L’exposition Règne Artificiel – Rosalie Dumont-Gagné / Espace Cercle Carré, nouveau lieu culturel

 
 
 
ESPACE CERCLE CARRÉ
présente son exposition inaugurale
 
 
 
Vernissage
jeudi
16.02.12
17 h
 
 
 
Espace Cercle Carré présente, du 16 février au 15 mars 2012, Règne Artificiel, exposition individuelle de Rosalie Dumont-Gagné, laquelle inaugure remarquablement ce tout nouveau lieu de création et de diffusion, situé dans le Vieux-Montréal, à proximité notamment de la Fonderie Darling et de DHC/ART.
 
 
Règne artificiel I et II s’inspirent librement de l’architecture dite « réactive », courant qui explore comment les systèmes naturels et artificiels interagissent. Art, technologie et design, tels qu’ils s’incarnent dans ce mouvement, cherchent à dépasser la dichotomie de nos schèmes habituels de pensée : les oppositions comme sujet/objet, forme/fonction, organique/inorganique, statique/dynamique. L’un des modèles pour la conception et la réalisation de tels environnements demeure le bio-mimétisme, c’est-à-dire la simulation numérique de fonctions, de comportements et de l’agir des vivants.
 
 
Les deux oeuvres se composent d’une multitude de cellules gonflables qui se déploient dans l’espace, manière d’ajout à la structure architecturale préexistante. Suspendues au plafond, les différentes « cellules » de Règne artificiel forment une sorte de canopée se déployant dans la moitié supérieure d’un espace blanc immaculé baigné d’une lumière légèrement bleutée. Lorsque des visiteurs pénètrent « leur espace », les cellules réagissent en s’animant d’un lent mouvement d’expansion contraction évoquant celui de la respiration. Règne artificiel II quant à elle se déploie dans un espace obscur et prend la forme d’une installation immersive composée d’un réseau d’objets lumineux également animés d’un lent mouvement d’expansion contraction. Lorsqu’un visiteur s’y s’engage, les cellules de l’installation réagissent par des changements de rythme respiratoire et des fluctuations d’intensité lumineuse.
 
 
Ainsi dotées du potentiel de « ressentir » la présence des êtres vivants et « d’y réagir », les deux installations tendent à provoquer une réponse affective intense chez le visiteur, qui s’engage alors dans une relation bilatérale avec ces dernières. Formellement inspirés de l’imagerie cellulaire, les différents modules affichent un caractère résolument organique, mais sont paradoxalement fabriqués en plastique, puis animés par le biais de dispositifs électroniques et mécaniques. Ces contradictions matérielles créent une atmosphère d’inquiétante étrangeté. L’inquiétante étrangeté (the uncanny) est un concept freudien faisant référence au « doute suscité soit par un objet apparemment animé dont on se demande s’il s’agit réellement d’un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s’il ne pourrait pas s’animer ».
 
 
Évoquant l’univers de la science-fiction, le déploiement de Règne artificiel I et II dans deux espaces adjacents forme un trajet, qui de par sa nature ambiguë, crée une singulière impression d’émerveillement ou d’anxiété. L’expérience proposée amène ainsi le public à s’interroger sur les frontières entre nature et artifice, et à examiner sa propre condition organique en regard de sa participation à un contexte technologique.
 
 
 

 

 

ESPACE CERCLE CARRÉ, nouveau lieu de création et de diffusion, se trouve au rez-de-chaussée de la coopérative d’habitation CERCLE CARRÉ, abritant 65 artistes et travailleurs culturels. Cet espace pluridisciplinaire désire contribuer à l’éclosion artistique de la relève et participer à l’élan de réhabilitation de l’espace urbain et de revitalisation culturelle du Vieux-Montréal et de Griffintown.

 

 

ESPACE CERCLE CARRÉ
36, rue Queen, boîte 002
Montréal, QC
H3C 2N5
T 514 419 0588
 
Métro Square-Victoria Bus 61 et 715
 
Stationnement payant
sur la rue Queen
 
 
 
 
 
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