Galerie de l’UQAM : programmation de l’automne 2012

 
 
 
© Stéphane Gilot, MULTIVERSITÉ, aquarelle et crayon sur papier, 2012
 
 
 
 
 

La rentrée culturelle 2012 s’annonce bien remplie à la Galerie de l’UQAM. Au menu : réflexion sur l’idée même de l’Université, remise en question de notre vision du temps et de notre conception du monde et jumelage inédit entre Montréal et Brooklyn.

 

 

Stéphane Gilot. MULTIVERSITÉ/Métacampus Dans le cadre du programme de résidence de la Galerie 28 août au 6 octobre 2012 / Vernissage : le jeudi 6 septembre, à 17 h 30

 

 

Stéphane Gilot s’intéresse aux diverses formes d’utopie et de dystopie, à l’architecture, aux structures sociales, à la cosmologie et à l’épistémologie. Ses œuvres sont souvent conçues en fonction du contexte de présentation et transforment l’espace en tenant compte de son aspect architectural et idéologique, tout en interrogeant le terrain métaphorique de l’art et de ses publics. Le projet présenté à la Galerie de l’UQAM comporte des installations, des maquettes, des dessins et des entrevues filmées avec différents intellectuels ouvrant une réflexion interdisciplinaire pour penser cette forme utopique exemplaire qu’est l’Université et pour imaginer ses potentialités comme lieu d’émergence, de constitution et de diffusion de la pensée et des savoirs. Une publication dédiée aux projets MULTIVERSITÉ/Métacampus et Cité performative sera lancée à la fin de l’exposition, réalisée en collaboration avec le Musée national des beaux-arts du Québec.

 

 

 

 

 

 

© Tania Ruiz Gutiérrez, La rue du marché (Market Road), extrait de la vidéo, durée et dimensions indéterminées, 1998-2000

 

 

Tania Ruiz Gutiérrez. Les figures du temps et de l’espace Commissaire : Anne-Marie St-Jean Aubre 28 août au 6 octobre 2012 / Vernissage : le jeudi 6 septembre, à 17 h 30 Exposition en deux volets produite par DAGAFO et présentée en collaboration avec la Galerie de l’UQAM et la Cinémathèque québécoise

 

 

À travers ses œuvres vidéo, l’artiste franco-colombienne Tania Ruiz Gutiérrez s’interroge sur les modes de représentation du temps et de l’espace tout en proposant une réflexion sur le devenir de la ville. Mêlant traditions populaires et grand art, elle nous montre que les systèmes de représentation tels que la perspective et la succession linéaire du temps, laquelle situe le passé derrière le présent qui se poursuit vers le futur, ne sont pas donnés, mais véhiculent des conceptions du monde particulières. Gutiérrez s’attarde également aux comportements adoptés dans l’espace public. Elle présente la ville comme une scène, un environnement circonscrit où, bien que tout soit possible en théorie, des forces qui dépassent l’individu agissent sur son comportement et remettent en question sa marge de liberté. Un deuxième volet de l’exposition est présenté à la Cinémathèque québécoise au même moment.

 

 

 

 

 
 
Aude Moreau, SORTIR, extrait vidéo, 2010
 
 

Montréal/Brooklyn. Vidéozones Sophie Bélair-Clément, Olivia Boudreau, Robert Boyd, Jacynthe Carrier, Michel de Broin, Pascal Grandmaison, Tatiana Istomina, Elisa Kreisinger, Frédéric Lavoie, Marko Markovic, Aude Moreau, Rosemarie Padovano, Celia Rowlson-Hall Commissaires : La Fabrique d’expositions et Boshko Boskovic

 

 

Du 19 octobre au 8 décembre 2012 / Vernissage : le samedi 20 octobre, à 15 h En collaboration avec l’Agence Clark

 

 

Cette exposition s’inscrit dans le cadre du projet Montréal/Brooklyn, une initiative de l’Agence Clark qui réunit 16 institutions et 40 artistes. Il s’agit d’un rendez-vous entre deux villes phares de l’art contemporain en Amérique du Nord qui, par le biais d’une série d’expositions croisées, mettent en lumière leurs différences et similitudes culturelles. Pour la présentation à la Galerie de l’UQAM et à Interstate Projects (Brooklyn, janvier 2013), la Fabrique d’expositions et Boshko Boskovic ont sélectionné dans leur ville respective le travail d’artistes bien ancrés dans leur milieu. Vidéozones est une compilation vidéographique d’œuvres de sept artistes du Québec et de six artistes de Brooklyn qui explorent de manière singulière les dimensions formelles et narratives de l’image en mouvement, où le son, le temps, l’archive et la performance constituent des référents cinématographiques entre lesquels ce qui nous est donné à voir se construit.

 

 

 

 

 
 
© Sébastien Cliche, La doublure (esquisse), photographie numérique, 2011
 
 

Sébastien Cliche.  La doublure Finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques 19 octobre au 8 décembre 2012 / Vernissage : le samedi 20 octobre, à 15 h

 

 

L’installation La doublure de Sébastien Cliche s’apparente à un laboratoire de psychologie où l’on observe un sujet à travers une paroi vitrée, sauf qu’ici, la hiérarchie observateur/observé n’est pas établie. Qui observe qui? Quel est le rôle du spectateur si ce n’est de s’assoir et d’assister au spectacle? Dans la vie courante, la rencontre de deux étrangers provoque un malaise qui peut être partiellement résolu par des échanges. Habituellement, cela se fait par un regard croisé et un sourire poli où chacun peut reconnaitre en l’autre le caractère inoffensif et bienveillant. L’installation La doublure propose une rencontre où ce protocole de base n’est pas respecté.

 

 

 

 

 
 
Galerie de l’UQAM, Pavillon Judith-Jasmin, salle J-R120
1400, rue Berri, angle Sainte-Catherine Est
Montréal ,QC
Métro Berri-UQAM
 
 
Du mardi au samedi, de midi à 18 h,
entrée libre
Tél. : 514 987-8421
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