Art(s) souterrain(s) en vidéo et critique de Damien Fière

 
 Photos : Mlle Lou-Andréa
 
 
 
Art(s)souterrain(s)en vidéo
 
Art souterrain à Montréal, c’est une aventure et un concept inédits. Qui comportent tellement d’art(s) et tellement de souterrain(s) qu’il y a de l’excellent, et du moins bon. Comme nous sommes d’humeur optimiste, voici d’abord, en vidéo, nos meilleures impressions et notre best of de cette 4e édition :
 
 
 
 
Vidéo
images signées Lou-Andréa
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Réalisation de Lou-Andréa, avec Sylvain Boucher (Le Vadrouilleur urbain), Damien Fière (regardemontreal), Philippe Lecland et Laurent Salez (coordination artistique et technique).

 

Pour le reste, nos réserves critiques, sans tourner autour autour du pot, les voici : 1/ L’étendue des souterrains. Vouloir occuper toute la ville souterraine ça peut sembler bien sur le papier, bon pour telle ou telle raison de haute politique ou d’amour-propre. Mais voilà, le centre-ville de Montréal, c’est quand même grand, surtout l’hiver. Et cet étalement considérable conduit à une indéniable dispersion d’énergie (celle des artistes comme celle des participants). “Clairsemer”, c’est semer à tout vent. Dommage.

 

 

 

 

2/ Le choix des emplacements. Si certains “souterrains” offrent un bon cadre d’installation, d’autres sont une véritable gageure. Des exemples? François Quevillon perdu au milieu de l’immense gare centrale; l’oeuvre Pierre Blache rangée dans un passage derrière une porte du métro – au lieu d’être suspendue au-dessus de l’escalator en descente, comme prévu initialement; la merveilleuse installation “Lazy Boy” de Pierre et Marie, reléguée dans un coin du complexe Desjardins. La liste est trop longue.

 

 

 

 

3/ Au-delà de 1/ et 2/, une certaine impression d’improvisation et de précipitation, tant dans le bouclage de la programmation avec Calgary et Paris, que dans la mise en oeuvre du tout, malgré l’immense passion déployée par une armée, quasi mexicaine, de bénévoles et médiateur(trice)s à qui il faut rendre hommage. Et malgré une application de podcast, alias ballado-diffusion, réussie dans l’ensemble. Ces approximations sont bien compréhensibles pour la première édition d’un évènement, voir pour la deuxième. À la quatrième, on devient perplexe. Joyeux, toujours (vive l’art et sa diffusion au plus grand nombre) mais perplexe. Comme disent les adeptes SM : qui aime bien châtie bien!

 
 
 
Fier partenaire Du Vadrouilleur urbain
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