L’homoquébécus envieux ?
Illustration
Pierre Bouchard
Selon les premières analyses du psychanalyste Clotaire Rapaille sur la ville de québec, ce dernier déclare : « Vous avez le côté émotionnel très fort, mais aussi le côté critique. Les [radios] poubelles, la répression, le ‘faut pas réussir’, qui est aussi très fort ». Dans sa deuxième réflexion, il mentionne : « Ce n’est pas uniquement à Québec, mais on ne m’en avait jamais parlé dans mes autres groupes [de discussion]. Il y a un plaisir dans le masochisme, sinon pourquoi ça marcherait ? Il y a un plaisir à entendre : « regardez, on est petits, on n’arrive pas vraiment, on est contre l’argent, on est contre la réussite, on est des porteurs d’eau ».
À mon avis toute cette étude est inutile puisque cette analyse avait été faite lors de la diffusion sur Historia « Les Sept Pêchés Capitaux » (volet sur l’envie) en 2008. À la différence de M Rapaille, l’analyse des anthropologues et sociologues est abordée comme un tempérament national ne se limitant pas à la ville de québec.
Quelle fut ma surprise lors de la diffusion (ironiquement) d’apprendre que l’homoquébécus agit de façon colonisé et a beaucoup de difficulté avec le succès des autres. Son comportement l’empêche d’être solidaire, collectif et communautaire car plus préoccupé à vouloir dépasser les autres, non pas par défi mais par envie. L’homoquébécus est un être individualiste, petit et mesquin, il nivèle, dénonce, détruit et critique tous ceux qui rayonnent et qui ont du charisme. Être né pour un petit pain prend tout son sens dans la description ci-dessus mentionnée.
Pendant la diffusion, plusieurs exemples de nivellement ont été cités et corroborés par des historiens et théologiens. Une émission bien documentée, un sujet délicat abordé de façon scientifique. La journaliste Mme Bombardier avait réalisé un papier sur le sujet en Novembre 2007, elle mentionnait que le talent était mal perçu dans notre société niveleuse.
Lorsque que l’homoquébécus vous parlera d’humilité, sachez qu’il vous nivèle et se sent fort probablement menacé. Il y a là un premier indice de sa nature profonde. Ce documentaire est le pouls d’un tempérament national qui ne se limite pas à la ville de québec, je crois qu’il y a toujours quelques figures d’exception. Un jour, lorsque l’homoquébécus aura fait la distinction entre prendre conscience de sa valeur (confiance) et le manque d’humilité, il y aura un grand pas de fait.
Ping : le bâillon pamphlétaire » Ah tien je pensais que Rapaille parlait de notre région !
Julie Tremblay :
Par contre l’homoquébecus est extrêmement protecteur de ses chouchous, au point où ces chouchous en question sont au-delà de la critique, où on n’a même pas le droit de les critiquer! J’appelerai ça le syndrôme de la p’tite fille de chez nous (ou du p’tit gars). Veuillez noter toutefois que ce syndrome ne s’applique qu’aux figures de la culture populaire et ne s’appliquera jamais à un véritable génie comme Robert Lepage, par exemple.
Julie Tremblay:
Que de vérité! Et quand on a l’occasion de regarder tout ça avec le recul procuré par 15 ans à l’étranger, ces caractéristiques de l’homoquébecus deviennent d’autant plus évidentes!
Martin Hamel 18:28 :
C’est exact un résumé qui traduit avec un point de vue scientifique la justesse de notre tempérament national. J’ai vu l’émission en 2008…
Stéphanie Arold 18: 32
Enfin un blogzine qui prend le risque d’amener une réflexion sur notre société.
Bravo !
Johanne Lalonde 19: 11
Je hurle !!!! Le portrait est si exact. Ça fait peur !
Rocket 12 19 :58 :
Bonjour Philippe, je sais que tu es modérateur pour le Vadrouilleur.
Il y a une dénommée Marie Sylvestre qui a publié sur facebook: « Ça fait toujours du bien de lire ceci » à propos de l’article sur l’homoquébécus qu’elle a mis en lien avec son propos sous-vide. Son petit jeu mesquin tente maladroitement de feindre son coup de gueule. Avec son petit stratège mielleux, elle confirme tout le contenu du billet sur la petitesse.