Quebecor présente Portapak, œuvre de l’artiste Alexandre Castonguay

 

 

 
 
 
Quebecor est heureuse de présenter Portapak, l’œuvre interactive de l’artiste de renom Alexandre Castonguay, dans l’espace musée de son siège social.
 
 
« Nous sommes fiers d’offrir une vitrine à l’art contemporain québécois interactif. C’est pour nous une façon de plus de bâtir des ponts entre la relève créatrice et le public », a déclaré Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor.
 
 
 
L’univers de Portapak
 
Portapak consiste en un long panorama vidéo réalisé depuis un train en partance d’Ottawa qui entre en gare au cœur de Montréal. Par l’entremise d’un écran tactile, le regardeur détermine la vitesse et la direction du train. La particularité de l’œuvre réside néanmoins dans la linéarité du paysage, qui crée un palindrome, c’est-à-dire que l’information est la même, qu’on la lise à l’endroit ou à l’envers.
 
 
L’image diffusée vise ainsi à offrir une expérience approfondie de l’être en relation avec son environnement, sans égard à son intervention. Cette démystification relève de la prise de conscience de l’artiste en même temps que de sa responsabilité en tant que créateur d’environnements qui proposent au spectateur une expérience de fragmentation, de déplacement et de transposition de leur représentation.
 
 
On compte de nombreuses références croisées à la technologie et à l’histoire de l’art dans le travail de l’artiste. Le titre de l’œuvre ainsi que le support de l’écran tactile, le boîtier d’une portapak, font directement référence aux premières caméras vidéo portables, commercialisées vers la fin des années 1960, qui ont démocratisé l’accès à cette nouvelle technologie. Le long plan séquence du paysage correspond à la structure linéaire de la bande magnétique tandis que la boucle et le palindrome appartiennent au numérique.
 
 
 

 
À propos
d’Alexandre Castonguay
 
 
Professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Alexandre Castonguay produit un art multidisciplinaire alliant installation, informatique et photographie. Cette démarche s’assortit d’une réflexion sur le rapport aux moyens de production, de questions de liberté créative face aux nouveaux outils, d’où l’exploitation de technologies désuètes et de logiciels libres ainsi que l’utilisation du discours qui les accompagne.

 

Ses installations interactives et ses photographies ont par ailleurs fait l’objet de plusieurs expositions au Canada et à l’étranger, notamment à New York, Beijing, Madrid, Berlin et Graz. En 2004, il a également remporté le prix Graff institué à la mémoire du réputé artiste Pierre Ayot. Il est également membre fondateur du laboratoire médiatique Artengine, qui s’est donné pour mission d’étudier le potentiel artistique des nouvelles technologies tout en se préoccupant des inégalités d’accès aux outils médiatiques. Ses travaux récents proposent de situer l’expérience du spectateur plus au centre du processus créatif lui-même en permettant la modification en profondeur de l’œuvre. Les opérations intimes de programmatique, comme les boucles, les palindromes ou le transcodage, alimentent une réflexion sur les modes de significations personnelles et consensuelles, doublée d’un intérêt pour les diagrammes qui donnent une forme visuelle au flux de l’information et tentent de mettre en rapport la complexité des relations dynamiques d’échange. L’artiste est représenté par la Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

 

 

Pierre-François Ouellette art contemporain
372, Ste-Catherine Ouest #216
Montréal, Québec,
H3B 1A2
Tél: (514) 395 – 6032
 
 
 
 

Photo: Genérique, 2001, ordinateurs, logiciel conçu par l’artiste,
projecteur vidéo, amplificateur, haut-parleurs, caméra vidéo, (avec la collaboration with Mathieu Bouchard).

Collection du
Musée d’art contemporain de Montréal

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