Entrevue vidéo avec l’artiste José Luis Torres

11e Symposium international
d’art in situ 2011
 
Les Jardins du précambrien
Fondation Derouin
 
 
 

RÉNOVATIONS. José Luis Torres a pris position sur plusieurs points précis de l’espace qu’on lui a alloué. Après avoir inspecté les lieux (qualités de sol et d’ensoleillement) tel un géomètre-topographe, il a identifié quatre lieux distincts : un arbre à la croisée des chemins et en montant un espace ouvert, une pile de bûches et enfin une roche précambrienne. Ses constructions mi architecturales mi sculpturales semblent mimer les pièces d’une maison. La transparence est privilégiée : des fenêtres forment les parois de chacune de ses folies à la manière d’un Mies van der Rohe devenu adepte du recyclage. Comme si l’on entrait sur un plateau de cinéma, la feinte du 7e art dévoilée : les pièces du puzzle nous apparaissent inachevées. L’artiste récupère ses matériaux sur des chantiers de construction / démolition, son atelier en déborde : il est impraticable. C’est sur le domaine public, dans la galerie d’art ou le musée que Torres façonne directement ses élucubrations passagères tels des kits prêt-à-monter. Mobilité, instabilité, déplacement, passage sont ses mots-guides. Cachettes-cabines-cabanes pour réfugiés, itinérants ou pour les animaux de la forêt laurentienne ? Les archi-sculptures de l’artiste sont ouvertes aux quatre vents et aucun avertissement « Ne pas toucher » ne figure aux alentours. Au contraire, le public est invité à se les approprier comme sites de repos, de méditation. Avec ses autels vernaculaires à base de bois recyclé, l’artiste invite ici les visiteurs des Jardins du précambrien à déposer une offrande.

 

En 2011, José Luis Torres poursuit le cycle de ses habitats ouverts dans des expositions à la W.K.P. Kennedy Gallery (North Bay, ON), durant l’événement Art Ex (Grand Falls – Windsor, NL), à la Eastern Edge Gallery (St. John’s, NL), à DARE DARE (Montréal), à Artcite (Windsor, ON), au festival ARTCITY (Calgary, AB) et à la Ledge Gallery (Calgary, AB).

 

Texte : Emmanuel Galland, commissaire

 

 

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11e Symposium international
d’art in situ
 
 
jusqu’au
10 octobre 2011
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