Appel de textes pour les prochains numéros revue INTER, ART ACTUEL / ANIMALITÉ

 
 
 
 
 
 
 
APPEL DE PROPOSITION
 
 

ANIMALITÉ

 
Inter, art actuel – numéro 113/ issue 113
Date de tombée > 1er octobre 2012
 

 
 
 

 

 
Les devenirs-animaux ne sont pas des rêves ni des phantasmes. Ils sont parfaitement réels. Mais de quelle réalité s’agit-il ? G. Deleuze et F. Guattari, Mille plateaux

 

 

Les règles du comportement humaniste rappellent – avec une fausse innocence – que la bataille pour l’homme est permanente, et qu’elle se déroule comme une lutte entre la bestialisation et la domestication. Peter Sloterdijk, Rules for the Human Park

 

 

Il y a un excès d’humains. Cette phrase est en soi très controversée puisque c’est précisément le manque d’humanité qui semble dominer le monde actuel. Immergés au sein d’une véritable crise de l’humanisme, nous désirons ouvrir la réflexion pour resituer cet humanisme au coeur du débat dans ce numéro spécial de la revue Inter, art actuel consacré à l’animalité.

 

 

Dans un premier temps, un véritable combat entre l’humain et l’animal produit non pas une alliance, mais davantage un conflit et une métamorphose où l’un domine l’autre : il n’y a donc pas d’équilibre. Dans un second temps, les humains deviennent des animaux s’humanisant tout en créant une « alliance », une « symbiose » parfaite, selon les termes de Deleuze et Guattari (Mille plateaux, 1980). L’imaginaire collectif dans le cinéma, la littérature et l’art en général nous en a donné de nombreux exemples, en remplissant notre monde onirique et réel de centaures, de minotaures, de sirènes, de sphinx, d’hommes-jaguars, d’hommes-loups, d’hommes-chauves-souris, d’hommes-singes… Pourtant, nous continuons à craindre l’animal et à lui fait subir la pire des injustices en projetant sur lui tout le négatif de l’être humain irrationnel et impulsif.

 

 Nietzsche a jadis annoncé notre excès d’humanité avec sa fameuse sentence humain trop humain. Dès lors, l’animalité semble récupérer la place qu’elle a perdue face à l’histoire, elle redevient une option parmi d’autres. Le « devenir-animal » serait alors une stratégie de survie dans nos sociétés capitalistes.

 

 

En s’inspirant des travaux de Matthew Barney et de Renata Schussheim, mais aussi en puisant des concepts chez Joseph Beuys et Oleg Kulik, qui devient un animal dans sa performance Reservoir Dog (1995), et en réaffirmant l’idée que « the animal thinks, therefore it exists », ce numéro de la revue Inter, art actuel fera un constat de l’animalité et tentera de maintenir une réflexion élargie, à l’ère du posthumanisme, car c’est seulement ainsi que nous pourrons préserver ce qui est véritablement humain. (Ricardo Arcos-Palma)

 

 

Les propositions doivent être acheminées à la revue par courriel (redaction@inter-lelieu.org). N’hésitez pas à communiquer avec la rédaction pour plus d’information. Aussi, afin de s’assurer de bien orienter les propositions, veuillez consulter l’hyperlien suivant à propos de notre protocole de rédaction : (ici)

 

 

 

 

 
 
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