 
 
 
 
 
Nicolas Dufour Laperriere
 
 
 
Hochelagoshima mon amour
 
Jusqu’au 15 décembre 2012
 
 
 

Nous vivons au Québec dans une société où la guerre et sa violence, par l’intermédiaire de ses nombreuses représentations visuelles, se déploient comme une réalité à la fois lointaine, naturalisée et banalisée par le temps et l’usure. Ceci, dans une nation moderne ne l’ayant jamais vécu ni subie directement.

 

Un pays sans guerre ni conflit, où le pacifisme et l’humanisme d’une Révolution tranquille furent progressivement remplacés par une certaine incapacité à la révolte et une indifférence à celle des autres. Hochelagoshima mon amour se présente sous la forme d’une angoisse factice et mensongère. Celle d’un territoire occupé sous les armes et les bombes. Ce territoire c’est le mien, celui de mon enfance, de ma vie d’adulte, des lieux qui me sont chers et que je partage avec d’autres.

 

Ce faisant, sont introduits au passage ces souvenirs fantasmés ; divers éléments de mémoires volontairement dérobés, appartenant à d’autres, mais qui en même temps font partie d’un imaginaire collectif partagé. Fantasmagories d’un Québec sous l’occupation, le surréalisme et le ridicule de ces faux souvenirs se mélangent à la crainte d’une violence sourde et lointaine, mais qu’on ne peut plus réelle et à proximité de nous tous.

 

Aussi, la démarche entamée n’en est pas une de récupération ni d’esthétisation d’une violence vécue par autrui. Elle se veut au contraire une tentative de projection face aux sentiments de dépossession et de transgression vécus par d’autres. Ces derniers subissant, la plupart du temps, des choix économiques et idéologiques dont nous pourrions nous aussi un jour faire les frais.

 

 

 

 
 

Le photographe J’ai une fascination pour tout ce qui concerne l’imaginaire collectif et le territoire. Cette façon dont vous pouvez les explorer tous deux et en témoigner via leurs icônes architecturales et marqueurs géographiques, leurs paysages et les représentations visuelles qui en découlent et où la temporalité s’y inscrit de façon subjective et changeante.

 

Formé initialement en anthropologie et en urbanisme, mon utilisation de la photographie s’inscrit résolument dans une démarche documentaire. Documentaire, comme médium-support certes ; mais surtout comme mode de production d’artefacts et d’éléments de sens.

 

 

Visiter l’exposition
 
(ici)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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